Le top 5 des dessins animés Disney selon la rédaction

Alors que Vaiana, la légende du bout du monde arrive dans nos salles obscures en cette fin d’année, c’est une longue tradition qui se poursuit, celui des films d’animation produits à rythme annuel par les studios Disney.

Depuis la sortie de Blanche-Neige et les sept nains en 1937, qui révolutionna l’industrie de l’animation avec l’utilisation de la technique de la rotoscopie, les studios de Walt Disney ont imposé leur monopole sur le marché mondial. Il aura fallu attendre l’explosion de l’animation numérique pour que ce piédestal soit ébranlé… et que les héritiers de Disney ne s’empresse de racheter Pixar et redeviennent rapidement les n°1.

La magie des dessins-animés Disney leur permet d’être tout à la fois intemporels et générationnels. Parce qu’ils ne vieillissent pas comme les films tournés en images live, ils conservent leur charme plusieurs décennies après leur sortie. Toutefois, étant souvent les premiers films que nous avons découvert sur grand écran, les dessins animés sortis dans notre enfance garderont à jamais une place à part dans notre petit cœur de cinéphile.

C’est d’ailleurs ce constat que nous avons pu faire en demandant aux membres de la rédaction de CinéSéries-Mag de citer leurs Disney préférés : La majorité d’entre nous ayant grandi dans les années 90, les films sortis durant cette décennie sont arrivés vainqueurs du sondage. Ceci n’est pas un mal car, après tout, ces films correspondent à une période de renaissance située entre La Petite Sirène qui est apparu, en 1989, comme une nouvelle révolution en termes d’animation mais aussi le plus gros succès de la firme depuis Les Aristochats, et l’émergence du numérique, que Disney entama fort mal avec le d’ors et oublié La Planète au trésor en 2002.

Le top 5 des dessins-animes Disney :

1/ Le Roi lion (Roger Allers, Rob Minkoff, 1994) : Telle une madeleine de Proust, Le Roi Lion fait partie de ces essences qui ont ravi notre âme d’enfant et qui aujourd’hui encore nous plonge en pleine nostalgie, chaque fois que l’on fredonne malencontreusement les paroles de « Hakuna Matata » ou que l’on se souvient fébrile, du fratricide Shakespearien à l’encontre de ce pauvre Mufasa. Oui, nous avons tous rêvé devant ces couchers de soleil à couper le souffle, frissonné devant l’une des plus belles ouvertures du cinéma et dansé sur les chansons entraînantes du film en compagnie de personnages hauts en couleurs et terriblement émouvants. Sans doute l’une des plus belles réussites de l’entreprise Disney, Le Roi Lion loue le courage, le respect et surtout l’amour entre les êtres. Une parole bien sage que Mufasa nous avait léguée jadis, lorsque, petits, nous découvrions à peine les lois intransigeantes du règne animal.  Yael

Mulan (Tony Bancroft, Barry Cook, 1998): Mulan fut le modèle de bien des jeunes filles. Forte, courageuse et intelligente, cette adolescente qui ne se retrouve pas dans la féminité artificielle que la société lui impose, va se travestir en guerrier pour sauver son père, et au passage la Chine tout entière. Terrassant les princesses fades des débuts, Mulan ouvre la voie à de nouveaux personnages féminins plus complexes. Mais Mulan c’est aussi un des Disney les plus désopilants, notamment grâce à l’acolyte de notre héroïne : le très puissant, le très agréable, le très indestructible lézard Mushu. Une bonne dose d’humour, une narration efficace et des sujets sérieux tels que la quête de soi et la question du genre, Mulan est un classique qui continue de nous émouvoir aujourd’hui encore.            Perrine

Aladdin (Ron Clements, John Musker, 1992): 40e long-métrage Disney, Aladdin, librement inspiré d’un conte traditionnel arabo-perse et du film britannique de 1940, Le Voleur de Bagdad, est le plus gros succès de l’année 93, cumulant Oscar et Golden Globe de la meilleure bande son. On doit celle-ci à Howard Ashman et Alan Menken qui avaient proposé l’idée sur le tournage de La Petite Sirène. « A Whole New World » (« Ce Rêve bleu »), véritable hymne à l’amour sensoriel et voyage visuel, devient un standard en 94 récompensé par un Grammy. Aladdin est le premier personnage « adulte » à être typé, ethnicisé oriental. Malgré la censure sur les paroles originales, la version française marquera toute la génération 90’s en construisant une fable sur le pouvoir, les classes sociales et la place de la femme dans les sociétés orientales d’une richesse scénaristique rarement égalée, plaçant le remord et la conscience des inégalités au premier plan.     Antoine M.

Hercule (Ron Clements, John Musker, 1997) : Avant la tendance actuelle et lucrative de la course aux supers héros, il en fut un dont le seul nom illustre parfaitement cette expression : Hercule. Considéré comme le plus grand de tous les héros grecs, le long métrage confectionné par Disney nous conte son récit, de sa naissance parmi les dieux jusqu’à ses aventures sur terre, avec toute la maestria qu’on leur connait. Illustré par une bande originale des plus entraînantes, mêlant blues, pop et gospel ( !), la force du film réside dans sa galerie de personnages (mention spéciale à Hadès), et son rythme habile alternant moments de bravoures spectaculaires (le combat contre l’hydre, l’attaque des titans…) et instants plus intimistes. Relecture revigorante et endiablée de tout un arc de la mythologie grecque, Hercule mérite donc tout bonne bonnement sa place dans le panthéon des meilleurs dessins animé de l’oncle Walt.     Kevin B

Tarzan (Chris Buck, Kevin Lima, 1999) : Après le grand film d’animation Mulan, Disney décide d’adapter la légende de Tarzan au cinéma. Malgré quelques détracteurs, ce long métrage est une réussite indéniable. Le créateur Glen Keane réutilise certains codes et techniques du cinéma d’animation des années 30, comme le praxinoscope et réussit une prouesse visuelle majeure pour l’époque. Chaque mouvement, dessiné à la main, traduit un succès artistique total, avec une précision rarement égalée et un réalisme dans les gestes époustouflants. La musique intemporelle de Phil Collins, récompensée aux Oscars et interprété par lui-même dans quatre langues pour le film, finit d’émouvoir le spectateur le plus réfractaire à la pellicule. Le long métrage reste également un grand film d’aventure, aux personnages attachants et à l’émotion palpable tout du long. Une splendide animation dotée d’un superbe message de protection de la nature figeant ce magnifique long métrage, dans l’éternité.                Louis

Ils auraient pu y être : Blanche-Neige et les Sept Nains (1937), Le Livre de la jungle (1967), Les Aristochats (1970), Le Bossu de Notre-Dame (1996), Zootopie (2016), Merlin l’Enchanteur (1963)…

 

Festival

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FFCP 2026 : The Journey to Gyeong-Ju, une famille à recoudre

"The Journey to Gyeong-ju", c’est une vengeance en famille, maladroite et douloureuse. Une mère et ses trois filles kidnappent le meurtrier de la cadette et filent vers Gyeongju. Kim Mi-jo mêle rires, larmes et suspense, avec un beau quatuor d’actrices, mais sans toujours trancher.

FFCP 2026 : Ideal and Weird Family, l’art de se séparer ensemble

Deux mères au bord du divorce, deux adolescentes sommées de choisir, un mariage en ligne de mire. Avec "Ideal and Weird Family", Kim Ji-hyun signe un premier film queer tendre et drôle sur une famille que la Corée refuse de reconnaître. Un road movie attachant, inégal, tourné avec les moyens du bord.

Programme de la 30ème édition du Festival du film francophone « Les Œillades » d’Albi

Du 17 au 22 novembre, le Festival du film francophone « Les Œillades » d'Albi soufflera ses trente bougies, en présence de trois invités d’honneur : le réalisateur marseillais Robert Guédiguian, le cinéaste franco-grec Costa-Gavras et l'actrice belge Natacha Régnier. Au programme de cet anniversaire marquant : 30 avant-premières prestigieuses réparties dans les trois salles albigeoises Arcé, Lapérouse et Cordeliers, dont 10 longs-métrages en compétition pour le Prix du Public, 10 séances « Reprises » pour redécouvrir les films coups de cœur de l'année, mais aussi la traditionnelle compétition de courts-métrages, une soirée consacrée à Jacques Tati, génie du burlesque moderne, une "petite nuit du cinéma" reconduite et un ciné-concert de clôture. Aperçu des festivités d'une 30ème édition qui s'annonce d'ores et déjà comme le rendez-vous incontournable de l'automne cinématographique tarnais.

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