« Des hauteurs occidentales accompagnant la lente descente des glaciers, les eaux se déversaient, les vents soufflaient ; à l’est l’océan dominait, avec ses saisons de pêche et les marées capricieuses, les plages désertes… jonchées d’ossements de baleines et de lions de mer. Où que l’on se tourne, le regard revenait sur les vagues et les quarantièmes rugissants, sans toucher un seul empan de terre. Ainsi se présentait la planète dans ces latitudes extrêmes que ses habitants se plaisaient à appeler « le monde du bout du monde », comme si c’était un motif de fierté. »
« Plus tard, nous sommes arrivés au bord de la mer, où nous avons pu voir le sommet de gratte-ciels immergés saillir des eaux. Au moment du reflux, des flots d’écume blanche se sont mis à rouler en cascade le long de leurs innombrables fenêtres… »
« En général, le mur qui ceint le monde physique est impénétrable. Mais, l’histoire recèle maintes descriptions de portails entre notre monde et des mondes voisins. Le plus souvent, ces récits parlent de zones fragiles où le tissu spatio-temporel se déchire légèrement. Même s’il n’est pas aisé de les franchir, ces régions offrent u accès direct au royaume de l’esprit. De tels portails sont rares, et indécelables pour la plupart des humains. Toutefois, on pense que certains êtres particulièrement purs et innocents ont la faculté de percevoir ces passages sacrés. »
« Que ce soient des frères sur la rivière du Bois Brûlé ou des généraux sur une île du Pacifique, les garçons cherchent toujours un endroit où s’affronter. »
« Les paroles acquièrent de la force quand elles viennent du fond de l’âme, dit Rinto. Elles doivent couler comme l’eau d’un ruisseau, libres comme l’air qu’on respire. »
« - Tout le monde pense que tu es devenu sot, Tosarot mon maître. Qu’en est-il vraiment ?
- C’est en partie vrai. J’ai vieilli, je suis fatigué et ma belle Rambhai me trompe avec un amant à quatre pattes… Mais tu m’as enseigné toi-même que si un homme se fait passer pour plus sot qu’il n’est, il continue à être astucieux. »
Comment deux Français se sont-ils approprié l'une des sagas d'horreur les plus iconiques d'Hollywood ? Sébastien Vaniček et Florent Bernard reviennent sur la genèse de "Evil Dead Burn", ses partis pris narratifs et techniques, et la place qu'il occupe dans une franchise qui avance, plus que jamais, à tâtons.
Dans cet entretien, la réalisatrice Victoria Verseau revient sur "Trans Memoria", un film intime et sensoriel où mémoire, deuil et transition se mêlent. Elle y évoque Meril, son amie disparue, la construction du film, la présence d’Athena et Aamina, et la manière dont son geste artistique interroge identité, survivance et transformation.
Dans "Libertate", le cinéaste Tudor Giurgiu revient sur un épisode oublié de la Révolution roumaine de 1989 : des centaines de prisonniers enfermés dans une piscine à Sibiu. Entre manipulation médiatique, violence d'État et quête de liberté, le film interroge notre rapport à l’Histoire.
Actrice aux multiples visages et réalisatrice audacieuse, Zabou Breitman revient avec Le Garçon, un objet filmique inclassable entre enquête documentaire et fiction. À l’occasion du festival Ciné Mania, elle se confie sur ce projet atypique, sa méthode intuitive et son attachement au Québec, dans un entretien à cœur ouvert.
Dans un premier long-métrage poignant, "L’âge imminent", le collectif Col·lectiu Vigília explore avec une rare sensibilité les thèmes de la dépendance et des relations intergénérationnelles, dans une approche presque documentaire. Rencontre avec ses créateurs.