Valérian, Walk with me : les films à voir ce week-end du 29 juillet 2017

Chaque semaine, une dizaine de nouveaux titres se partagent l’affiche. Dur de s’y retrouver. Heureusement, CineSeriesMag fait le tri pour vous. Ce week-end, on vous conseille Valérian et Walk with me.

Vous ne pouviez pas passer à côté. Cette semaine marquait le retour de Luc Besson, réalisateur autant adoré que détesté, avec Valérian, tiré de la BD Valérian et Laureline. Comme d’habitude, le film suscite de nombreux commentaires sur la Toile, bon ou mauvais, tout en devenant le deuxième meilleur démarrage de l’année. Et on a plutôt aimé : malgré des défauts qu’on ne peut ignorer, Valérian est un spectacle à l’univers visuellement dingue, en plus d’être une belle tentative de blockbuster made in France.

Nous vous recommandons également Walk with me, ce film danois qui voit se rencontrer un soldat mutilé et une jeune ballerine. Leurs deux mondes opposés vont les aider à se reconstruire l’un et l’autre. Autre histoire d’amour, My cousin Rachel, avec Rachel Weisz, Sam Claflin et Iain Glein, cette adaptation de Daphne du Maurier est brillamment mise en scène, tout en suspense, dans une Angleterre rurale et mystérieuse. Ne loupez pas non plus le documentaire sur Peggy Guggenheim, la collectionneuse qui a révélé et sauvé une bonne partie de l’art moderne.

Si vous ne l’avez pas vu, vous pouvez profiter de la ressortie de Fight Club de David Fincher, film culte avec Brad Pitt, Edward Norton et Helena Bonham Carter et véritable pamphlet contre la société de consommation… à moins qu’il ne soit qu’une vaste mascarade qui ne peut que se contredire lui-même ? Faut-il arrêter de parler du Fight Club ?

Toujours à l’affiche

Sacré meilleur réalisateur à Venise, Amat Escalante nous revient avec La Région Sauvage, oscillant entre austérité documentaire et violence sèche. C’est également une œuvre où le fantastique côtoie le sexuel, donnant ainsi une puissance évocatrice qui rappelle Under the Skin de Jonathan Glazer. Sinon, vous pouvez toujours vous détendre avec les deux gros blockbusters américains de l’été, Dunkerque ou Baby Driver. Les deux jouent avec la temporalité : le premier en la modulant et en la fragmentant, le second en la rythmant grâce à la musique.

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Festival

Reims Polar 2026 : Mata, l’ombre du contrôle

Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.

Reims Polar 2026 : Sons of the neon night, un champ de bataille sans stratège

Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.

Reims Polar 2026 : Morte Cucina, la vengeance est un plat qui se dévore sans modération

En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.

Reims Polar 2026 : Mi Amor, noyé dans le bruit

Ce jeudi 2 avril au soir, l’impériale Cécile Maistre-Chabrol a remis le Prix Claude Chabrol à Thomas Ngijol pour "Indomptables", polar camerounais dans lequel le réalisateur-acteur réussit une mue radicale et convaincante — quitter la comédie pour plonger dans un thriller âpre, ancré dans la réalité de Yaoundé, entre enquête policière et portrait d'une paternité qui déraille. Une belle soirée pour le genre, achevée par Guillaume Nicloux et son nouveau film, "Mi Amor". Le contraste est cruel, d'autant plus piquant que Nicloux n'est pas un inconnu des festivals de polar. Il s’était déjà fait connaître au Festival du Film Policier de Cognac, ancêtre direct de Reims Polar, avec Une affaire privée. Et ce film-là racontait déjà... une disparition de jeune femme.

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Vivaldi et moi : tutti per la musica

Abandonnées par leurs familles dans un orphelinat, des jeunes filles se consacrent à la musique. Nous sommes à Venise en 1716, à l'orphelinat « La Pietà » qui doit son nom à la Vierge Marie. Constituant un orchestre de chambre, chaque dimanche ces musiciennes se produisent anonymement dans une église locale où le public vient les écouter. Si elles ne connaissent pas leurs origines, leur avenir est tout tracé…

Voyage à deux : le désenchantement conjugal

Troisième collaboration entre Stanley Donen et Audrey Hepburn après "Drôle de frimousse" et "Charade", "Voyage à deux" suit un couple à différents moments de sa vie à travers un récit fragmenté. Le film fait de la mémoire amoureuse son véritable moteur narratif, entre instants de grâce et fissures plus discrètes.

« Michael » piétine son icône en moonwalk

Ça y est, il est enfin là. On le craignait, un peu. Il faut dire que les signaux d'alerte se multipliaient. Famille de Michael Jackson trop impliquée, durée courte pour tout ce que le film devrait raconter, monteur de "Bohemian Rhapsody" aux commandes, tout partait mal. Seul miracle au milieu de cette production, Jaafar Jackson, qui semblait taillé pour le rôle. À la sortie, on n'est ni satisfait, ni profondément énervé, tant Michael réussit et échoue lamentablement exactement là où on l'attendait.

Le Réveil de la Momie : ni morte ni réveillée

Lee Cronin tente de ramener la Momie à ses origines : un drame familial hanté par le deuil et la culpabilité. La promesse est tenue pendant près d'une heure, avant que "Le Réveil de la Momie" se perde dans ses propres ambitions contradictoires, incapable de choisir entre le drame viscéral qu'il voulait être et la mécanique Blumhouse qu'il ne pouvait s'empêcher de reproduire. Un rendez-vous manqué, pourtant généreux en ambitions, mais trop avare en courage.

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Trois films, une carte blanche, et une même ligne de force : chez Graham Swon, la parole ne se contente pas d’accompagner l’image, elle la traverse, la déplace, parfois même la remplace. De la dérive poétique d’An Evening Song (for three voices) à l’expérience quasi hypnotique de The World Is Full of Secrets, en passant par l’étrangeté expressionniste de Careful, se dessine un cinéma où dire, c’est déjà faire advenir.

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Elvis est sorti le 22 juin 2022. Réalisé par Baz Luhrmann, le long-métrage a pour têtes d'affiches Austin Butler dans le rôle-titre et Tom Hanks dans celui du colonel Parker, l'imprésario exclusif du musicien. Pendant presque trois heures, le réalisateur australien nous conte le mythe Elvis, superbement interprété par le jeune acteur, et aussi bien mis en scène. A voir et à retourner voir.

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Un beau soleil intérieur, Stupid Things… les films du week-end

Vous ne savez pas quoi voir ce week-end ? Profitez du romantisme et de la sincérité d'un Beau soleil intérieur. Plongez dans le portrait poignant d'un adolescent dans Stupid Things ou dans la folie du dernier film de Noémie Lvovsky.