The Borgias vs Borgia ? Rivalité franco-américaine à la sauce romaine…

The Borgias vs Borgia ? Rivalité franco-américaine ou deux mêmes visions d’une réalité historique?

Synopsis : La série narre l’histoire de la famille Borgia, une dynastie italienne d’origine espagnole, durant l’une des époques les plus fastes, la Renaissance, et relate comment le cardinal espagnol Rodrigo Borgia devient le pape Alexandre VI en 1492. Le scénario se concentre sur les intrigues, complots et guerres menées par ou contre les Borgia, cherchant à survivre dans une Italie où leur famille se confronte aux autres familles richissimes de Rome.

Borgia est une série franco-allemande créée par Tom Fontana pour les chaînes Canal+ et ZDF, diffusée depuis le 10 octobre 2011. Actuellement la saison 2 est diffusée sur Canal + depuis le 18 Mars 2013.

Ainsi deux chaînes de télévision l’une, américaine « Showtime », cherchant à remplacer sa série culte « Tudors », l’autre est une chaine française Canal + diffusent à quelques jours près la 2ème saison pour l’un Borgia et pour l’autre The Borgias, réalisée par Neil Jordandeux. Une 3eme saison est prévue pour le 14 avril 2013. La chaine vient d’ailleurs de dévoiler une bande-annonce intitulée « A New Pope », nous rappelant à une actualité récente puisque le Vatican vient d’élire un nouveau Pape.

Deux séries consacrées au même sujet ce qui bien entendu ne peut qu’engendrer un désir de comparaison : pouvons nous vraiment qu’il existe un Borgia vs The Borgias ?

Visuellement, The Borgias nous en offre plein la vue, c’est somptueux, les costumes sont magnifiques : on se croirait dans un tableau de la Renaissance. Borgia la série française semble plus solennelle. La bande son est à souligner, ainsi que l’ajout de samples électroacoustiques dans la bande originale dans la saison 1.Dans la série américaine, on nous offre une vision d’un pape presque infantile, capricieux, on a du mal à voir du machiavélisme dans le personnage interprété par Jeremy Irons, alors que le pape Français joué parJohn Doman porte en lui une ambition dévorante ; il se montre sans aucun scrupule ni culpabilité. Alors que Borgia nous montre la rivalité des grandes familles Romaines, The Borgias lui est plus tourné vers l’action, vers l’aventure, les grandes chevauchées et les scènes de batailles. L’esthétisme de la série américaine est évident, décors, costumes, musique sont juste incroyables : c’est la Renaissance dans toute sa grandeur.

Les deux séries réunissent des qualités. Dans la série diffusée sur Canal +, on peut trouver une plus grande authenticité, une justesse historique alors que dans la version américaine, on trouve beauté et dynamisme. Pour se faire un avis je dirais que le mieux est de regarder les deux séries…, car il est difficile de trancher dans un sens ou dans l’autre.

Festival

FIFAM 2026 : la programmation et l’affiche se dévoilent

Mercredi 8 juillet, le Fifam a dévoilé son affiche et les grandes lignes de sa programmation. L’occasion également pour le nouveau directeur artistique, Dominique Olier, de s’exprimer sur les orientations du festival à venir. À l’issue de cette présentation au Ciné St-Leu, les spectateurs ont découvert en avant-première le film de Louis Clichy, Le Corset. Le long-métrage d’animation annonce l’entrée, dans la sélection officielle, d’une section dédiée au cinéma d’animation. Un très beau film habité par l’enfance, le monde agricole et la musique. Le festival se déroulera du 13 au 21 novembre 2026, dans les salles du Ciné St-Leu et de la Maison de la Culture d’Amiens !

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

Newsletter

À ne pas manquer

Oklahoma Honey : le chant de la ruche

Andrew Patterson filme l'Oklahoma rural dans "Oklahoma Honey", une fable inspirante et généreuse portée par le retour de Matthew McConaughey en apiculteur charismatique, six ans après "The Gentlemen". Entre bluegrass, communauté et vengeance, Angelina LookingGlass fait des débuts marquants face à Kurt Russell.

Le Château de l’araignée : quand Kurosawa habille Macbeth de brume et de kimonos

"Le Château de l'araignée" transpose Macbeth dans le Japon féodal, entre codes du théâtre nô et fresque guerrière signée Akira Kurosawa. Toshiro Mifune et Isuzu Yamada portent ce récit d'ambition et de trahison, restauré en 4K et de retour sur grand écran.

Le cinéma dans la peau, de l’écran à la plume

Le cinéma est un langage construit, 24 mensonges par seconde, et écrire sur lui est une manière de prolonger cette fabrication tout en se découvrant soi-même. Que représente le cinéma ? Comment le traduire par des mots ? Qu’est-ce que l’exercice révèle de soi ? À travers ces témoignages personnels, les rédacteurs du Mag du Ciné explorent leur relation intime à l’écriture critique, entre perception, émotion et identité.

La fin d’Oak Street : Ce que la saga Jurassic Park/World ne nous avait pas offert…

Le dernier des blockbusters estivaux 2026 est peut-être également...

Juste pour une nuit : jusqu’au bout de l’ennui

Envie de chaos libidinal pendant douze heures dans une Amérique sous couvre-feu sentimental ? Le nouveau Will Gluck (Easy A, Tout sauf toi) propose plutôt un téléfilm sagement filmé, où même Monica Barbaro et Callum Turner peinent à faire des étincelles.

Off Campus : les hockeyeurs mis à nu

Après le succès de "L'été où je suis devenue jolie", Prime Video offre avec "Off Campus" une nouvelle romance destinée aux jeunes adultes. La série relate les histoires d'amour de quatre amis hockeyeurs, partageant leur temps entre les études, les matchs et les conquêtes féminines. Malgré son déroulé très convenu, "Off Campus" compose une romance agréable à condition de l'accepter pour ce qu'elle reste : une série ado qui mise sur le sex-appeal de ses acteurs pour attirer ouvertement le public féminin. Oubliable, mais pas déplaisant.

Spider-Noir : dans les toiles de la Grande Dépression

Après des années de flops et de faux espoirs, Sony surprend tout le monde avec "Spider-Noir", disponible sur Prime Video. Nicolas Cage incarne un Spider-Man vieillissant et désabusé dans le New York de la Grande Dépression. Un polar élégant, une esthétique soignée, et une belle réussite qu'on n'attendait plus vraiment.

Harry Hole : Le Prince d’Oslo

Oslo, caniculaire et putride, sert d’écrin à la nouvelle série événement de Netflix : Harry Hole (L'Etoile du Diable). Cette plongée vertigineuse dans l’univers du maître du nordic noir Jo Nesbø tient toutes ses promesses. Scénarisée par l’auteur lui-même, la série emprunte à son œuvre son tempo punk rock, son écriture torturée, sa mise en scène à l'esthétique graphique et ses personnages hantés.