Gold: Matthew McConaughey en chercheur d’or allumé dans la bande-annonce

Bientôt sur nos écrans dans Free State of Jones, l’acteur américain à l’accent fuyant va remettre le couvert pour Gold, qui raconte l’histoire d’un self made-man américain ayant découvert un énorme gisement aurifère dans l’Indonésie des années 1980. 

Plus le temps passe et plus on a l’impression que Matthew McConaughey veut prouver quelque chose. A lui-même ou à son public, difficile à dire. Dans tous les cas, c’est bien la seule option qui nous vient en tête dès lors qu’on jette un regard sur sa carrière, l’ayant vu récemment bourlinguer autant dans les habits d’un redneck homophobe (Dallas Buyers Club) que dans le costard d’un courtier en bourse porté sur la cocaïne (Le Loup de Wall Street). Et ce constat est peut-être nécessaire à assimiler si l’on ne veut pas tomber pantois de délire face à sa nouvelle prestation qui s’annonce encore une fois particulièrement barrée. Car dans Gold, pas question de voir le beau gosse texan assumer sa virilité ou son corps d’Apollon, mais plus le soumettre à l’une des chimères de notre société : l’argent. Le bel acteur joue en effet le rôle de Kenny Wellis, un homme d’affaire bedonnant et au triple menton, qui à l’aune des 1990’s, se réveille d’un rêve l’ayant fait découvrir un gisement d’or en pleine Indonésie. Une fois sur place, il se rend compte que non seulement son rêve est vrai, mais que la jalousie et l’avidité sont légion dans le domaine de la prospection aurifère. Coursé par le FBI, et d’autres ennemis en ayant après son or, inutile de dire que l’acteur sera dans de beau draps.

Retour aux sources de Stephen Gaghan (Syriana), le film verra McCo graviter autour d’un casting particulièrement alléchant, puisque en plus de Bryce Dallas Howard (Jurassic World) qui jouera son épouse, on pourra compter sur Edgar Ramirez (Joy), Corey Stoll (Café Society) ou encore Toby Kebell (le futur Ben-Hur).  Pas de date de sortie française encore annoncé, mais l’on sait déjà que le film se frayera un chemin dans les salles US à partir du 25 Décembre prochain. De quoi le voir concourir pour la prochaine cérémonie des Oscars.

Découvrez la bande-Annonce de Gold qu’on pressent déjà comme étant très ORiginale !

 

Festival

FIFAM 2026 : la programmation et l’affiche se dévoilent

Mercredi 8 juillet, le Fifam a dévoilé son affiche et les grandes lignes de sa programmation. L’occasion également pour le nouveau directeur artistique, Dominique Olier, de s’exprimer sur les orientations du festival à venir. À l’issue de cette présentation au Ciné St-Leu, les spectateurs ont découvert en avant-première le film de Louis Clichy, Le Corset. Le long-métrage d’animation annonce l’entrée, dans la sélection officielle, d’une section dédiée au cinéma d’animation. Un très beau film habité par l’enfance, le monde agricole et la musique. Le festival se déroulera du 13 au 21 novembre 2026, dans les salles du Ciné St-Leu et de la Maison de la Culture d’Amiens !

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

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Mutiny : castagne en haute mer

Jason Statham traque ceux qui l'ont piégé à bord d'un cargo hostile, dans ce thriller de Jean-François Richet. La mécanique de "Mutiny" est bien huilée par endroits, notamment lors du combat final, mais le récit patine et le huis clos promis ne se referme jamais vraiment sur son héros.

Sanjuro (1962), d’Akira Kurosawa : « Le meilleur sabre est celui qui reste dans son fourreau »

Réclamée par la Toho, la suite du "Garde du corps" (1962) mise en scène par Kurosawa réussit l’exploit de s’inscrire dans une continuité thématique tout en adoptant une tonalité qui en est le contrepied, troquant le cynisme et la violence du premier pour l’humour et l’observation qui évite de verser le sang. Porté par un Toshiro Mifune parfait dans la reprise de son rôle de ronin fruste, "Sanjuro" est un sommet de l’art de la mise en scène du maître nippon : concis, limpide, intelligent, esthétique, drôle, un brin provocateur. En un mot : jubilatoire.

Wake in Fright : les sirènes de la Yabba

"Wake in Fright" a électrisé Cannes en 1971, disparu pendant 40 ans, puis ressurgi comme le mythe fondateur du cinéma australien. Un instituteur s'enlise dans une ville minière où l'hospitalité se boit comme une sommation. 55 ans après, sa brutalité n'a rien perdu de son mordant.

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L'amitié entre une directrice française d'EHPAD et une metteuse en scène japonaise. De cet argument simple, Ryusuke Hamaguchi tire un film épuré et pourtant foisonnant, aussi sensible que politique, sans jamais forcer le trait si ce n'est dans quelques redondances. Analyse.

Oklahoma Honey : le chant de la ruche

Andrew Patterson filme l'Oklahoma rural dans "Oklahoma Honey", une fable inspirante et généreuse portée par le retour de Matthew McConaughey en apiculteur charismatique, six ans après "The Gentlemen". Entre bluegrass, communauté et vengeance, Angelina LookingGlass fait des débuts marquants face à Kurt Russell.
Antoine Delassus
Antoine Delassushttps://www.lemagducine.fr/
J'ai une profonde admiration pour les sushis, James Bond, Leonardo DiCaprio, Apocalypse Now, Zodiac, les bons films et le ski. Pas forcément dans cet ordre. Et à ceux pouvant critiquer un certain amateurisme, je leur répondrais simplement que l'Arche de Noé a été fabriqué par des amateurs et le Titanic par des professionnels.

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Papillon : l’enfer tropical

Avec "Papillon", Franklin James Schaffner plongeait le spectateur dans l’atrocité du bagne de Cayenne et brossait le portrait éblouissant d’une grande figure héroïque, injustement condamnée à perpétuité, et obsédée par l’évasion. Ou quand une idée fixe, une détermination farouche, constitue le sens d’une vie. Une réussite majeure du septième art, qui aborde les thèmes de l’endurance, de l’abnégation et ce qui peut lier deux hommes au-delà de leurs épreuves et souffrances communes.

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