Critique The Mandalorian – Chapitre 5 : Le Mercenaire stagiaire

Après son court séjour Airbnb sur Sangor, Pedro se faisait toujours chasser comme une sorcière et la partie de flipper entre planètes continue. Dans le Chapitre 5, Le Mercenaire, c’est sur une planète bien connue que le Mandalorian offre un joli stage à un chasseur de prime véreux … ou avide de réputation.

The Mandalorian est devenu une vraie partie de chasse à cour. À peine la planète Sangor quittée qu’un autre chasseur de prime vient le coller aux basques. Ou plutôt à l’arrière de son Razor Crest. L’agilité et la puissance de frappe du vaisseau ennemi met Pedro en porte-à-faux. Avoir un beau bolide qui crache du feu c’est bien, mais … ça vaut pas un Millenium Falcon quand il est question de se débarrasser d’un poursuivant indésirable. Mais, aux yeux de Pedro, on passe d’indésirable à carrément insultant quand il entend qu’on pique sa punchline.  » Je peux te garder au chaud, ou te refroidir « . C’en est trop, un coup de frein brusque à la Fast And Furious, deux tirs dans l’aluminium et voilà le Gad Elmaleh de la traque refroidi.

Gad Elmaleh fait mal à l’humour français et le chasseur en fait de même au Razor Crest de Pedro. Ce dernier doit donc atterrir sur une nouvelle planète (Oui, The Mandalorian, c’est un peu un road-trip de l’espace, on serait même pas étonné de croiser Rick chevauchant une version Blurg de Morty dans un futur épisode) qui nous semble assez … familière. Non pas parce qu’on y retrouve le sosie de Sigourney Weaver mais parce que le comité d’accueil est composé de droïdes réparateurs cyclopes dont la démarche hésitante titille notre nostalgie. Et l’autre chose qui chatouille, c’est le devis. Parce que là, on est loin d’un simple joint de culasse à changer.

Sauf que Pedro, il est rincé comme un torchon de restaurant. Alors, comme à son habitude, il se rend au même endroit dès qu’il débarque sur une nouvelle planète : la cantina du coin. Sur le chemin, il voit de beaux casques de stormtroopers plantés sur de jolies piques rouillées. Nul doute, cette planète est hospitalière. Car ni l’Empire, ni La Guilde ne met les pieds ici. En même temps, quand on a eu Skywalker père et fils à y grandir, les gens sur Tatooine en ont peut-être ras les blasters des querelles familiales. Pedro a donc ENFIN trouvé une planète où il peut être peinard. C’est con, il n’y a juste pas de taf pour lui. Pas de taf, pas de sous. Pas de sous, pas de réparations. Pas de réparations, pas de voyage.

Pas de taf ? C’était sans compter sur un petit caïd, Toro Calican. Ce petit cow-boy, qui se la joue Han Solo, se présente comme chasseur de prime. Un chasseur de prime assuré puisque le palet de traque est celui de Fennec Shand, un assassin dont la capture devrait être un  » jeu d’enfant  » pour lui.

Oui, mais d’un enfant, il n’a surtout que l’expérience. Pedro le recale direct. Lui sait que c’est une mercenaire d’élite et qu’elle ne fera qu’une bouchée de ce prétentieux. Pan, dans les dents Toro. Il doit finalement avouer, discrètement, que c’est sa première mission et qu’il a besoin de la réussir pour rentrer dans la Guilde. Pedro empoche la prime et peut faire réparer son Razor Crest. Toro fait son stage d’observation et rentre dans la Guilde. Tout le monde peut être content.

Allez hop, Toro ramène 2 bécanes pour une virée entre  » bffs  » dans le désert de Tatooine. Ils sont mignons à mettre des petits coups d’accélérateurs mais ça nous ferait plaisir que Toro se fasse renverser par un Sebulba. Mais ils vont tomber sur une autre genre de crapule : les sales gueules des pillards Tusken. Et là, stupeur ! On découvre qu’ils savent communiquer autrement qu’en gueulant ! Oui, ils savent négocier en langue des signes ! Si les Tusken en sont capables, peut-être que Mélenchon le sera aussi un jour qui sait. Et c’est comme ça que Toro se fait chourer sa belle paire de jumelles toutes neuves.

Deuxième embûche sur la route : un chasseur de prime qui bouffe le sable, chaussure à l’étrier de son dewback. On pense à une technique pour se déplacer tout en faisant une sieste sans risquer de tomber mais non. Quand une balle de sniper vient chatouiller le beskar de Pedro, on réalise qu’il vient tout juste de tomber sur Fennec qui s’entraîne pour la fête foraine de Mos Eisley.

Elle a beau se la jouer American Sniper, mais 2 balles de MK ne tuent même pas Pedro. C’est là qu’on comprend que le Beskar, c’est pas de la babiole. Il parait même qu’Elon Musk en aurait commandé pour son Cybertruck. Il arrive donc, en courant, à se planquer derrière une dune.

Sauf que problème : quand t’es dans un désert et que t’as que des dunes pour te mettre à couvert d’un sniper, c’est qu’il faut t’armer de patience. Pedro décide donc de taper la sieste jusqu’à ce qu’il fasse nuit pendant que son stagiaire fait le guet. Et oui, c’est comme ça aussi qu’on apprend.

Une fois les soleils couchés, c’est l’heure de l’offensive. Équipés comme des CRS et chevauchant leurs speeders, Pedro et son stagiaire se dirigent à toute berzingue vers le spot de campeur de Fennec. Bon, malheureusement, Pedro se retrouve à terre en se prenant des balles et c’est Toro qui vient faire un petit octogone contre Fennec. Entre un chasseur de prime stagiaire et une mercenaire d’élite, évidemment les mandales ne vont que dans un sens et il faudra le retour de Pedro pour l’arrêter et la menotter.

Capturée, mais pas encore livrée. Avec un speeder en moins, il faut trouver un autre moyen de la ramener en ville. Pedro se charge donc d’aller récupérer le dewback et laisse Toro seul avec Fennec. Maintenant qu’elle n’a plus la force pour jouer de ses arguments, c’est la fourberie qu’elle va utiliser pour arriver à ses fins : être libérée. Ayant eu vent des exploits d’un Mandalorian sur Nevarro, la planète des chasseurs dont Pedro avait réussi à s’enfuir dans le Chapitre 3, Le Péché, Fennec profite de l’absence du maître de stage de Toro pour l’influencer et s’en faire son allié.

En règle générale, un chasseur de prime, c’est 50 % thune, 50 % réputation. Donc si le petit n’est pas intéressé par la thune, une promesse de réputation suffira. Donc quand  elle lui dit que son nom devienne légendaire, après sa première mission, en livrant Pedro à la Guilde plutôt qu’elle, Toro a déjà des étoiles dans les yeux. Clairement sans expérience et avec des compétences au combat équivalentes à celles d’un Magicarpe, la meilleure solution pour lui est de se faire aider par Fennec. Mais non, il décide de la buter. Soit.

Évidemment, quand Pedro revient, Fennec git sur le sol et Toro a pris la poudre d’escampette. Pas d’autre choix que de rentrer comme un con en dewback, ce qui lui prend la journée entière. Une fois rentré au garage, le speeder de Toro est là, garé devant le garage, et ça sent pas bon.

Et, en effet, Toro a attendu toute la journée dans le vaisseau de Pedro, avec la belle tignasse version Ellen Ripley et Guizmoda en otage. Il joue les lurons en pensant pouvoir aussi prendre Pedro aussi en otage. Les leçons du stage n’ont apparemment pas été bien apprises. Grenade flash, petit pivot à 45 °C, un coup de blaster dans les hanches et hop, le stage est fini pour Toro. Encore un comportement qui va faire passer les stagiaires pour des boulets tiens.

Du coup, le seul job qui aurait pu lui payer ses réparations s’étant envolé, Pedro se sert directement dans le porte-feuille de Toro, mort. Son argent semble suffire à notre garagiste qui va pouvoir se payer un brushing chez son coiffeur et Pedro peut enfin repartir vers l’infini et l’au-delà.

Alors, que va nous réserver le chapitre 6 ? Pedro va-t-il enfin trouver une planète paisible où il va pouvoir mettre Guizmoda en sécurité ? Et qui est ce chasseur de prime qui suivait aussi la trace de Fennec ? Quand va-t-il s’acheter son jet-pack pour ne plus avoir à rentrer de soirée en dewback ? Réponses dans le prochain épisode !

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