Glow Saison 3 : Viva Las Vegas !

Glow saison 3, c’est le retour sous les projecteurs de nos reines du ring, mais cette fois, ceux de Las Vegas. Nouveau décor, nouveau public mais aussi nouvelles péripéties dans le monde fou des casinos et cabarets. Entre humour et glamour, cette nouvelle saison s’avère à la hauteur !

En fin de saison 2, l’annonce de l’annulation de leur émission avait marqué nos Goergeos Ladies of Wrestling. Mais c’était pour mieux rebondir sur l’opportunité de faire un Live Show à Las Vegas ! Du coté de Ruth et Debbie, leur rivalité avait pris fin grâce à un véritable combat sur le ring qui a mené Ruth à l’hôpital. Puis Debbie, qui s’est positionnée en productrice doit tout de même réclamer et s’imposer pour se faire respecter en tant que femme.

Des femmes de combats, à tous les niveaux

Une saison 3 dont le décor de Las Vegas, rend tout plus impérieux. On a affaire à des nouvelles problématiques relationnelles mises en pause la saison précédente, comme la relation ambiguë entre Sam et Ruth qui subira des hauts et des bas. Mais surtout le nouveau rôle de productrice de Debbie qui s’avère un combat plus coriace que ceux qu’elle mène sur le ring. Son rôle de femme est mis à mal entre sa culpabilisation de laisser son enfant seul à L.A. et ses ambitions professionnelles. Montrant comme Virginia dans Masters of Sex, qu’il est toujours difficile pour une femme d’allier vie familiale et vie professionnelle, car le sacrifice de l’un ou de l’autre devient immuable.

Enfin, les personnages secondaires, trop laissés de côté dans les saisons précédentes, sont mis en avant. Par exemple, Sheila, jusqu’ici relayée au rôle secondaire de She Wolf, s’est enfin révélée pour laisser tomber son costume animal. Dans une performance improvisée, elle se découvre un véritable talent d’actrice dont même Ruth sera jalouse. On note aussi la présence de Geena Davis, en showbuisness woman qui se respecte.

Un mélange de comique et sérieux à la fois

On retrouve aussi le ton comique et décalé propre à cette série. Il faut apprécier en GLOW  la forte influence des émissions des années 80, entre hommage et parodie de série Z. Des situations catastrophiques qui finissent en scène comique, comme le mal de dos de Walfare Queen qui amène les catcheuses à échanger leur rôle. Se moquant -à l’image d’Orange is the New Black– des stéréotypes raciaux en les exacerbant. D’ailleurs, pour la première fois, c’est l’occasion pour chacune d’elle de remettre en question l’aspect raciste de son personnage.

Le ton comique de GLOW permet aussi de détonner et renforcer les discours progressistes sous-jacents, surtout du côté du féminisme. Se déroulant dans les années 80, le sexisme propre aux mœurs de l’époque est tourné fortement en dérision grâce à des personnages féminins forts comme Ruth et Debby, qui pensent et agissent en femme modernes. Par exemple, quand Debby s’énerve auprès de l’hôtesse de l’air qui se permet de lui demander pourquoi une jeune mère s’éloigne pour travailler aussi loin de son enfant en bas âge. Alors que son voisin masculin n’a pas le droit au discours culpabilisant sur son rôle de père.

Un angle féministe audacieux assumé

Malgré l’angle féministe assumé de la série, il n’y a pas de caricature des personnages masculins. Quand Sam, Bash ou d’autres hommes agissent de manière arrogante ou misogyne, ils se rendent compte par eux même de leurs faiblesses. Ce sont des personnages masculins qui assument d’exprimer leurs sentiments, positifs ou négatifs, sans honte. Et c’est ce qui les rend d’autant plus passionnants à suivre autour de ces personnages de femmes fortes.

Une nouvelle saison à la hauteur des précédentes, un rythme effréné et dont les épisodes se regardent – à notre grand malheur – trop rapidement. En fin de saison, la popularité de GLOW et ses catcheuses monte encore en puissance et laisse prédire un nouveau chapitre, loin de Vegas, pour de nouveaux combats toujours aussi captivants.

Bande annonce Glow saison 3 

https://youtu.be/xQaCxIJX0J0

 

Plus de profondeur au personnage de Debbie
Des épisodes qui s’enchaînent facilement
Un humour toujours aussi rutilant
Moins de scènes de catch que les saisons précédentes
3.5

Festival

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