Clémentine a trouvé un semblant de paix. Un toit. Une compagne. Un chat. Et même – luxe inespéré dans un monde effondré – une promesse d’avenir. Mais dans l’univers de The Walking Dead, la quiétude n’est jamais qu’un sursis. Ce troisième et dernier tome du spin-off graphique signé Tillie Walden clôt un cycle entamé avec une adolescente à la jambe amputée, endurcie par les morts-vivants, mais encore capable d’attachement. Il s’achève avec une jeune femme confrontée à la violence des vivants.
Dans "Dragon Ball", il est un arc que l’on pourrait appeler le "crépuscule du monde humain" : celui où le démon Piccolo Daimaô, incarnant la tyrannie, s’impose comme une ombre menaçante sur le monde. Ce passage, qui débute dans ce tome par la confrontation entre Piccolo et le Roi de la Terre, s’achève lorsque Goku gravit le pilier divin pour rencontrer le Tout-Puissant. Il marque une rupture narrative et symbolique. C’est un moment de mutation, à la fois du personnage principal, du ton général de la série, et même de l’univers lui-même.
On croit connaître Wyatt Earp. Ne serait-ce que pour avoir vu ses bottes crisser sur la terre battue d’une ruelle de Tombstone, son regard d’acier scrutant l’horizon du chaos, épaulé par ses frères et son acolyte, le fascinant Doc Holliday. La scène a cristallisé un mythe : celui d’un justicier droit dans ses bottes, figure d’un Ouest sauvage qu’il fallait bien dompter, même au prix du sang. Mais derrière cette façade, que reste-t-il de l’homme, de l’époque, de la vérité historique ? C’est à ce délicat travail de dévoilement que se livre J.D. Morvan dans le très réussi "OK Corral", nouvel opus de la collection "La véritable histoire du Far West", publiée par les éditions Glénat en partenariat avec Fayard.
Avec ce troisième tome de "Mauvais Monstre", Enzo Berkati confirme une prédisposition intéressante : celle qui consiste à capter les frémissements de l’adolescence à travers le filtre du fantastique, tout en préservant une légèreté de ton qui n’édulcore jamais la complexité des émotions abordées. Dans ce nouvel opus paru chez Glénat, les masques tombent… ou tiennent tant bien que mal.
Un matin comme les autres, Ruri Aoki, une lycéenne plutôt discrète, se réveille avec une paire de cornes sur le crâne. En guise d’explication, sa mère lui confie, avec un flegme un brin déconcertant, qu’elle tient cela de son père, un dragon. Ainsi débute Ruridragon, premier tome d’une série qui s’est rapidement taillé un joli succès au Japon, et qui arrive enfin en France aux éditions Glénat.
Peu de mangas atteignent la densité, la noirceur et l’élégance tragique de "Berserk". Depuis sa création par Kentarō Miura en 1989, cette œuvre inclassable s’est imposée comme l’un des monuments du genre dark fantasy. Les éditions Glénat lui rendent aujourd’hui un hommage à sa hauteur, en publiant une somptueuse édition prestige en deux volumes massifs (près de 900 pages cumulées), qui couvre les débuts de la série jusqu’au chapitre 6 de "L’Âge d’or". Soit la première grande respiration du récit : des débuts ultra-violents du Guerrier noir à la constitution de la Troupe du Faucon. Des arcs fondateurs, imprimés ici sur grand format cartonné, avec pages couleur inédites et traduction entièrement revue. Un soin éditorial remarquable, à l’image de l’œuvre qu’il célèbre.
Il arrive parfois qu’un destin discret traverse le vacarme de l’Histoire pour mieux éclairer notre propre présent. C’est à cet exercice subtil que se livre l’album graphique "Albert Kahn" (Glénat), qui met en scène la vie étonnante de ce banquier alsacien — juif, humaniste, célibataire, sans descendance — dont l’ambition ne fut jamais d’accumuler pour lui-même, mais d’ouvrir des fenêtres sur le monde pour les autres.
Si l’éternité est un fardeau, Unute, l'immortel imaginé par Keanu Reeves, nous rappelle qu’elle est aussi un prétexte inépuisable à l’aventure. Dans ce second volume de "BRZRKR Bloodlines", les auteurs nous invitent une fois encore à feuilleter les pages sanguinolentes du passé de ce personnage fascinant. Après un premier spin-off prometteur mais quelque peu inégal, ce nouvel opus affiche une ambition plus affirmée, tant sur le plan narratif que graphique.
Dans cet entretien, la réalisatrice Victoria Verseau revient sur "Trans Memoria", un film intime et sensoriel où mémoire, deuil et transition se mêlent. Elle y évoque Meril, son amie disparue, la construction du film, la présence d’Athena et Aamina, et la manière dont son geste artistique interroge identité, survivance et transformation.
Dans "Libertate", le cinéaste Tudor Giurgiu revient sur un épisode oublié de la Révolution roumaine de 1989 : des centaines de prisonniers enfermés dans une piscine à Sibiu. Entre manipulation médiatique, violence d'État et quête de liberté, le film interroge notre rapport à l’Histoire.
Actrice aux multiples visages et réalisatrice audacieuse, Zabou Breitman revient avec Le Garçon, un objet filmique inclassable entre enquête documentaire et fiction. À l’occasion du festival Ciné Mania, elle se confie sur ce projet atypique, sa méthode intuitive et son attachement au Québec, dans un entretien à cœur ouvert.
Dans un premier long-métrage poignant, "L’âge imminent", le collectif Col·lectiu Vigília explore avec une rare sensibilité les thèmes de la dépendance et des relations intergénérationnelles, dans une approche presque documentaire. Rencontre avec ses créateurs.
Rencontre exclusive avec Rúnar Rúnarsson et Elín Sif Halldórsdóttir, réalisateur et actrice principale du film islandais "When the Light Breaks" (sortie le 19 février 2025). Découvrez leurs inspirations, l’histoire du film et les secrets de la production, ainsi que les réflexions sur le cinéma islandais et la musique de Johan Johansson. Entretien intime sur les défis du tournage de l’équipe.