Un beau soleil intérieur, Stupid Things… les films du week-end

Demain et tous les autres jours, Le Jeune Karl Marx, Le petit Spirou… Chaque semaine, une dizaine de nouveaux titres se partagent l’affiche. Que faut-il voir cette semaine au cinéma ? La rédaction fait le tri pour vous. Ce week-end on vous conseille…

Un beau soleil intérieur, de Claire Denis avec Juliette Binoche, Xavier Beauvois, Nicolas Duvauchelle. (1h34)

Du cinéma de Claire Denis on connaissait les silences qui en disent long, avec Un beau soleil intérieur on découvre les longues conversations qui en disent peu. Le long-métrage est la première véritable excursion dans la comédie pour la réalisatrice qui esquisse avec subtilité les paradoxes de la rencontre amoureuse.

Stupid Things de Amman Abbasi, avec Devin Blackmon, Dontrell Bright. (1h15)

Dans une Amérique profonde laissée aux abois, Stupid Things nous montre le doux portrait mélancolique d’un jeune adolescent en pleine construction. Suivant le pas d’Harmony Korine ou même d’Andrea Arnold, Amman Abbasi décrit avec délicatesse et une certaine urgence un récit initiatique magnifié par une mise en scène naturaliste de toute beauté.

https://www.youtube.com/watch?v=hZN9AfxLC5w

Demain et tous les autres jours, de Noémie Lvovsky avec Noémie Lvovsky, Mathieu Amalric, Luce Rodriguez. (1h14)

Noémie Lvovsky, actrice et réalisatrice, revient derrière la caméra avec son nouveau film Demain et tous les autres jours. Elle y joue une mère au bord de la démence dont s’occupe sa fille. Si Demain et tous les autres jours reste plutôt sobre dans sa mise en scène et ses dialogues, l’extravagance de ses personnages offre un film plein de folie.

 

 

Festival

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

Cannes 2026 : Ben’imana, le mur du silence

Premier film de Marie-Clémentine Dusabejambo, "Ben'Imana" aborde le pardon, la résilience et la transmission d'une douleur indicible au sein de la société rwandaise, profondément hantée par le génocide des Tutsis. Un drame rempli d'émotions, lauréat de la Caméra d'or, qui invite à s'unir dans l'humanisme au-delà des ethnies.

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Le Cuirassé Potemkine : cent ans de rage intacte

Cent ans après, "Le Cuirassé Potemkine" revient en salles avec une musique inédite signée Pet Shop Boys. Chef-d'œuvre du cinéma muet, le film d'Eisenstein n'a rien perdu de sa puissance subversive. La rage de ceux qu'on écrase n'a pas de date de péremption.

Ma famille chérie : entre tornade émotionnelle et grâce cassavetienne

Maelström d'émotions, caméra à l'épaule et visages en gros plan avec "Ma famille chérie". Isild le Besco signe un ouragan familial tendre et survolté, entre fulgurances cassavetiennes et grâce mélancolique d'Élodie Bouchez.

L’affaire Zanetti : Confessions d’une meurtrière

Dans un centre pénitentiaire italien, Elisa Zanetti, condamnée pour le meurtre de sa sœur, entame des entretiens avec un criminologue qui ravivent un passé familial trouble. Entre huis clos oppressant, flashbacks maîtrisés et performances intenses, le film interroge la portée réelle d’un travail de reconstruction face à un crime irréparable.

Le Passage : Sur la corde de l’humanité

Entre thriller haletant et drame humaniste, le premier long"métrage de Brandt Anderson plonge le spectateur au cœur de la crise des réfugiés syriens. "Le Passage" est une œuvre chorale, tendue et bouleversante dont la maitrise narrative ouvre sur une émotion absolue.

En nous : une ode immersive et viscérale dans le travail de création

Premier documentaire de Juliette Binoche, "En nous" est un coup de maître. Né du spectacle de danse créé en 2007 avec Akram Khan, ce film nous immerge dans l'intimité d'un processus artistique tout en ressuscitant la magie de cette œuvre scénique.

Elvis, de Baz Luhrmann, avec Austin Butler et Tom Hanks : un nouveau genre de biopic magistral

Elvis est sorti le 22 juin 2022. Réalisé par Baz Luhrmann, le long-métrage a pour têtes d'affiches Austin Butler dans le rôle-titre et Tom Hanks dans celui du colonel Parker, l'imprésario exclusif du musicien. Pendant presque trois heures, le réalisateur australien nous conte le mythe Elvis, superbement interprété par le jeune acteur, et aussi bien mis en scène. A voir et à retourner voir.

Blade Runner 2049, Le Sens de la Fête… les films du week-end

Si vous ne savez pas quoi voir ce week-end, rattraper votre retard avec l'inratable Blade Runner 2049, le grand film de science-fiction par Denis Villeneuve. Ou bien faites-vous plaisir avec la comédie de la semaine, Le Sens de la Fête par les réalisateurs d'Intouchables et de Nos Jours Heureux. Moins rigolo, mais plus grinçant, Michael Haneke revient avec Happy End avec une flopée de bons acteurs. Enfin, le documentaire de la semaine est Latifa, le coeur au combat, poignant et nécessaire.

Ça, Faute d’Amour, A Ciambra, Mon Garçon… Les films à voir ce week-end

Cette semaine au cinéma : le retour horrifique de Ça a-t-il convaincu ou n'est-il qu'un vulgaire film d'horreur pour pré-ado ? Le film russe Faute d'Amour méritait-il vraiment son prix du jury à Cannes ? Guillaume Canet est-il bon sans scénario dans Mon Garçon de Christian Carion ? Nos réponses