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Dexter saison 8 : Video promo sanguinolente

Dexter : une série souvent drôle, émouvante, passionnante, provocante

Dexter est une série télévisée américaine créée par James Manos, d’après le roman de Jeffry P. Freundlich, auteur de roman policier. Le personnage principal est Dexter Morgan, un expert-judiciaire formaté par un père adoptif qui en fera un serial killer brillant, qui s’applique à tuer religieusement, suivant ce précepte avec soin : « Si tu fais le mal, fais-le bien ».

Le concept effrayant mais fascinant d’un tueur en série « sympathique ». Le blog de l’Étrangleur de satin est basé sur ce concept, montrant une tueuse en série presque glorifiée par les médias et la culture populaire.

Dexter est une série qui explore les zones sombres de la condition humaine, comme American Psycho de Bret Easton Ellis, film auquel il fait souvent allusion. Les similitudes sont nombreuses entre Dexter et Patrick Bateman. Comme dans le générique d’ouverture des repas dans Psycho, Bateman prépare un repas avec beaucoup de sauce, de la viande rouge et des framboises sur un fond blanc.

Bateman se bat pour garder sa soif de sang sous contrôle et se jette le soir tombé dans un road movie sanglant. Comme Dexter, Bateman admet qu’il est incapable de ressentir de l’émotion humaine. En outre, l’identité alternative de Dexter qu’il utilise pour obtenir son tranquillisant, est le Dr Patrick Bateman.Dexter travaille comme expert, spécialisé dans l’analyse de traces de sang à la division criminelle de la police de Miami. Il est là enfermé dans son laboratoire, sans contact avec les autres. Seule sa sœur, Debra Morgan, sergent dans le même commissariat provoque en lui quelques bribes d’émotions. Dans la vie de tous les jours, Dexter ne ressent rien, n’a aucun sentiment. Le seul moment de vie, d’intensité, qu’il connait vient de la mise à mort de sa victime qu’il piste tel un chasseur. Comme dans nos séries sur les vampires, la vue du sang a chez lui des vertus euphorisantes.

Une fois son forfait commis, se réinstalle le vide, une sombre volonté, une froide détermination et une indifférence machiavélique.Au cours de ses fréquents monologues intérieurs, il ne va pas juger ses propres actes, mais nous invite clairement à le faire. La conscience qu’il a de ne pas être un citoyen modèle, rend le personnage encore plus intriguant. C’est un sociopathe vivant avec ses pulsions, incapable d’une réelle connexion avec l’autre, d’éprouver de l’empathie. Il nous met devant des dilemmes moraux comme le fait The Sopranos sur la base : « j’ai de la sympathie pour le personnage, mais il commet des actes horribles ».

Dès la première saison, nous sommes plongés dans le passé de Dexter : nous comprenons qu’un drame vécu dans son enfance a fait de lui un être vide, sans émotion. Il tue d’autres criminels, mais ce n’est pas un justicier. Il tue car c’est le seul moment où il n’est pas dénue d’âme, le seul moment de jouissance, son unique moment de vie… Ce qui rend le drame superbe est justement, qu’il nous invite en voix off et monocorde à explorer les raisons de sa soif de sang.C’est un autiste de la vie, il ne peut pas atteindre, toucher, toute sa vie est réglée selon un rituel, ses gestes sont celles d’un automate, tout est cadré. Le générique montre par séquence ce processus comme dans le film American Pyscho.

Pourtant derrière cette vie hyper organisée, la vie de Dexter est un chaos : il reste cet enfant dévasté, qui a vu sa mère se faire découper en morceau par un psychopathe, et qui pendant quelques jours vivra avec le corps de sa mère éparpillé, en morceaux, au milieu d’un bain de sang, avant qu’un policier ne découvre la scène. Ce policier va l’adopter, et se rendant compte des pulsions meurtrières de son fils adoptif, lui inculque une méthode qui canalise ses envies de crimes : vérifier les faits, et ne tuer que ceux qui ont commis des actes criminels.Ainsi comme dans Hannibal Lecter, nous comprenons dans les « Origines du Mal » les raisons du goût de la viande humaine, dont l’origine se trouve être un traumatisme terrible, une épreuve dévorante vécue durant l’enfance. Comme pour Dexter, un trauma durant son enfance explique aussi son goût pour le sang. Dans les deux cas, les conséquences sont d’extern faire des sortes de morts-vivants, incapable de toutes formes de communication sauf celle qu’ils trouvent en infligeant la mort, le seul moment qu’ils leur procure un semblant de vie. Dans ses moments de mort, ils ont la sensation de pouvoir communiquer car aussi étonnant que cela puisse paraître la vie est communication, et il vaut mieux n’importe quelle communication, même une communication complètement irrationnelle que pas de communication du tout.

Vous pouvez lire aussi cette excellente analyse sur ce site : la criminalité sérielle.Durant la saison dernière, la soeur de Dexter est au courant du secret, bien qu’ayant du mal à digérer la nouvelle. Elle commet un meurtre pour protéger son frêre. En effet, LaGuerta avait découvert la véritable identité de Dexter. On se demande si au cours de l’ultime saison ce secret si bien gardé sera mis à jours par d’autres personnes…

Charlotte Rampling rejoint le casting, elle interprétera le rôle d’Evelyn Vogel, neuropsychiatre et également profileuse pour la police. On peut s’attendre à une 8ème et dernière saison grandiose. Sean Patrick Flanery, Saw 3D rejoint lui aussi le casting, il jouera le rôle d’un ex-policier de la ville de Miami.

Warm bodies : de Frankenstein à Roméo et Juliette

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Jouant avec les codes d’un genre vu et revu, Warm bodies est un teen-movie jubilatoire, décalé, audacieux et original. Un film à découvrir si vous voulez savoir ce qui passe dans la tête d’un zombie!

Adaptation d’un roman éponyme d’Isaac Marion, Warm Bodies de Jonathan Levine[i] est un film original et sympathique, au format court et compact, entre pastiche du film d’horreur et comédie romantique, entre film de zombies et teen movie.

Cette originalité se fait sentir dès les premières minutes du film, où le zombie, interprété par un Nicholas Hoult[ii] inspiré, est choisi comme narrateur. L’intelligence de Jonathan Levine est donc de partir du point de vue, de la conscience du zombie. Évoluant dans un monde post-apocalyptique, ravagé par un virus menaçant toute civilisation, le zombie, R, une sorte de héros romantique des temps modernes nous délivre, non sans humour et en voix off, ses pensées les plus profondes : « Qu’est-ce que je vais faire de ma vie ? Pourquoi suis-je tout mou ? Pourquoi est-ce que j’ai du mal à communiquer ? Parce que je suis un mort vivant ». Les osseux mangent tous ceux qui ont un cœur qui bat. Les rescapés vivent dans des bunkers fortifiés et redoutent les mangeurs de chair qui évoluent dans un aéroport abandonné et ne ressentent rien. Malgré ce contexte peu favorable, R, tombe littéralement amoureux de Julie, interprétée par la belle et convaincante Teresa Palmer, une rescapée, et décide de la protéger de la voracité de ses compagnons. Au fil des jours, la jeune femme réveille chez lui des sentiments oubliés depuis longtemps. Elle-même découvre chez ce zombie autre chose qu’un regard vide et des gestes de mort-vivant.

Jonathan Levine a le génie de mixer comique, romance et gore sans excès et cela de manière très subtile, mettant à mal, pour notre plus grand plaisir, les « codes » zombies habituels. Reprenant cette trame universelle de l’amour entravé par des familles ennemies, Warm Bodies est pour nos deux héros comme une forme d’épopée romantique, sous fond d’amour à la Roméo et Juliette avec une pointe de Freudisme (les séquences des flashs back sont vraiment réussies), et une bande son délirante.

En outre, l’évolution de R vers sa renaissance est touchante à suivre. Le film aborde un certain nombre de problématiques sociales intéressantes, tel que le rejet et/ou l’acceptation de l’autre. On nous parle de tolérance, de communication, de la force de la rédemption et sur ce qu’il faut pour l’obtenir, mais également sur l’importance de créer des connexions avec les autres et de prendre soin d’eux. Plus on avance dans le film, plus on a de mal à distinguer qui est humain et qui est zombie : n’est-ce pas un clin d’œil du réalisateur à la société contemporaine de zombies humains que nous sommes devenus ? Chacun d’entre nous a e effet la vocation de suivre les mouvements de masse, à vivre sans but précis. De même, les zombies retrouvent peu à peu leur humanité rêvent, se mettent à ressentir, s’allient aux humains, saignent… Les disques vinyles rendent une musique « plus vivante » que les ipod nous dit R ; de même aujourd’hui pour la pellicule délaissée au cinéma au profit du numérique… Les repères deviennent flous entre humanité et non-humanité tout le long du film, et oblige le spectateur à une forme d’introspection, de réflexion, sur ce que signifie : être humain.

Warm Bodies est bien plus qu’une sorte de Twilight sous fond de Walkind dead. Il est vrai que le thème du zombie conscient a déjà été traité par Romero[iii] dans sa Saga des Zombie, notamment dans Day of Dead, puis de manière un peu plus poussée, dans Land of the Dead. Il est possible que les puristes du genre s’offusquent du pari osé du réalisateur et préfèrent les livres de Max Brooks[iv]. D’un point de vue parodie zombiesque, on peut préférer Shaun of the Dead ou Bienvenue à Zombieland. Il est également possible de reprocher au scénario une certaine faiblesse, un manque d’action (quoique ce la ne soit pas le but), une fin prévisible qui manque de noirceur. Mais je crois qu’il faut prendre Warm Bodies tel qu’il est, un très bon mélange de romance, d’humour. En le regardant on ne s’ennuie pas. Il faut le regarder le cerveau ouvert, sans référence en tête ou besoin de comparaison. Il ne faut pas y chercher un remake de L’Armée des Morts : vous serez déçus ! Warm Bodies est tout simplement une belle histoire d’humanité, agréable à regarder, une belle histoire d’amour improbable, un vrai divertissement. Oui, l’amour rend vivant et c’est en cela que Warm Bodies réinvente le film de zombie. A voir en VO si possible, bien-entendu !

Warm Bodies Renaissance : Bande-annonce

Synopsis : Un mystérieux virus a détruit toute civilisation. Les rescapés vivent dans des bunkers fortifiés, redoutant leurs anciens semblables devenus des monstres dévoreurs de chair. R, un mort-vivant romantique, sauve contre toute attente Julie, une adorable survivante, et la protège de la voracité de ses compagnons. Au fil des jours, la jeune femme réveille chez lui des sentiments oubliés depuis longtemps… Elle-même découvre chez ce zombie différent autre chose qu’un regard vide et des gestes de momie… Perturbée par ses sentiments, Julie retourne dans sa cité fortifiée où son père a levé une armée. R, de plus en plus humain, est désormais convaincu que sa relation avec Julie pourrait sauver l’espèce entière… Pourtant, en cherchant à revoir Julie, il va déclencher l’ultime guerre entre les vivants et les morts. Les chances de survie de ce couple unique sont de plus en plus fragiles…Warm Bodies Renaissance porte un regard aussi réjouissant qu’étonnant sur l’amour, la fin du monde et les zombies… De quoi nous rappeler ce que c’est d’être humain !

Warm Bodies : Fiche technique

Tire original : Warm Bodies Renaissance
Réalisateur : Jonathan Levine
Interprétation : Nicholas Hoult (R), Teresa Palmer (Julie), Analeigh Tipton (Nora), Rob Corddry (M), Dave Franco (Perry), John Malkovich (Grigio)…
Scénario : Jonathan Levine d’après : Warm Bodies de : Isaac Marion
Date de sortie 20 mars 2013
Durée : 1h 37min
Distributeur : Metropolitan FilmExport
Genres : Comédie, Romance, Epouvante-horreur
Image : Javier Aguirresarobe
Son : Louis Marion
Montage : Nancy Richardon
Musique : Marco Beltrami, Buck Sanders
Producteur(s) : Bruno Papandrea, David Hoberman, Todd Lieberman
Production : Summit Entertainment, Mandeville Films, Make Movies
États-Unis – 2012


[i] Jonathan Levine, scénariste et réalisateur américain, s’est distingué par son film d’horreur « All the Boys Love Mandy Lane » (Tous les garçons aiment Mandy Lane), où l’on retrouve sa bonne touche d’humour

[ii] Nicholas Hoult ; que l’on peut retrouver en ce moment dans Jack le chasseur de géants.

[iii] George Andrew Romero est réalisateur, scénariste, acteur et auteur américain, réputé pour ses films d’horreur particulièrement gores et violents, mettant souvent en scène des morts-vivants (Zombie, La Nuit des morts-vivants) ou encore sa Chronique des morts-vivants.

[iv] Max Brooks est l’auteur du Guide de survie en territoire zombie (2009) ou de World War Z (2009) qui traite de la guerre entre les humains et les zombies.

Le Monde Fantastique d’Oz : de l’horreur au féérique…

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Critique du film Le Monde Fantastique d’Oz

L’exercice pouvait sembler périlleux pour Sam Raimi, réalisateur de la terrifiante trilogie Evil Dead, et de Spider Man. Le voir débarquer chez Disney, était une surprise, une curiosité de l’année 2013. D’autant plus, qu’un autre réalisateur tout aussi émérite, Tim Burton, s’y était cassé les dents quelques années plus tôt, avec un désastreux Alice au pays des Merveilles. Nous conter les bons sentiments au pays d’Oz, alors que Raimi s’était penché jusqu’alors plutôt sur la noirceur de l’âme humaine, semblait donc un pari risqué.Le moins que l’on puisse dire est que l’exercice est réussi. Tout le monde se souvient du classique indémodable, Le magicien d’Oz de Victor Fleming (1939), avec sa célèbre chanson « Somewhere over the Rainbow » et Dorothy, qui demeure encore de nos jours une référence en matière de monde fantastique. Ici Sam Raimi réussit tout de même à imposer son empreinte sur ce film savoureux, une sorte de préquel, surtout au début du film en noir et blanc[i], qui se plonge dans le passé d’Oscar Diggs, un prestidigitateur plus ou moins honnête (interprété par James Franco [ii], un peu naïf et cabotin certes, mais au charme certain), qui doit se transformer malgré lui, et dans des circonstances malencontreuses, en ce grand magicien d’Oz, ayant pour mission de sauver l’avenir et le peuple de la cité d’émeraudes, de la vindicte de la méchante sorcière. L’idée du noir et blanc à la couleur pour montrer le passage de la réalité au monde fantastique est une merveille.

Ceci est accompagné par un casting honorable et des personnages hauts en couleur. Tout d’abord, les deux sœurs parfaites en leur rôle de méchantes sorcières bien piquantes : la belle sorcière Theodora (interprétée par Mila Kunis, véritable révélation du film jouant un rôle complexe), qui emmène le magicien à la cité d’émeraude, et qui tombe sous son charme ; désabusée et ayant le sentiment d’avoir été trahie, elle se transformera en une horrible sorcière verte rancunière et vindicative. Sa sœur, Evanora interprétée par Rachel Weisz, ayant tué le roi, aura elle aussi une évolution ambigüe dans le film. Enfin la belle sorcière blanche Glinda, interprétée par la lumineuse Michèle Williams. A cela s’ajoute une 3D réussie et bien utilisée, de beaux costumes, des paysages tout à fait féériques et une musique grandiose de Danny Elfman (compositeur de Tim Burton), que l’on distingue dés les premières notes. Sam Raimi parvient à imposer cet univers dichotomique en 3D, passant de la noirceur des forces du mal aux teintes kitsch du royaume de la gentille et charmante Glinda. Difficile dés lors, de ne pas être emporté dans la même tornade que le protagoniste, de ne pas s’émerveiller devant la cité d’Émeraude ou l’adorable et espiègle China Doll, et de ne pas trouver ce voyage des plus agréables. Le film mise ainsi beaucoup sur son esthétisme.

Le résultat inspire la sympathie parce qu’il cherche à renouer avec l’innocence et la féérie des premiers films Hollywoodiens tout en exploitant une technicité moderne.Il est certain pourtant que certains spectateurs n’aimeront pas ce film et penseront que Raimi n’a pas survécu à l’usine à rêve. Ils trouveront peut-être la blonde Michèle Williams, un peu cruche dans sa robe et son rôle de gentille princesse. D’autres encore reprocheront des décors numériques monumentaux, une vision purement formelle, ou encore une certaine mièvrerie au film dans son ensemble. Oui ! Dans le monde de Disney, tout est doux et gentillet ; les bons sentiments sont roi : ainsi, ce n’est pas la joie qui fait le magicien, mais la foi en l’autre, le respect des différences, le sens d’appartenir à une communauté. Si vous croyez en vous et aux autres, tout est possible ! Inspirant, non ?Mais il ne décevra pas les amateurs de merveilleux : on en sort émerveillé justement, transporté par l’univers enchanteur et la fraîcheur enfantine de ce fairy tail. Le résultat est plaisant, enlevé, féérique. et constitue assurément un spectacle pour toute la famille. En somme, un petit bijou de film fantastique mariant à merveille renouveau et respect de la candeur et de la naïveté du film original et du roman de L. Frank Baum[iii]. Vivement le prochain opus ! Avec 16 livres, Oz n’a pas fini d’inspirer et d’offrir de merveilleuses possibilités cinématographiques.


[i] Le film commence, comme la version originale de Victor Fleming, en format 4/3, et en noir et blanc.

[ii] James Franco, notamment remarqué, en tant que Harry Osborne dans Spiderman, ou Collège Attitude

[iii] Lyman Frank Baum est le créateur, d’un des livres pour enfants les plus populaires aux États-Unis : Le Magicien d’Oz (1900).

Somptueux costumes : Once Upon a Time

Once upon a Time : Étoffes de nos rêves hollywoodiens

Une série comme il n’en existait pas encore : les flashbacks dans le monde enchanté nous aident à comprendre les personnages. C’est une série addictive et d’un point de vue culturel enrichissante. Les références à la littérature Faustienne est évidente à travers le personnage de Rumplestitlskin. Les costumiers savent créer le rêve, les beaux habits, les bijoux, le maquillage qui nous enchantent; les décors sont juste époustouflants, comme au cinéma. Ces petites mains de l’ombre font rentrer le spectateur dans un autre monde. Les derniers films hollywoodiens revisitent les contes de fées. Donner vie et souffle à un autre monde, consiste aussi à concevoir des accessoires d’habillement tels que chaussures, bijoux, gants, coiffes et chapeaux en tous genres.

once upon a time
Eduardo Castro est un créateur de costumes, il ajoute à travers ses créations, une ambiance, une atmosphère qui plonge les spectateurs dans une scène, une époque, et nous donnent l’impression de vivre ce moment comme si nous y étions. Il a été récompensé en 2013 pour ses réalisations et sa carrière lors du « Costume Designers Guild Award ». Il a conçu les costumes luxuriants comme la cape rouge, les habits du prince et autres robes somptueuses de la reine maléfique pour « Once Upon a Time ».

Dans le pilot, la robe de mariage de Blanche-Neige, a été le premier costume qui a été conçu et approuvée immédiatement par la CBS. La coupe moderne et extravagante avec ses plumes de Paris en ont fait un costume culte. L’un des costumes les plus élaborés est certainement celui de « Rumplestitlskin », personnage torturé, mystique et sombre. On voit que le processus de vieillissement du cuir à coup de broyage, de sable donne vie à ce costume, comme si d’une certaine manière il devenait une part de l’âme et de la personnalité de ce Faust cherchant l’amour auprès de Belle.

Sans aucun doute les costumiers où costumières sont importants dans la réalisation d’une série, d’un film. On ne peut que rendre hommage à ceux qui sont derrière la caméra; ils mettent en place l’univers, l’atmosphère aboutissant à la réalité d’une illusion pour les téléspectateurs. Hollywood aime les contes de fées, et se donne les moyens de fabriquer des mondes pour notre enchantement. L’esthétisme de ses costumes, colorés, où dentelles, velours, brocarts, cuirs, plumes s’entrecroisent, attirent le regard des spectateurs et participe pleinement à la réussite d’une série. Ainsi les habillements en laine de mouton, les tissus en soie embellis de velours, de perles portées par les personnages ajoute du luxe, mais participent surtout à la fabrication du rêve.

Depuis quelques années Hollywood réinventent les fables et autres contes de fées et met à la mode Alice au pays des merveille, Blanche Neige, … Cela ne fait aucun doute, les contes inspirent et foisonnent de possibilités… Angelina Jolie jouera la méchante Maleficient dans l’histoire de La Belle au Bois Dormant. La fascination pour les contes a encore un avenir doré et nous aurons le plaisir d’admirer le travail de ces artistes qui  participe avec noblesse à l’industrie de l’Entertainement.

Once upon a Time : Costumes, Coiffures et Bijoux en Photos.

The Following : Crimes et illusion litteraire

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The Following, la nouvelle série de Kevin Williamson sur Fox, après Scream et Vampire Diaries, semblait être remplie de belles promesses : un très bon pilote semblait annoncer un bon thriller psychologique entre Esprits criminels pour l’ambiance pesante, Dexter pour l’aspect serial killer et  24h chrono , pour le rythme effréné et la tension permanente.

L’histoire est ingénieuse : Joe Carroll (James Purefoy), est un psychopathe qui met à profit les nouvelles technologies pour créer une secte de meurtriers. Une idée ambitieuse et dans l’air du temps pour nous alerter sur l’hyper-puissance des nouvelles technologies, de Facebook, Twitter et autre cybercriminalité… Mais un ex-membre du FBI, un peu alcoolique, à la santé défaillante, (Kevin Bacon) qui le connaît par coeur, et l’a déjà coffré par le passé, va reprendre du service afin de contrarier ses projets.

Au fil des épisodes, on peut se questionner sur la plausibilité d’un tel scénario. Certes, le jeu d’acteurs est impeccable, c’est un très beau duel et le choix de Kevin Bacon en ancien flic désabusé mais toujours aussi compétent, semble judicieux. Certes, Joe Carroll a eu neuf ans pour ficeler son projet de communauté de tueurs en séries. Mais un tueur en série dont on ne connaît pour l’instant que très peu de choses sur la construction psychologique, qui semble sortir de nulle part, accompagné d’une dizaine d’Hannibal Lecter plus ou moins futés, qui ridiculise les meilleurs éléments du FBI et qui arrive à infiltrer à la fois les polices locales, le SWAT, la justice, le FBI, tel un méga Kaiser Sauzé, semble peu crédible et peu réaliste.

La Fox n’aurait-elle pas sacrifié l’unité scénaristique pour simplement contenter le goût très américain pour les tueurs en série ? A cela se rajoute une partie du casting et la mise en scène de certains épisodes mollassonnes… Les acteurs secondaires auraient négocié des temps d’antenne avec les producteurs, et le moins que l’on puisse dire est que cela ne sert vraiment le récit.Par ailleurs, le parallélisme avec l’œuvre littéraire d’Edgar Allan Poe, précurseur du roman policier, certes sombre et torturée, comme fût la vie de l’écrivain, est loin d’être évidente. D’ailleurs, elle semble s’épuiser au fil des épisodes. Nulle mention du culte de la mort ni même du moindre tueur en série à travers ses nouvelles. Mais dans la série, dans la cellule du tueur alors évadé, on découvre poèmes et récits de l’écrivain.

Et l’enquêteur à sa poursuite, au fil de l’intrigue, dresse un parallèle entre la psychologie du tueur et celle de Poe. Pour un lecteur de Poe, voir une femme se crever l’œil volontairement avec un piquet à glace, après s’être griffonné The Raven sur tout le corps, peut paraître déroutant. Si Poe a fait de nombreux poèmes sur la mort des femmes comme Anabelle Lee ou The Raven, ce n’est que parce qu’il a subi de manière atroce la mort de propre mère et de sa femme qui crachait ses poumons. De là, à en faire un apôtre de l’horreur, de la violence gratuite, du désir et plaisir de tuer, et d’ériger cette soif de crimes en œuvre artistique à parachever, un peu à la manière de Saw, il y a un chemin qu’il ne faut pas franchir! Poe a en effet une approche beaucoup plus psychologique de l’âme humaine.Malgré ses nombreuses approximations, The Following réussit à tenir en haleine le spectateur d’épisode en épisode. Le rapprochement avec Le Silence des agneaux, ou même Seven, se fait aisément. Il faut laisser sa chance à cette série, dont l’idée de départ reste ingénieuse, qui capte l’attention, et qui vous met en tension permanente. On n’est comme accroché, happé par l’écran, attiré par l’horreur et le vice, qui s’étalent au fil du récit.

Espérons que le profil psychologique du tueur en série sera mieux défini, que le scénario sera plus soigné, car cette série peut tenir ses promesses, malgré un essoufflement qui se dégage parfois de certains épisodes. Ne serait-ce que pour l’ambiance oppressante, cela vaut le coup d’œil.

 

2081 Universal Absurdity : l’adaptation cinématographique de la nouvelle de Kurt Vonnegut’s Harrison Bergeron

2081 Universal Absurdity : un court métrage à découvrir

universal absurdityUn court métrage des plus intéressants et d’une actualité brûlante, basé sur une nouvelle de science-fiction dystopienne de Kurt Vonnegut Jr, publiée à l’origine dans The Magazine of Fantasy & Science Fiction en 1961, traduite en France sous le titre du Pauvre Petit Surhomme. 2081 est un court métrage découvert au Festival International de Seattle, en 2009, racontant l’histoire d’un monde où la notion d’égalitarisme conduira à mettre au point le socle commun minimum, sous la supervision du « Handicapeur Général des États-Unis », Diana Moon Glampers. Une société où rien ne dépasse, où tout est pareil, conçue pour que tous les êtres soient égaux.

C’est l’histoire d’une société qui mènera jusqu’à l’absurde, une idée utopique, une uniformisation du monde effrayante, caractérisée par une déshumanisation totalitaire servant aux gouvernements à faire de l’individualité, du caractère unique de chacun un crime entraînant répressions et morts. Une société où l’idée même de création est synonyme de déviance, de pêché suprême.

2081 fait penser à 1984, Fahrenheit 451, Brave New World où la population est placée sous une caste de répartition physiologique, où encore récemment à Hunger Games.

3 livres dystopiens  en Films

Nous avons tous la liste classique des films voire séries anti-utopiques, les plus connus sont justement 1984, Le meilleur des mondes, La Ferme, Minority Report, Hunger Games etc… J’en rajouterai 3 autres :

Neuromancer, roman de William Gibson (1984). Ce roman a remporté la «triple couronne» et un film sera tourné en 2013; on trouve un excellent fake d’ailleurs sur youtube d’un trailer.

Le fils de l’homme de PD James (1992) qui donna aussi un très bon film avec Clive Owen

La Servante écarlate de Margaret Atwood (1985)

The Americains : Un jeu du chat et de la souris.

The Americans : le jeu dangereux du chat et de la souris.

Un drame passionnant sur le mariage complexe de deux espions du KGB se présentant comme des Américains ordinaires. The Americans est une série d’espionnage, diffusée depuis le 30 janvier 2013 sur FX, créée par Joseph Weisburg pour la chaîne.Les années 80 reviennent en force aussi bien dans la musique que dans les séries, après The Carries Diaries, la chaine de Justifed; Sons of Anarchy s’est mise à explorer la Guerre Froide suite à l’élection du Président Reagan.Les affaires d’espionnage n’ont rien d’angélique, et dans ce sens la série montre assez bien le côté obscur de ce métier, qui ressemble plus à une croyance. Weisberg a été inspiré par les événements du Programme Illegals.

Ses héros, l’époque, celle des années 80, décors, musique, mode, tout y est : un couple modèle d’Américains, vivant dans une banlieue de Washington DC, des parents modèles, une famille américaine ordinaire. Sauf qu’ils sont en fait des espions russes infiltrés dont le but est de contrecarrer les plans de l’Oncle Sam.Philip et Elizabeth Jennings, ses deux héros, se sont mariés pour la mission. Bien que formatés the Americain way of life semble ne pas être aussi simple à rejeter. Le formatage, le côté mécanique des personnages va se disloquer au cours des épisodes, ils commencent à se poser des questions : après tout l’Amérique capitaliste est-elle vraiment ce grand Satan décrit par les manuels soviets de l’époque !!!Le héros au bout de 16 ans de mariage tombe pour de bon amoureux de sa femme, qui elle reste, attachée à sa patrie, Keri Russel (Felicity) succombe moins facilement aux sirènes de cette Amérique que Matthew Rhys (Brothers & Sisters) et résiste à l’amour qu’elle peut éprouver pour son mari.

La comparaison avec Homeland est assez judicieuse : les croyances en une idéologie, en une parole de gouvernement est elle aussi évidente que ça face à sa propre vie? Peut-on vraiment se sacrifier, s’oublier et adhérer à des idées dont les conséquences sur sa vie de tous les jours sont sources d’un jeu trouble où le mensonge est roi?En sus, du jeu du chat et de la souris joué par nos deux espions d’ailleurs fort sympathiques au demeurant, la série a eu l’intelligence ne pas en faire des méchants absolus, mais de poser des questions sur les motivations d’un homme et d’une femme, sur le couple, la confiance…

L’étude d’un couple, d’une famille fondée sur le mensonge avec deux enfants, ne sachant plus si leurs relations est de l’ordre du virtuel ou pas donne à cette série un plus même si elle n’atteint pas la paranoïa de Homeland. Elle semble plus adulte que la série Allias. Pour compliquer les relations, le sentiment croissant de Phillip pour les valeurs de l’Amérique, son mode de vie et sa femme, les tensions augmentent également lors de l’arrivée d’un nouveau voisin, Stan (Emmerich), un agent du FBI travaillant en contre-espionnage. The Americans est une série qui sait maîtriser la tension narrative, les rebondissements, l’exercice est réussi… Une bonne série à voir et qui certainement lors de la saison 2 apportera son lot de surprises.

If I Had a Heart : Musique d’ouverture de la série Vikings

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Vikings Musique d’ouverture…

If I Had a Heart est utilisé comme générique d’ouverture de la série Vikings. Cette chanteuse suédoise de son vrai nom Karin Elisabeth Dreijer Andersson, auteur-compositeur à la voix extraordinaire, grave, aux tons profonds et perçant voit sa chanson If I Had a Heart à nouveau utilisé dans une série et on peut dire que le choix est bon là aussi comme dans l’épisode 7 : Let me go dans The Following, que l’on entend lors de la scène finale est absolument terrifiante.

Faire un tour dans le monde virtuel de la série sur la chaine History channel

Paroles de la musique du générique signée Fever Ray : If I Had a Heart

this will never end
cause i want more
more, give me more, give me more

this will never end
cause i want more
more, give me more, give me more

if i had a heart i could love you
if i had a voice i would sing
after the night when i wake up
i’ll see what tomorrow brings

if i had a voice i would sing

dangling feet from window frame
will i ever ever reach the floor?
more, give me more, give me more

crushed and filled with all i found underneath and inside
just to come around
more, give me more, give me more

if i had a voice i would sing

 

The Following : Impuissance et manipulation de l’oeuvre de Poe

Carroll, décrit comme un professeur de littérature charismatique, est censé être un expert de Poe, ainsi que l’auteur d’un roman, « La Mer gothique». Pour Carroll, en réalité il ne s’agit rien d’autre que de manipulation, d’admiration et de pouvoir, un profil que l’on trouve chez tous les criminels. Les adeptes sont tous des meurtriers où de potentiels criminels, qui vont trouver dans le délire de Caroll, une justification à leurs actes. Ainsi le meurtre, les atrocités sont esthétisées, l’art est une folie, et la mort est l’émotion suprême, ce qui n’a rien à voir avec la période romantique.

L’Impuissance par le Pouvoir : The Following

Bien sûr Poe, est un des pères de la fiction d’horreur, mais son œuvre n’a rien à voir avec la vision de Caroll, qui est un sociopathe, ne pouvant attirer à lui que ceux qui lui ressemblent. On remarquera d’ailleurs qu’au cours de l’Histoire récente et passée, nous avons eu affaire trop souvent à des criminels cherchant à justifier leurs actes pervers en utilisant la littérature, la religion, le sexe, la politique ainsi de suite…

Caroll montre une haine des femmes, qu’il tente de rationaliser en affirmant que « Poe croyait que l’art est la beauté et rien n’est plus beau que la mort d’une belle femme ». Au passage on remarquera là aussi qu’en toutes époques, la haine des femmes est une marque chez ce genre de personnage. En outre, Poe a décrit la mort d’une belle femme comme poétique, non pas car cela est beau mais d’une grande tristesse, or cette émotion ne peut pas être expérimentée par Caroll et ses groupies, car ils sont nihilistes, dans une totale incapacité de vivre d’autres émotions que la mort et donc incapables de comprendre la poésie, la profondeur des romans et nouvelles de Poe.

Notre Marc Antoine de la série Rome, est un acteur britannique parfaitement élégant, exerçant sur ses adeptes un ascendant certain. Il hypnotise tous ceux qui lui ressemblent. Ce genre de personnes est présent dans toutes les couches de la société : ce peut être la mère de famille, le policier, votre boulanger, un chef d’entreprise… En effet Caroll attire à lui les profils lui correspondant.

En revanche, Hardy, ennemi juré de Carroll, a un problème d’alcool, un stimulateur cardiaque et une vie désordonnée. Le contraste entre les deux personnages est intéressant : on a un agent coriace, mais malade et un tueur en série rayonnant de santé en apparence. Usant de l’œuvre de Poe comme faire valoir, même dans le conte, le plus ouvertement sadique « The Pit and the Pendulum », c’est la victime qui attire tous les regards, les bourreaux sont sans visage, impuissants, pitoyables, sans vie, par contraste avec la victime, pleine de vie.

C’est une affaire d’émotion, Joe Caroll et ses adeptes sont pervers, et des âmes vides, et toute l’affaire au fond tourne autour de personnages qui sont dans l’incapacité d’apporter la vie, des impuissants… Et justement l’œuvre d’Edgar Allan Poe explore l’impuissance par le pouvoir.

Étrangement Carroll ne réalise pas du tout, qu’il est un impuissant, qui se cache derrière un semblant de pouvoir, une admiration d’adeptes complétement atteints psychologiquement, rongés par la mort émotionnellement, incapables de jouir de la vie et d’en créer.

On peut se sentir fasciné durant une seconde par ses tueurs en série. Mais quand on connait l’œuvre de Poe, la période romantique, on ne peut que décrypter le vide, et l’impuissance que cherche à cacher Caroll en exerçant du pouvoir, comme l’a fait Hitler et tous ceux qui ont ce type de caractère.

Synopsis : Joe Caroll un tueur en série dirige de sa cellule un réseau de followers afin de faire exécuter ses crimes. Il assassine ses victimes surtout des femmes en affirmant faire un clin d’œil, à son «héros», Allan Edgar Poe, se référant aux contes « The Tell-Tale Heart » et « Le chat noir ».

Defiance Universe : Une gameSerie sur Sy-Fi

Defiance Universe un jeu vidéo relié à la série

Defiance Universe est un série de science-fiction télévisée, développée par Rockne S. O’Bannon, Kevin Murphy et Michael Taylor. La série est produite en collaboration avec Trion Worlds produisant Defiance MMO, un jeu vidéo qui sera relié à la série.

La série sera diffusée aux États-Unis sur la chaîne câblée Syfy, produit par Productions câble universel.La série se déroule dans un futur proche, où des étrangers connus collectivement sous la dénomination de Votans, arrivèrent sur Terre, un ensemble de sept différentes espèces exotiques qui ont évolué sur des planètes séparées dans le système solaire Votan. A la recherche d’une nouvelle Maison, après la destruction mystérieuse de leurs système d’étoiles, ils pensent trouver un autre monde les acceptant.

Toutefois, après avoir atteint la Terre, ils constatent qu’ils ne sont pas les bienvenus. Bien-entendu les gouvernements terriens ne s’entendront jamais avec ceux qui viennent d’ailleurs et après des années de négociations infructueuses, cela se termina en guerre. Pendant la guerre, un vaisseau s’écrase accidentellement et la technologie terraformeur engendrent des modifications radicales de la biosphère et même de la géologie de la Terre, ce qui rend la planète dangereuse pour les humains et les aliens. La terre est brûlée, et la surface de la planète est couverte de poussière et de débris.

Après des décennies de guerre, les deux camps, déclarent un cessez-le feu. Il ne reste plus grands choses de la structure politique. Humains et aliens commencent à s’organiser en prenant conscience qu’ils doivent coopérer dans cette nouvelle Terre étrange.

La série tourne essentiellement autour du personnage de Josué Nolan. Ce dernier n’avait que dix ans lorsque les Votans sont arrivés. Soldat durant la guerre contre les Votans, il retourne dans sa ville natale de Saint-Louis. Une ville frontière de réfugiés, rebaptisé « Defiance ». Il prendra très vite conscience qu’il est nécessaire de prendre position et deviendra un chef Lawkeeper  » une sorte de gardien de la loi et de l’ordre » afin de protéger la ville des affrontements dangereux entre les humains et les aliens, ainsi que d’autres visiteurs dangereux entrant dans la ville.

La série sera diffusée le 16 avril prochain sur la chaîne câblée Sy-Fi, soit 24h après les États-Unis et une première bande annonce est actuellement diffusée…Comme on peut s’en douter la série va explorer la rencontre avec l’autre, celui est différent, notre possibilité d’adaptation face aux changements provoqués par ce vaisseau tombé et transformant la terre.

Black Mirror : Une série qui nous explosent…

Black Mirror est une série britannique, créée par Charlie Brooker, diffusée sur Channel 4 depuis le 4 décembre 2011. Le premier épisode est époustouflant et vraiment choquant.

On y voit le 1er ministre avoir des relations de type zoophile pour sauver une princesse britannique, l’opinion publique pensant qu’après tout, la vie de la princesse vaut bien un acte sexuel avec un porc en direct sur toutes les chaines du monde, YouTube etc…Le plus extraordinaire dans cette épisode a été de voir la délectation des gens, regardant un homme se sacrifier, pour un kidnapping orchestré, planifié par un lauréat fictif du Prix Turner, Bloom Carlton, dont le but était justement de montrer que le gouvernement et le public en étant scotchés devant leurs écrans, ne voyaient plus du tout les réalités du monde réel. Le lauréat va d’ailleurs libérer la princesse bien avant l’acte, réalisant peut-être la folie de son plan : conduire un homme à la déchéance. Il se suicidera devant sa télévision au moment où le 1er ministre passe à l’acte.

Chaque épisode traite d’une réalité différente, avec un autre casting d’acteurs à chaque fois, et il faut bien le dire cette série, fort peu connue dans la zone francophone, est délirante, et pourtant si proche de notre monde. Il suffirait de très peu pour que nous y soyons; parfois si on regarde de près, on y est déjà : ce voyeurisme à travers la télé réalité et autres talk shows où les gens viennent s’épancher devant d’autres millions de spectateurs se délectant du malheur d’autrui existent à grande échelle dans toute la société. Cela n’a rien de nouveau au fond, des écrivains comme Balzac en parle parfaitement dans leur description de la condition humaine, Sartre aussi à sa manière…

2nd Episode

Celui là aussi est pas mal du tout : un jeune homme Bing Madsen se réveille chaque matin devant des écrans omniprésents, et pour avoir accès à d’autres émissions, il passe toute la journée à pédaler dans une sorte de salle de sport, afin d’accumuler des points, une sorte de crédit. Sa rencontre avec Abi, rêvant d’être la chanteuse va les amener l’un et l’autre à découvrir la réalité d’un monde féroce, virtuel où la vie n’existe pas, où même la révolte est utilisée, recyclée pour être à son tour une émission…Le 3ème épisode est lui aussi pas mal : un monde où les gens sont implantés et enregistrent leurs souvenirs, et lors d’une soirée un avocat va chercher dans ses enregistrements de souvenir, la preuve de l’infidélité de sa femme.

Black Mirror est une série qui tourne autour des réseaux sociaux, du monde virtuel, de la manière dont nous interagissons avec cette virtualité, faisant de cette virtualité notre nouveau dieu, un outil dont nous devenons les esclaves, l’air de rien, tranquillement, sans même parfois prendre conscience que c’est juste un outil, un moyen et non une fin…. Cette série britannique pose les questions sur notre époque, notre manière d’agir, nos dérives à travers des caricatures qui parfois se révèlent très réalistes au regard de nos relations avec le numérique, le virtuel, qui devient La loi…Après tout, ne vivons nous pas dans un monde où c’est l’ordinateur qui détient la vérité?

Il est celui avec qui nous parlons, posons des questions et gare à celui qui cherche plus loin, on saura lui faire comprendre qu’il est un déviant d’une façon où d’une autre.Cette série plutôt trash, a le mérite de poser des questions multiples sur la politique, les outils technologiques que nous nous mettons à idolâtrer plutôt qu’à utiliser comme simples outils afin de réaliser nos buts. Au fond le succès mitigé est assez étonnant car c’est le type de série qui pourrait faire évoluer les mentalités, apporter des prises de consciences….Cette série fait penser à The Twilight Zone, et autres 4ème dimensions, la saison 2 composé de 3 épisodes comme dans la saison 1, traitera de l’anarchie, du virtuel et de l’apocalypse

La vidéo de promo de janvier 2013 a de quoi vous glacer aussi… En tout cas une série que je conseille. L’absurdité d’un monde à la dérive est parfaitement explorée sous différentes coutures… Seconde saison Be Right Back réalisé par Owen Harris White Bear réalisé par Carl Tibbetts The Waldo Moment réalisé par Bryn Higgins

Utopia : un thriller conspirationniste ultra-violent, énigmatique et haletant

Utopia : Serie Conspirationniste ??

Utopia est une série britannique comme on en fait rarement, sur un ton décalé, d’une violence mentale incroyable, ressemblant par moments à la cultisme série Le prisonnier. Le sang gicle, la terreur s’installe, son créateur Dennis Kelly est un dramaturge quadra.

On suit groupe de personnes que rien ne relie à part le fait qu’elles se connectent sur un chat pour parler d’un mystérieux manuscrit, un roman graphique culte dont ils vont se retrouver « les heureux » propriétaires. Un comics étrange, annonçant les pires maladies, les pires exactions des industries chimiques, des expériences médicamenteuses sur les humains et les animaux.Rapidement, ils vont devenir la cible d’une mystérieuse organisation connue sous le nom de The Network.

La série dresse un portrait féroce d’une société n’ayant aucune idée, aucune responsabilité aucune mainmise, aucun contrôle sur les organisations de l’industrie agro-alimentaires, les industries chimiques et médicales, Cette société est totalement ignorante de ce qui se trame derrière son dos, et les héros vont se trouver face à une organisation puissante dont les ressources sont inépuisables : rien ne l’arrête, elle est partout, et agit comme bon lui semble.Cette idée d’omnipotence d’absolue effrayera nos protagonistes, cibles de la mystérieuse organisation à la recherche du code caché dans le manuscrit, Ian, Becky, Wilson et Grant, rejoints par la mystérieuse Jessica Hyde, une femme froide, étrange qui dès l’enfance a été la cible de ce groupe; elle veut la peau d’un Monsieur Rabbit, le mystérieux patron de l’hydre.

Grant l’adolescent qui lors des premiers épisodes avait la version du manuscrit, ciblé et traqué par l’organisation, trouvera en Jessica, une protectrice qui voit en lui une version plus jeune d’elle-même.Nous allons aussi faire la rencontre d’un agent Milner, un espion anglais œuvrant contre le Network, et les différentes accointances politiques entre ce groupe et les politiques.

C’est une série inédite sans aucun doute, captivante, elle touche directement à l’actualité, la surveillance médicale des peuples à travers différentes méthodes est une réalité effrayante. Contrôler les peuples au moyen d’une nourriture industrielle, la rendre amorphe, la droguer en faisant croire que c’est anodin, être dans le vent, est juste une vérité inquiétante qui fait de cette série autre chose qu’une série parmi d’autres.