Roar rugit en Blu-ray + DVD + livret chez les éditions Rimini

Depuis le mardi 6 mars est disponible en édition Blu-ray+DVD+livret l’un des films les plus fous de l’histoire du cinéma, Roar. Édité par les éditions Rimini, le long métrage réalisé par Noel Marshall est aujourd’hui culte. Plus de cent cinquante fauves non dressés, une centaine de blessures, fractures, et autres scalps, cinq ans de tournage… Roar, qui met en scène le réalisateur et sa propre famille dans des rôles les fictionnalisant à peine, est une expérience de cinéma déstabilisante, angoissante et fascinante.

Synopsis : Hank est un scientifique qui pense avoir découvert le Paradis sur Terre : un coin perdu d’Afrique de l’Est où il vit avec sa femme et sa fille. La maison qu’il y a construite est un refuge pour plus de 150 fauves, lions, tigres, panthères… Tous semblent vivre en harmonie. Alors qu’il va retrouver à l’aéroport sa famille qui l’a enfin rejoint, sa femme et ses trois enfants sont déjà arrivés. Loin d’être familiarisés aux usages de Hank et de ses compagnons félins, et sans outils de communication pour joindre leur père, la famille court alors un danger important.

« Doux et furieux » – Hank à propos de son microcosme de fauves

Roar met en scène le réalisateur Noel Marshall dans le rôle de Hank. Sa femme, Tippi Hedren, interprète l’épouse de Hank, Mélanie Griffith, fille de la première, joue le plus jeune enfant de la famille, et deux des fils de Marshall interprètent les fistons visibles à l’écran. Un autre fils du réalisateur, Joel Marshall, se trouve au décor et à d’autres postes de la production. A noter que John a aussi été opérateur sur le film. En bref, Roar est une affaire de famille. Le long métrage comptait énormément pour le couple Marshall/Hedren très attaché à la survie des fauves sauvages. Cette passion a viré à l’obsession. Une heureuse obsession qui leur a permis de traverser une centaine d’accidents de tournage, une inondation, un incendie… Soit cinq ans de tournage que n’ont pas aidé à raccourcir le manque d’expérience du réalisateur, d’abord agent star et producteur, et le choix de construire le film avec « des animaux non dressés, pour la plupart en totale liberté » précise le director. Ils ont tenu bon, car ils voulaient faire ce film coûte que coûte. A ce propos, John Marshall explique : « Avant Roar, notre famille possédait un beau patrimoine avec quatre maisons et deux cent quarante-deux hectares à Magic Mountain, près de Santa Clarita, en Californie. (…) à l’issue de Roar, il ne nous restait plus rien ou presque !« 

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Roar, « le film le plus dangereux jamais réalisé », et un marketing convaincant.
Ici, sur l’affiche, Jan De Bont, le directeur de la photographie du film, qui a été scalpé par un fauve.

Cette passion folle dont le budget a grimpé jusque dix-sept millions de dollars leur a même coûté leur mariage. Mal distribué, mal vendu, Roar se rembourse à dix millions. L’objet deviendra culte, grâce aux premières sorties vidéo, aux diffusions télévisées, et aujourd’hui aux récentes ressorties cinéma et DVD/Blu-ray. Un culte qui ne cesse de s’amplifier pour cet OVNI filmique qu’est Roar, un film familial aux conditions de tournage si folles et à la production si chaotique qu’il en ressort une œuvre imprévisible. Une imprévisibilité renforcée par le fait que le scénario a subi des modifications au fil des humeurs des fauves. Le film, qui est donc une œuvre d’accidents, constitue ainsi une expérience de cinéma peu commune. Pour reprendre l’un des hashtags de Rafik Djoumi (journaliste, auteur & responsable de BiTS) dans un commentaire humoristique sur le film, Roar tiendrait presque du « #snuff » tant il s’agit de regarder (avec curiosité, angoisse, fascination) une famille bien réelle se faire mettre en pièce et s’effriter au cours d’un récit/tournage complètement fou. À la fois film de famille tordu et long métrage familial étrange, Roar, « le film le plus dangereux jamais réalisé« , est une découverte perturbante, merveilleuse et incontournable.

Une édition Blu-ray/DVD qui manque de mordant

Roar débarque dans une copie HD soignée. Certains plans sont abimés (peut-être ne pouvait-on les « réparer » davantage ?), d’autres contiennent un léger bruit vidéo. Pour le reste, le rendu est fantastique, et il l’est davantage lorsqu’on pense aux conditions compliquées (c’est le moins qu’on puisse dire) de tournage. Concernant les bandes sonores, on privilégiera la piste stéréo à celle 5.1 au son souvent plus étouffé et au rendu surround plutôt moyen. Quant aux bonus, vous trouverez pour seul complément le très intéressant mais trop court livret écrit par Marc Toullec. Peut-être le film nous est présenté ici dans sa meilleure version. Quand bien même, l’objet préparé par Rimini manque de contenus additionnels. Ainsi, sans être disponible dans son ultime édition vidéo, Roar a tout de même bénéficié d’une sortie Blu-ray (+ DVD + livret) correcte.

Bande-Annonce – Roar

Roar

24,99 € l’édition Blu-ray + DVD + Livret

Date de sortie : 6 mars 2018

 

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Festival

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