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Copains pour toujours 2, de Dennis Dugan : Critique du film

Copains pour toujours 2 : humour scatologique et triomphe de la médiocrité

Descendu en flèche par la presse à juste raison, Copains pour toujours 2  ne vole pas bien haut. Une succession de sketchs d’une nullité affligeante, de l’humour régressif niveau pipi-caca-prout-vomi...

Cette comédie est pathétique, aucune écriture, aucune narration, les gags sont d’une rare lourdeur. Ce film semble être écrit par une bande de demeurés décrivant la vie d’une bande de copains éloignés de toute réalité, du bon sens commun, où les adultes sont tous idiots. On en arrive à se sentir presque gêné devant tant de médiocrité.

Ridicule, gras, graveleux, débile, Copains pour toujours 2 est le genre de cinéma qui touche les abîmes de la médiocrité, ça en devient même perturbant, on en vient à se demander comment ce film a pu être financé ??

Il n’y a rien, à part une vague lutte entre jeunes symbolisés par Taylor Lautner et des quadras en crise, le récit commence d’ailleurs par un cerf urinant sur Adam Sandler pour finir par le même Sandler rotant et pétant au lit auprès de sa femme !!!

Copains pour toujours 2 est dénué de toute émotion, sans la moindre once de passion, ce film est réglé sur une seule onde radio celle de la nullité !!!

Un film catastrophique, pitoyable, scénario 0, niveau jeu des acteurs 0, ils n’y croient pas et pour cause, en tout cas Copains pour toujours 2 mérite certainement l’oscar du navet de l’année.

Synopsis : Désireux d’offrir à sa famille une vie plus équilibrée et calme, Lenny quitte Hollywood et sa folie hystérique pour s’installer dans la banlieue calme où il a grandi. Calme, du moins en apparence. Entre ses amis et leurs problèmes d’adultes, un chauffeur de bus défoncé aux médicaments, des flics complètement frappés, une ancienne connaissance qui le martyrisait étant enfant, des gamins qui défendent leur territoire, la vie est nettement moins tranquille que prévue…

Fiche Technique – Copains pour toujours 2 

Nom : Grown Ups 2
Réalisateur : Dennis Dugan
Casting: Adam Sandler (Dennis), Kevin James (Eric), Chris Rock (Kurt), David Spade (Marcus), Nick Swardson (Nick), Salma Hayek (Roxane), Maya Rudolph (Deanne), Maria Bello (Sally), Shaquille O’Neal (officier Fluzoo), Jon Lovitz (faux prof de fitness), Colin Quinn (Dickie), Tim Meadows (Malcolm), Milo Ventimiglia (Milo), Taylor Lautner (Andy)…
Date de Sortie : 11 Septembre 2013
Nationalité : USA
Durée : 1h41
Budget : 80 millions $

 

 

No Pain No Gain, un film de Michael Bay : Critique

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No Pain No Gain, une comédie noire d’inspiration tarantinesque

No Pain No Gain s’inspire de l’histoire incroyable mais vraie de ces trois kidnappeurs amateurs qui, à la recherche d’une vie meilleure, se retrouvent embarqués dans une série d’actes criminels qui dégénèrent rapidement… Rien ne se déroule jamais comme prévu!

Michael Bay, est le réalisateur connu de films comme 2 Bad Boys, la trilogie blockbusters des Transformers ou encore Armageddon et Pearl Harbor, des films grands spectacles, du lourd.

Loin des blockbusters explosifs, Michael Bay signe ici une comédie noire de son vrai titre Pain & Gain traduit en français « No Pain No Gain », sur fond de rêve américain, à partir d’une histoire basée sur des faits réels, où 3 culturistes dégénérés décident de monter un plan et de braver la loi en kidnappant un self-made man « qui aura une réplique à retenir » «T’es fauché parce que t’es un gros con qu’a jamais fait d’études» pour le forcer a leur donner tout ce qu’il a.

S’inspirant de Pulp Fiction et de Fargo, Michael Bay livre un film où il traîne dans la boue la notion de rêve américain, en prenant pour héros des décérébrés qui voulaient croquer la Big Apple.

L’idée de mettre sur pellicule des criminels idiots, la vraie histoire du gang Sun Gym, ne va pas être appréciée par tous le monde. Le film a des imperfections mais il n’en reste pas moins drôle, violent, cynique par moment, voire dérangeant. Michael Bay fait preuve de sarcasme, d’autodérision en critiquant ce qu’il a érigé en valeurs, le patriotisme et le fameux American Dream.

Ce film joue sur le décalage, l’humour noir est omniprésent. Il est fascinant de voir le prix qu’est prêt à payer le chef de Gang, Daniel Lugo incarné par l’excellent Mark Wahlberg, un idiot congénital qui croit que la vie se résume en belle voiture, maison et argent en abondance. Ce film est une véritable critique du mode de vie à l’américaine, où tuer et torturer son prochain sans jamais prendre conscience de la monstruosité de ses actes est juste un moyen comme un autre d’arracher le rêve. Les 3 criminels réalisent l’adage du tout est possible aux USA avec une telle innocence idiote que même les moments les plus durs prêtes à rire.

Le style outrancier de Bay parvient à nous dresser un tableau des dérives de cette Amérique avec son culte du corps, la glorification de bimbos décérébrés où n’importe quel crétin peut devenir un modèle.

A travers des images très travaillées, de beaux ralentis, la voix off constante avec en arrière plan la bannière étoilée, une bonne bande son, Mickael Bay réalise un film délirant, une fable cruelle qui lève le voile sur cette illusion qu’est le rêve américain …

Pour le reste du casting il est bon de retrouver le formidable Tony Shalhoub (que certain reconnaîtront pour avoir joué dans la série Monk), le charismatique Ed Harris et Dwayne Johnson qui interprète un personnage surréaliste, grâce à sa dualité morale, une montagne de muscles, un fou de dieu, amoureux du Christ au visage béat, ne supportant pas la violence et qui tabasse des mecs car tuer un homme c’est lui éviter de souffrir. Un rôle de tordu croyant franchement hilarant!

Un film un peu trop long, mais un scénario totalement déjanté, de l’humour noir grinçant décapant. No pain No gain est à la fois drôle et sarcastique, il transforme le rêve en cauchemar et la laideur en une sorte de beauté.

Synopsis : A Miami, Daniel Lugo, coach sportif, ferait n’importe quoi pour vivre le « rêve américain » et profiter, comme sa clientèle fortunée, de ce que la vie offre de meilleur : maisons de luxe, voitures de course et filles de rêve…Pour se donner toutes les chances d’y arriver, il dresse un plan simple et (presque) parfait : enlever un de ses plus riches clients et… lui voler sa vie. Il embarque avec lui deux complices, Paul Doyle et Adrian Doorbal, aussi influençables qu’ambitieux.

Fiche Technique – No Pain No Gain

Réalisé par: Michael Bay.
Avec: Mark Wahlberg, Dwayne Johnson, Anthony Mackie, Tony Shalhoub, Ed Harris, Rob Corddry, Bar Paly, Ken Jeong et Rebel Wilson.
Genre: Action, Drame, Comédie.
Nationalité: Américain.
Titre original: Pain & Gain.
Distributeur: Paramount Pictures France.
Durée: 2h09min.
Date de sortie: 11 septembre 2013.
Public: Interdit aux moins de 12 ans.

 

La Danza de la Realidad, un trip poético baroque

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Poétique, complétement fou, surréaliste, La Danza de la Realidad d’Alejandro Jodorowsky, est une œuvre surprenante, pleine d’audace et de magie.

Après 20 ans d’absence cinématographique, le poète cinéaste chilien Alejandro Jodorowsky, underground et psychédélique revient avec La Danza de la Realidad, un long métrage audacieux, kitsch, une autobiographie fantasmée à l’ambiance fellinienne où il explore la psychogénéalogie des Jodorowsky.

Alejandro Jodorowsky est un scénariste de bande dessinée, romancier, tarologue comptant parmi ses inconditionnels David Lynch et Nicolas Winding Refn (Only God Forgives) Ses films sont poétiques, singuliers, mystiques, surréalistes et l’image sert de métaphores à des thèmes comme la question sociale, l’engagement politique, la violence, le sexe, la mort ou encore la spiritualité. Un cinéma underground certes dérangeant mais surtout magiquement réaliste comptant des œuvres cultes comme d’El Topo (1970) Montagne sacrée (1973) Santa Sangre (1989).

(Jodo) est un film personnel, le cinéaste-shaman-tarologue évoque son enfance durant les années 1930-40 dans sa ville Tocopilla. Ce film familial, où son propre fils Brontis Jodorowsky joue le rôle du père est tourné d’ailleurs dans cette ville avec un petit budget.danza-de-la-relidad-baroque-poetiqueLa danza de la realidad est un trip poétique coloré, une fable politique à la Pablo Neruda où l’image est utilisée comme une métaphore pour parler du fascisme, de son regard sur le Chili, d’une enfance dans un milieu où ses origines juives sont perçues comme un travers, avec un père autoritaire tendance stalinienne niant toute spiritualité, prônant une discipline de fer, et une mère douce s’exprimant par des chants lyriques.

Le film peut dérouter par son aspect burlesque, surréaliste, fantasmagorique, un conte avec des scènes où l’on voit des hommes asexués, des éclopés, des travestis, des nains, des saints, un homme qui devient le drapeau chilien… Cette succession de séquences peut paraître comme un grand cirque mais chacune d’elle raconte une histoire, un souhait comme quand la mère chante de l’opéra, il lui fait réaliser son rêve.

Derrière l’aspect comique, excentrique, il s’agit de voir dans cet univers ésotérique, une thérapie poétique exorcisant les démons familiaux à travers des images fortes et symboliques. Lorsque le père est torturé par des agents de la CIA, il s’agit là d’un parcours vers la rédemption.

La Danza de la realidad est une œuvre mystique d’une grande richesse. Cet univers onirique crée par Alejandro Jodorowsky nous emporte dans une danse enivrante, où jeter un caillou dans la mer tue des milliers de poissons, où des sardines descendent du ciel, où un clochard céleste est assis sur un ponton…

– Meurs et deviens –

A travers cette psychomagie se déroule une quête initiatique entre un père et un fils finalisée par une réconciliation et un nouveau départ. Il est inutile d’être un spécialiste de la filmographie de Jodorwsky, La danza de la Realidad est un trip baroque de l’âme guérissant de ses poisons à travers l’imagination, l’art…

 Synopsis : « M’étant séparé de mon moi illusoire, j’ai cherché désespérément un sentier et un sens pour la vie. » Cette phrase définit parfaitement le projet biographique d’Alexandro Jodorowsky : restituer l’incroyable aventure et quête que fut sa vie. Le cinéaste d’origine chilienne se livre dans une autobiographie imaginaire. Né au Chili en 1929, dans la petite ville de Tocopilla, Jodorowsky est confronté à une éducation très dure et violente, au sein d’une famille déracinée. Bien que les faits et les personnages soient réels, la fiction dépasse la réalité dans un univers poétique où le réalisateur réinvente sa famille et notamment le parcours de son père jusqu’à la rédemption, réconciliation d’un homme et de son enfance.

Fiche Technique – La danza de la Realidad

Réalisateur : Alejandro Jodorowsky
Acteurs : Brontis Jodorowsky, Axel Jodorowsky, Adan Jodorowsky, Pamela Flores, Alejandro Jodorowsky, Jeremias Herskovits, Cristobal Jodorowsky
Scénario : Alejandro Jodorowsky
Images : Jean-Marie Dreujou
Montage : Maryline Montieux
Musique : Adan Jodorowsky, Jonathan Handelsman
Son : Claudio Vargas
Décors : Alejandro Jodorowsky, Alisarine Ducolomb
Costumes : Pascale Montandon-Jodorowsky
Effets visuels : Ekkarat Rodthong
Production : Caméra One (France), Le Soleil Films (Chili)
Producteurs : Alejandro Jodorowsky, Michel Seydoux
Producteurs exécutifs : Moisés Cosío, Xavier Guerrero Yamamoto
Distributeur français : Pathé Distribution
Vente internationale : Pathé International

 

You’re Next, un film d’Adam Wingard : Critique

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Après V/H/S, le scénariste Simon Barrett et le réalisateur Adam Wingard reviennent avec un film horrifique You’re Next.

Le film s’ouvre par une réunion familiale dans une vaste demeure de campagne isolé où Les Davison (Rob Moran et Barbara Crampton) invitent leurs 4 enfants et leurs conjointes et conjoints respectifs à l’occasion de leur anniversaire de mariage. Alors que la famille dîne, la maison est prise d’assaut par des tueurs masqués brutaux, des psychopathes, dénués de toutes formes de compassions.

 Tu es le prochain en lettres de sang sur les murs

Les tueurs mettent en place une traque progressive des membres de la famille dans le cadre d’un huis clos terrifiant comme dans le film American Nightmare, même si le concept est différent de l’ordre du 1er degré. You’re next met en scène des envahisseurs guidés par une seule envie tuer, ce qui entraîne des combats gores où l’hémoglobine fusse avec un usage bien spécial d’appareils ménagers.

Bien que le film ne révolutionne pas le genre, Wingard joue la carte de la dérision avec des moments d’humour qui ne porte pas atteinte à la tension, les rebondissements sont bien ficelés et la narration tient la route. Quant à la mise en scène, des plans fixes alternent avec de long travelling au ralenti et les séquences nerveuses scotchent jusqu’au bout le spectateur. Un home invasion d’une efficacité indéniable, un habile mélange des genres notamment entre Assaut de John Carpenter et les Scream de Wes Craven.

Le plus dans You’re the next, c’est Erin (Sharni Vinson), une vraie warrior à la Sarah Connor, une bad-ass qui change de ses classiques où la fille hurlant de peur se fait zigouiller dans les 20 minutes. L’héroïne est rusée, et elle va faire très mal aux tueurs masqués, une survivante qui attire la sympathie du spectateur.

Dans l’ensemble ce Slasher est bien rythmé, des tueurs masqués impitoyables, une héroïne qui n’a pas froid aux yeux, la vraie vedette de ce film, Sharni Vinson, une actrice à suivre, ajouté à cela une musique récurrente à découvrir Looking for the magic (Dwight Twilley Band) repris par Mind the gap, que vous aurez envie d’écouter une fois que vous avez vu le film. En somme, un spectacle jouissif, percutant, un bon moment pour les amateurs d’hémoglobine.

Synopsis : Une réunion de famille, celle des Davidson, tourne brusquement court lorsque leur demeure est prise d’assaut par un groupe de tueurs psychopathes en déguisement d’animaux. Un à un, les membres de la famille périssent dans des pièges sophistiqués, sous les coups de hache, de machette et autres tirs d’arbalète. La maison, recluse, n’offre aucun lieu de repli. Mais ni les tueurs ni leurs victimes n’avaient envisagés qu’Erin, sous ses airs d’innocente petite amie, avait l’instinct viscéral de rendre les coups…

You’re Next : Fiche Technique  

Réalisateur  : Adam Wingard
Interprétation :Sharni Vinson, Nicholas Tucci, Wendy Glenn, AJ Bowen, Joe Swanberg
Distributeur :Synergy Cinema
Durée : 94 MIN
Date de sortie :04 septembre 2013
Genre  : Thriller, Horreur, Slasher, Comédie

Etats-Unis – 2011

White House Down de Roland Emmerich : Critique du film

White House Down : Critique d’un film Pop Corn assumé

Après La chute de la Maison Blanche, White House Down est le deuxième film sur la thématique de la destruction de la Maison Blanche par des groupes terroristes, Roland Emmerich en est à sa troisième destructions de l’Aigle, après les Aliens d’Independence Day, les catastrophes naturelles du Jour d’après, il réitère avec White House Down, une version super pop corn de Die Hard.

Dans ce blockbuster, un groupe de mercenaires s’attaque au fief présidentiel, avec dans le rôle du Président Sawyer (Jamie Foxx), qui a affirmé « avoir essayé de garder la ligne comme Barack Obama afin d’incarner le rôle du président américain dans « White House Down ».

Fort heureusement, John Cale (Channing Tatum), membre de la police du Capitole, sur les lieux, avec sa fille en simple visiteur se verra offrir l’opportunité de protéger le président.

Le film raconte le sauvetage du président des Etats-Unis, un président pas comme les autres, puisque lui aussi sera dans l’action, on le verra ramper à quatre pattes, tirer au bazooka, conduire la voiture présidentielle dans les jardins de la Maison-Blanche et en plus il porte des baskets, un président trop cool…

Le film joue avec l’humour décalé et le second degré, en nous montrant un président très héroïque et la star montante, Channing Tatum vraiment «too much», tout est permis, tout est possible, on dirait un super héros, rien ne l’arrête… White House Down oscille entre situations rocambolesques, chaos, rires et excentrisme. Un film à regarder si on ne cherche pas une mise en scène irréprochable et que l’on n’a pas peur de l’exagération, ça peut même être fun.

Toutefois le scénario téléphoné reste un copié collé moins bon que Die Hard à la sauce de buddy movie, même si l’alchimie entre les deux acteurs (Tatum et Foxx) fonctionne parfaitement. Hélas ce n’est pas le seul reproche que l’on peut faire à ce film, les effets spéciaux sont ratés, de toute évidence une grosse partie du tournage à eu lieu sur des fonds verts, comme la discussion dans une bagnole sur fond extérieur, quant aux scènes introduisant des hélicos, les avions de chasse c’est du numérique et ça se voit…

Pour le reste, si vous êtes un afficionado des films d’action et si la glorification du patriotisme très second degré comme dans ce dernier plan au ralenti où (la fille de Tatum fait flotter le drapeau américain au-dessus de sa tête). Au final, ça reste un bon divertissement Pop Corn revendiqué d’ailleurs par le réalisateur Allemand.

Synopsis : Membre de la police du Capitole, John Cale vient de se voir refuser le job dont il rêvait : assurer la protection du président des États-Unis. Espérant éviter à sa fille une déception lorsqu’il lui apprendra la nouvelle, il l’emmène visiter la Maison-Blanche. C’est à ce moment qu’un groupe paramilitaire lourdement armé attaque le bâtiment. Alors que le gouvernement américain sombre dans le chaos, Cale va tenter de sauver sa fille, le président, et le pays tout entier…

Fiche Technique : White House Down

Réalisateur : Roland Emmerich
Casting : Channing Tatum, Jamie Foxx, Maggie Gyllenhaal et l’actrice québécoise Rachelle Lefevre.
Genre : Action, Drame
Durée : 2H11 mn
Distributeur : Sony Pictures
Année de production : 2013

Sortie en salles le 04 Septembre 2013

Notons que la musique aux accents métallique et électronique a été écrite par le producteur Harald Kloser en collaboration avec son partenaire Thomas Wander.

 

« Alabama Monroe » : une histoire bouleversante sur fond de musique bluegrass

Alabama Monroe : Musique du film

Tout commence par une belle rencontre, une histoire d’amour entre un cowboy flamand amoureux de l’Amérique, celle des grands espaces et une jeune femme multi- tatouée. Le tout sur fond de musique

Felix van Groeningen explique « La musique du film peut aussi bien être un élément narratif que servir d’ellipse. A d’autres moments, nous l’avons choisi car elle permet de souligner les différentes émotions du film. Nous avons adapté les musiques de la pièce tout au long du scénario. La chance de travailler avec un musicien comme Bjorn Eriksson est que vous vous trouvez face à quelqu’un qui est passionné de bluegrass depuis ses 16 ans ! »

The Broken Circle Breakdown Bluegrass Band : un mélodrame intense, passionnant à l’image de sa musique.

Playlist Alabama Monroe

1. The Broken Circle Breakdown Bluegrass Band – Will The Circle Be Unbroken
2. The Broken Circle Breakdown Bluegrass Band – The Boy Who Wouldn’t Hoe Corn
3. The Broken Circle Breakdown Bluegrass Band – Dusty Mixed Feelings
4. The Broken Circle Breakdown Bluegrass Band – Wayfaring Stranger
5. The Broken Circle Breakdown Bluegrass Band – Rueben’s Train
6. The Broken Circle Breakdown Bluegrass Band – Country In My Genes
7. The Broken Circle Breakdown Bluegrass Band – Further On Up The Road
8. The Broken Circle Breakdown Bluegrass Band – Where Are You Heading Tumbleweed?
9. The Broken Circle Breakdown Bluegrass Band – Over In The Gloryland
10. The Broken Circle Breakdown Bluegrass Band – Cowboy Man
11. The Broken Circle Breakdown Bluegrass Band – If I Needed You
12. The Broken Circle Breakdown Bluegrass Band – Carved Tree Inn
13. The Broken Circle Breakdown Bluegrass Band – Sandmountain
14. The Broken Circle Breakdown Bluegrass Band – Sister Rosetta Goes Before Us
15. The Broken Circle Breakdown Bluegrass Band – Blackberry Blossom

Alabama Monroe de Felix Van Groeningen

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Alabama Monroe : une bombe sentimentale sur fond de musique

Synopsis : Bluegrass Didier (Johan Heldenbergh) et Élise (Veerle Baetens) vivent une histoire d’amour passionnée et rythmée par la musique. Lui est joueur de banjo dans un groupe de Bluegrass Country et vénère l’Amérique. Elle, tient un salon de tatouage et chante dans le groupe de Didier. De leur union fusionnelle naît une fille, Maybelle (Nell Cattrysse). Un couple fusionnel qui va être confronté à la très grave maladie de leur petite fille.

Alabama Monroe met la Belgique à l’honneur ! Quatre ans après La merditude des choses (premier film du cinéaste),le talentueux Felix van Groeningen réalise un véritable mélodrame, poignant, d’une force et d’une délicatesse extrêmes. L’histoire de ce beau film dépeint la rencontre d’un couple passionné, fusionnel, dont l’alchimie est sublimée à l’écran par l’interprétation remarquable de Veerle Baetens et de Johan Heldenbergh, en parfaite osmose. Ces acteurs sont tellement brillants que l’on oublie très vite qu’ils jouent un rôle. L’humanité des deux personnages crée une empathie immédiate et émeut le spectateur. La toute jeune Nell Cattrysse, livre également une prestation étonnante, qui vous demandera un effort personnel pour ne pas fondre en larmes.

Outre un casting formidable, l’intelligence du film tient en la destruction chronologique, qui transcende un scénario linéaire, et qui permet d’explorer les émotions et de varier les tons, la joie, la gaieté, le bonheur familial, puis la descente aux enfers, la déstructuration d’un couple face au drame, la tristesse, le malheur inéluctable… La musique Bluegrass est au final le cœur de cette belle histoire et transcende le drame; elle s’accorde parfaitement au tempo d’Alabama Monroe, et ponctue brillamment la variété des émotions fluctuantes des personnages, en permettant de cristalliser immédiatement un sentiment. La technique du film est sans défaut avec des tons sombres, un cadrage et des mouvements de caméra imperturbables. Dans une esthétique à la photographie irréprochable de Ruben Impens, le film prend des couleurs captivantes et des lumières rougies.

Alabama Monroe accède en son dénouement à une surprenante dimension onirique, par un mélange parfait des deux tons du film, une séquence criante de bonheur, et de tristesse. L’histoire est psychologiquement violente : c’est un film où le spectateur souffre avec les personnages, compatie à leurs malheurs. C’est un film dramatique d’une grande puissance émotionnelle, un discours à la fois réaliste, idéologique et utopique sur l’amour, le deuil et la religion, avec parfois quelques envolées d’humour. Il est presque nécessaire de découvrir une telle œuvre bouleversante, troublante et touchante, une ode à la vie et à la musique d’une poésie envoutante. Alabama Monroe est une révélation, un gros coup de cœur, un film magnifique, dont le sujet lourd est abordé ici avec force, sensibilité et élégance.

Fiche technique : Alabama Monroe

Titre original : (The Broken Circle Breakdown)
Réalisation : Felix Van Groeningen
Scénario : Carl Joos, Felix Van Groeningen
Interprétation : Veerle Baetens (Élise), Johan Heldenbergh (Didier), Nell Cattrysse (Maybelle)
Image : Ruben Impens
Son : Jan Deca
Montage : Nico Leunen
Musique : The Broken Circle Breakdown Band, dirigés par Bjorn Eriksson
Producteur(s) : Dirk Impens
Production : Menuet, Topkapi Films
Distributeur : Bodega Films
Date de sortie : 28 août 2013
Durée : 1h52

Rimbaud, Françoise Hardy : Jeune & jolie en Poésie !

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Le portrait d’une jeune fille de 17 ans en 4 saisons et 4 chansons.

Elle est une belle de jour, même si les esprits conservateurs l’a regarde comme une invitation aux commerces charnels sur la toile. Très critiqué à Cannes, pour son regard ambiguë sur la prostitution, Jeune et Jolie n’est il vraiment qu’un documentaire vulgaire sur la vente d’un corps juvénile où une ode aux errances adolescentes, une belle fable sur l’insouciance des jeunesses perdues au temps où nous osions comme Ozon.

(Rimbaud extrait du poème on n’est pas sérieux quand on a 17 ans)

Nuit de juin ! Dix-sept ans ! – On se laisse griser.
La sève est du champagne et vous monte à la tête…
On divague ; on se sent aux lèvres un baiser
Qui palpite là, comme une petite bête…

Jeune & jolie explore, vagabonde sur les chansons légères de Françoise Hardy et le poème intemporel de Rimbaud « On n’est pas sérieux quand on a 17 ans », ramenant ce beau film à sa juste hauteur : une poésie contemporaine de l’adolescence, une nouvelle approche du mystère féminin, bref un joli conte juste et sensible.

Propos du réalisateur François Ozon concernant le choix de la BO

Les chansons arrivent comme des ponctuations, des moments de suspension. C’est la troisième fois que j’utilise des chansons de Françoise Hardy après Traüme dans GOUTTES D’EAU SUR PIERRES BRÛLANTES et Message personnel dans 8 FEMMES.

Ce que j’aime particulièrement dans ses chansons c’est qu’elle retranscrit l’essence de l’amour adolescent : un amour malheureux, de désillusion romantique… Je trouvais intéressant de synchroniser cette vision iconique sur un portrait plus cru de cette adolescente. Au fond d’elle, Isabelle a aussi envie de coller au modèle d’une adolescence sentimentale et idéalisée, que ses parents souhaitent pour elle, mais elle a d’abord besoin de se trouver elle, de se confronter aux désirs conflictuels qui la traversent pour pouvoir tomber amoureuse.

Jeune & Jolie : Tracklist

1. Eté – Philippe Rombi
2. L’amour d’un garçon – (Remastered – Les années Vogue 62-68) – Françoise Hardy
3. True Romance – The Citizens – (M. Swinnerton/M. Evans/L. Diamond/T. Burke)
4. Poison Lips – Vitalic
5. The Sense Of Me – Mud Flow
6. Chambre 6095 – Philippe Rombi
7. A quoi ça sert ? – Françoise Hardy
8. Young Americans – Poni Hoax
9. Midnight City – M83 – (A. Gonzales/M. Kibby/J.-M. Jonhsen)
10. Baptism – Crystal Castles
11. Première rencontre – Françoise Hardy – (M. Berger)
12. Jeune et jolie – Philippe Rombi
13. Je suis moi – Françoise Hardy – (Michel Berger)

B.O. Jeune & Jolie : Françoise Hardy

4 saisons et 4 chansons

L’amour d’un garçon

A quoi ça sert ? – Françoise Hardy

Première rencontre – Françoise Hardy – (M. Berger)

Je Suis Moi – Françoise Hardy (Michel Berger)

 

Critique : L’Aube rouge

Thor à l’affiche de L’Aube rouge, remake du film éponyme de John Millius avec Patrick Swayze

Synopsis : Un matin, les habitants d’une ville américaine se réveillent pour découvrir l’incroyable : des forces armées étrangères sont en train de les envahir. Les États-Unis sont attaqués, des centaines de parachutistes pleuvent du ciel, et ce n’est que le début… Très vite, les citoyens sont faits prisonniers et l’ennemi occupe le secteur. Un groupe de jeunes parvient à s’enfuir et se cache dans les bois. Ils n’ont pas dit leur dernier mot. Il n’est pas question pour eux de se laisser voler leur liberté et leur pays…

L’aube rouge est un film où on peut voir quelques scènes d’actions bien rythmées, même si la caméra tremblotante nous gâche quelque peu le plaisir. Ce film tourné depuis 2009, sorti aux États-Unis en novembre 2012 et à l’affiche en France à partir du 28 août 2013, avait à l’origine des chinois pour envahisseurs, mais commerce oblige, les envahisseurs deviendront des Coréens du Nord. Grâce à la numérisation, il a suffi de modifier drapeaux et insignes…

L’Aube Rouge est un remake d’un autre film Red Dawn réalisé en 1984, par John Milius, qui racontait l’histoire d’un groupe de jeunes (Patrick Swayze, Charlie Sheen) menant la résistance après  l’arrivée de forces armées Russes sur le territoire américain.

Ce remake est très similaire au premier film, à une chose près, cette fois l’Amérique où plus exactement, une petite ville de Spokane (Washington), faute de budget sans doute, est envahie non pas par les forces Russes, années Reagan obligent pour le premier opus, mais par la Corée du Nord de de Kim Jong.

Red Dawn commence par le retour de Jed (Chris Hemsworth), un militaire, auprès de son père (Brett Culen) et son petit frère Matt (Josh Peck). Par un beau matin du mois de Septembre, ils se réveillent et le lendemain matin ils se retrouvent dans une ville aux mains de soldats coréens. L’Amérique est attaquée par la Corée du Nord et les deux frères, se retrouvent dans une cabane de la famille emmenant avec eux des camarades de classe Matt Robert (Josh Hutcherson) et Daryl (Connor Cruise). Le groupe est ensuite rejoint par Julie (Alyssa Diaz), Toni (Adrianne Palicki) et Danny (Edwin Hodge).

Un peu partout en Amérique, la résistance s’organise, avec le futur Thor, Chris Hemsworth en personne à la tête d’un groupe d’adolescents baptisés « Les Wolverines » en référence au jeu vidéo de guerre (Call of Duty: Modern Warfare 2).

Le scénario ne réserve aucune surprise : il n’y pas d’enjeu politique réel, on n’est pas dans les années 80, le patriotisme, les batailles politiques ne sont pas de mises. Pour autant, ce n’est pas la super grosse daube annoncée, c’est un film d’action ressemblant plus à un jeu vidéo. Il n’y pas de sang, un grand nombre d’explosions, et les adolescents en moins d’une semaine se transforment en supers soldats. En conclusion, un film avec des scènes d’actions et une musique du compositeur de Game of Thrones. La scène finale incarne cette Amérique grandiose que l’on n’aime ou pas, c’est une scène à ne pas manquer…

Anecdote :

Le scénariste de ce remake n’est autre que Tony Gilroy, plume de la saga cinématographique (Jason Bourne).

Et fait plutôt drôle l’acteur Will Yun Lee joue dans deux films où il sera confronté à des « Wolverines », dans l’Aube Rouge, cet américain d’origine coréenne joue le rôle d’un des méchants « Le capitaine Lo » et il est aussi le Samouraï d’Argent dans Wolverine : le combat de l’immortel.

Le remake se déroule, contrairement à l’original, dans un environnement urbain. Il a été tourné à Detroit, dans le Michigan.

Fiche Technique – L’Aube rouge

Réalisateur : Dan Bradley
Scénariste(s): Carl Ellsworth, Jeremy Passmore, Tony Gilroy
Titre original : Red Dawn
Date de sortie : 28 août 2013
Pays : États-Unis Budget :75 000 000 $
Genre : Action, Drame, Guerre
Durée : 1h36<!–

Casting : Chris Hemsworth (Jed Eckert), Isabel Lucas (Erica Martin), Josh Hutcherson « The Hunger Games » (Robert Kitner), Adrianne PalickiFriday Night Lights” (Toni Walsh), Josh Peck (Matt Eckert), Connor Cruise (Daryl Jenkins), Brett Cullen (Tom Eckert), Jeffrey Dean Morgan (Tanner)

Jeune & jolie de François Ozon

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Jeune & jolie : Ode à la jeunesse, fable poétique en quatre saisons

Isabelle (Marine Vatch), 17 ans, est une jeune adolescente, jolie, intelligente, et d’un milieu aisé. Au cours  de vacances estivales dans le midi, elle perd sa virginité. De retour à Paris, elle s’adonne librement à la prostitution sur internet et dans les grands hôtels, par simple plaisir. Les folies clandestines d’Isabelle finissent par être révélées et sa famille, résolue à ramener la lycéenne à la raison… Interdit aux moins de 12 ans.

Présenté en compétition à Cannes 2013, Jeune & Jolie est le 14ème long métrage de François Ozon Dans la Maison (2012), aborde un de ses thème de prédilection : les errances de l’adolescence, ici en quatre saisons et 4 chansons. Malgré le scandale provoqué, Jeune & Jolie va bien plus loin que l’idée de prostitution : ce sont toutes les thématiques de la séduction, du jeu, des valeurs sociétales, de l’entrée dans la vie adulte, du rapport au corps et à l’altérité, qui sont abordées ici avec élégance et distance par un réalisateur accompli. Dans le cocktail de ce beau film, l’amoralité est en effet un ingrédient parmi d’autres, il y a aussi et surtout de la tendresse, de l’humour, de l’ingénuité et de l’innocence.

Véritable diamant brut, Marine Vatch magnétise l’écran par sa beauté froide et triste. Elle campe une Isabelle aussi belle qu’insaisissable, aussi lumineuse que Ludivine Sagnier dans Gouttes d’eau sur pierres brûlantes (1999), sublimée par une mise en scène discrète et distanciée, d’un réalisme assumé. L’érotisme que dégage l’actrice se concocte parfaitement avec une certaine pudeur qui la rend infiniment touchante : « Ce n’est pas moi qui suis dangereuse » 

En effet, jamais on ne songe à vouloir réprimander son personnage dont on suit pourtant le curieux trajet. Ozon dont on connaît le goût de la provocation, parvient ici avec intelligence et une certaine finesse à éviter l’écueil d’une explication psychologisante rébarbative, et ne tombe jamais ni dans le vulgaire, ni dans le voyeurisme. Aucune volonté de juger ni de disperser une quelconque morale. Ici tout est dans la poésie, le regard, les plans très courts et serrés sur Isabelle. Ozon joue comme souvent avec les codes de la narration classique et les références cinématographiques notamment Belle de jour de Luis Bunuel (1967).jeuneetjolie-CSM-poster1

Jeune &Jolie est saisissant, justement parce que le mystère est suspendu : quelles sont les motivations d’Isabelle, le fantasme ? L’interdit ? Le danger ? Ici, tout est affaire de sensualité et de suggestion et les questions en tout genre hanteront longtemps après l’esprit du spectateur, scotché par cette troublante initiation des sens et du corps qui s’achève par une scène épilogue avec Charlotte Rampling d’une puissance émotionnelle impressionnante, comme un miroir vieillesse/jeunesse, un relai d’une rare sensibilité.

Le reste du casting est attachant et frappe par son authenticité : la complicité d’Isabelle avec son frère Victor campé par Fantin Ravat est intéressante : un frère fan de sa PlayStation mais aussi solidaire des nouveaux émois que connaît sa sœur. Frédéric Pierrot joue le rôle du beau père, maladroit mais désolé de constater que sa fille n’est pas que jolie ; un beau-père aux attitudes parfois plus qu’ambigües.

Géraldine Pailhas joue avec enthousiasme le rôle d’une mère dépassée par les événements, indignée par le comportement de sa fille, qui sera surprise par Isabelle dans une attitude équivoque avec un ami de la famille. Les chansons mélancoliques de Françoise Hardy, dont « Je suis moi » au dénouement du film, apportent une note de gaité et d’insouciance qui allègent un peu le sujet.

Jeune & Jolie déroute et dérange longtemps. François Ozon livre un portrait d’adolescente parmi les plus beaux et ambigus que le cinéma ait eu à proposer. Grâce à un traitement élégant, profond, et tout en finesse, une réalisation envoûtante et poétique, aux couleurs extraordinaires, portée par une Marine Vacth brillante et charismatique, Jeune & Jolie est un film audacieux et contemplatif, juste et sensible, une ode à la jeunesse, au mystère féminin, une fable contemporaine sur l’envoutement des sens, à l’âge de l’insouciance. Rappelons-nous :  On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans » (Rimbaud).


François Ozon est un des plus grands réalisateurs français, aux sujets pourtant éclectiques. Depuis Sitcom, son premier long métrage, François Ozon n’est pas loin de tenir le rythme du film annuel. On peut observer chez lui deux types de réalisations : une veine délirante (Sitcom, 1998, Huit femmes, 2002, Potiche, 2010…) et une plus réaliste (Sous le sable, 2000, 5X2, 2004, Ricky par certains aspects, 2009…). Dix ans après Swimming Pool, 2003, Jeune et jolie fait clairement partie de cette seconde inspiration. Même si les sujets et les genres qu’il aborde sont très variés, Ozon aime revenir régulièrement sur des thèmes qui lui sont chers. La jeunesse en fait partie : Dans la maison (2012) lui permet un premier retour vers l’adolescence, côté garçon, une belle démonstration de son incroyable capacité à déjouer les codes du roman littéraire. Depuis François Truffaut, Ozon est probablement le réalisateur qui parvient le mieux à sublimer les femmes (Swimming Pool, Le refuge, 2010, ou encore Potiche).

Marine Vacth ressemble de beaucoup à Charlotte Rampling jeune : les mêmes yeux, ce même regard mélancolique…

Jobs : un film sur un visionnaire qui croque la pomme

Jobs : Un anti héros Rebelle, Visionnaire, Enfoiré, Sensible et Milliardaire

Synopsis : Steve Jobs est célébré comme un concepteur de génie dont les inventions ont révolutionné notre façon de vivre et de communiquer. Il est aussi connu comme l’un des chefs d’entreprise les plus charismatiques et les plus inspirants qui soient. 
Mais qui connaît l’homme derrière l’icône ? Qui sait quel parcours humain se cache derrière la destinée de ce visionnaire d’exception ? De l’abandon de ses études universitaires au formidable succès de sa société, voici l’incroyable histoire de Steve Jobs, co-créateur d’Apple Inc., l’un des entrepreneurs les plus créatifs et respectés du XXIe siècle.

Steve Jobs, fondateur de l’entreprise à la pomme croquée, l’inventeur très controversé du Macintosh, derrière la commercialisation de l’Iphone et L’ipad est mort le 5 octobre 2011. Sa vie a fait l’objet d’une biographie officielle, écrite par Walter Isaacson. Depuis le 21 Août 2013, un premier film réalisé par Joshua Michael Stern retrace vingt années de la vie d’un visionnaire qui sans aucun doute a changé les méthodes de communication de la population à l’échelle mondiale.

Le genre biopic geek intéresse Hollywood puisque avoir raconté l’histoire de la création de Facebook, The Social Network réalisé par David Lynch, Jobs narre une partie de la vie de Steve Jobs, un homme convaincu que « Ceux qui sont assez fous pour penser qu’ils peuvent changer le monde sont ceux qui le font »

Jobs est interprété par un Ashton Kutcher qui nous livre une prestation plus que troublante, allant jusqu’à imiter certaines mimiques. Il est bon dans son rôle, car jouer un personnage aussi emblématique en avance sur son temps, mené par une intuition profonde, faire d’Apple «un statut social», est un vrai défi pour son jeu d’acteur plutôt défini par des rôles comiques linéaires . Incarner un personnage avec tant de facettes n’est pas chose aisée or Kutcher se transforme véritablement en Jobs : entre autres, la scène de la présentation de l’iPod est impressionnante !!

Quant au film lui même s’il souffre d’un manque d’action, d’une certaine lenteur et d’une forme de non prise de risque en donnant une vision parcimonieuse de certains aspects du personnage, bien que l’on puisse voir pas mal de choses sur la jeunesse de Jobs, l’avant Apple. On comprend aussi qu’il était d’un charisme hors du commun et qu’il avait une manière de diriger une entreprise en avance sur son temps selon l’adage « soit vous êtes avec moi soit contre moi. » Le film dans sa première partie met en avant la jeunesse de Jobs avant Apple, un étudiant lisant des bouquins sur le bouddhisme, un voyage initiatique en Inde, la prise probable d’LSD et le retour à la réalité : son boulot chez Atari, où il traite tout le monde de crétins.

Puis vient la rencontre avec Wozniak, (Josh Gad, un acteur vraiment très bon, une révélation) co-fondateur d’Apple, un ingénieur autodidacte, qui a inventé selon la légende dans un garage nommé Palo Alto : « Un lieu destiné à changer le monde pour toujours », le concept de relier tout en un c’est-à-dire clavier, carte-mère à un écran. En 1984 grâce au financement de l’entrepreneur et ancien ingénieur d’Intel Mike Markkula (Dermot Mulroney), il sort le premier ordinateur Macintosh.

Dans cette première partie, le film fait le portrait du caractère d’un homme complexe, passionné, arrogant, chiant machiavélique, lunatique, sensible en somme un génie visionnaire, transpercé par le feu sacré de la création.

Atmosphère Année 70

Un grand bravo à la production pour sa retranscription de cette période hippie, coupe de cheveux, mobilier, bagnoles, fringues colorés, musiqueTout y est et justement c’est le début de la création de l’empire Apple, avec ses jeux de chaises et l’introduction de la bourse, une arrivée qui change fondamentalement les relations humains.

Dans la seconde partie du film, certainement la moins intéressante du film Jobs, avec un passage trop rapide sur les coulisses de la Silicon Valley et une minute consacrée au problème que représente Bill Gates. Pourtant il s’agit là d’une partie très intéressante : les négociations, les coups retords entre ses deux businessmans impitoyables… En fait, certaines parties sont  survolées, notamment comment Jobs a « remonté » Apple après son retour aux affaires.

Résultat final : une fin qui laisse sur sa faim

Que l’on n’apprécie ou pas le personnage, Jobs est fascinant, c’est une légende et comme toute légende il est fantasmé. La réalité est plus complexe et les biopics ne peuvent retranscrire la vie d’un homme en 2 heures. Malgré tout, le film montre une part sombre, bien que certaines parties de sa vie soient occultées, son adoption, le vol de l’interface graphique avec la souris inventé par Xerox; on ne dit pas un mot sur Pixar, et on ne fait qu’entrevoir le dessin de l’Imac G3

Au final, les 30 premières minutes sont captivantes, mais le film tombe très vite dans des non dits. il laisse le spectateur sur sa faim. Le film s’arrête à mi chemin au moment même où Jobs allait changer nos habitudes et faire face aux plus grands défis de sa vie. Toutefois, bien que cela soit frustrant dans l’ensemble, Jobs reste un bon film retraçant le parcours d’un homme passionné avec une vision du futur technologique. Et bonne nouvelle, un deuxième biopic sur Steve Jobs serait en préparation, avec à la barre, le scénariste Aaron Sorkin (auteur du scénario de The Social Network).

Fiche technique Jobs

Date de sortie : 21 août 2013 (2h7min)
Réalisé par : Joshua Michael Stern
Avec Ashton Kutcher Rôle : Steve Jobs, Josh Gad Rôle : Woz, J.K. Simmons Rôle : Arthur Rock, Dermot Mulroney Rôle : Mike Markkula, James Woods Rôle : Jack Dudman, Lukas Haas Rôle : Daniel Kottke, Matthew Modine Rôle : Sculley…
Genre : Biopic, Drame
Nationalité : Américain
Distributeur : Metropolitan Film Export
Budget : 8 500 000 $

Red 2 de Dean Parisot

Red 2 le film  : une comédie où l’action est à l’honneur…

Synopsis : Lorsque l’agent retraité de la CIA Franck Moses apprend la mort de son ancien collègue Marvin, il se rend à son enterrement avec sa compagne Sarah, sans se douter qu’il va au-devant de gros problèmes… Arrêté et interrogé par le FBI au sujet d’un mystérieux « Projet Nightshade », il ne doit son salut qu’à l’intervention de Marvin qui avait simulé sa mort. Ils se lancent alors dans une course poursuite à travers le monde pour découvrir le secret du « Projet Nightshade ».

Retraités Extrêmement Dangereux

Quelques années après Red, nos Retraités Extrêmement Dangereux se retrouvent une fois de plus plongés dans une mission dangereuse malgré eux.

En 2010, Red a bénéficié d’une vague d’enthousiasme pour les comédies d’action où des papy-boomer’s, sont aussi performants et enthousiastes que de jeunes comédiens dans des rôles physiques tout en étant drôles.

Red 2 est un suite basée sur le concept d’agents secrets retraités reprenant du service. Bruce Willis revient dans son rôle de Frank Moses, un ancien black-ops agent de la CIA avec dans le rôle de sa petite amie, la jeune gal Sarah (Mary-Louise Park), une jeune femme qui va adorer ce monde où l’action est perpétuelle.

Red 2, c’est avant tout un globe-trotter, Londres, Paris et la Russie sont les lieux où fusillades, explosions, scènes de poursuite prodigieuses alternent avec des moments d’humours et des dialogues plutôt bien écrits, certains d’ailleurs résument bien ce film où il s’agit surtout de passer un bon moment tout en légèreté.

« Frank Moses : C’est un bâton de dynamite dans votre poche. Marvin Boggs : Je le garde pour les urgences. Frank Moses : Eh bien, c’est une sorte d’urgence, n’est-ce pas ? »

Nous retrouverons aussi Edward Bailey dans la seconde partie du film un (Anthony Hopkins), époustouflant dans un rôle de génie apparemment fou enfermé durant 32 ans dans une prison psy britannique tandis que (Catherine Zeta-Jones) interprète le rôle sexy d’un espion russe Katja l’ancienne flamme de notre héros, elle est « la kryptonite » de Frank.

N’oublions pas Victoria (Helen Mirren), un ancien agent du MI6 et le meilleur tueur à gage du monde le coréen Lee Byung-Hun avec son personnage de Han Cho Bai impressionnant aussi bien dans la conduite de sa Lotus, que dans les scènes de combats, notamment dans la scène d’action contre des policiers Russes dans une épicerie.

En conclusion, Red 2 (Retired, Extremely Dangerous), basé sur la bande dessinée écrite par Warren Ellis et Cully Hamner, n’est rien d’autre une comédie surannée, bourrée d’action du début jusqu’à la fin, un humour contagieux et bien-entendu un peu d’amour…

Fiche Technique – Red 2

Société de production : A di Bonaventura Pictures Production
Casting : Bruce Willis, John Malkovich, Mary-Louise Parker, Anthony Hopkins, Helen Mirren, Catherine Zeta-Jones, Byung Hun Lee, Brian Cox, David Thewlis, Neal McDonough
Réalisateur : Dean Parisot
Scénaristes : Jon Hoeber, Erich Hoeber
Producteurs : Lorenzo di Bonaventura, Mark Vahradian
Producteurs exécutifs : Jake Myers, David Ready
Directeur de la photographie : Enrique Chediak
Décorateur : Jim Clay
Concepteur des costumes : Beatrix Aruna Pasztor
Editeur : Don Zimmerman
Musique : Alan Silvestri