Musique

La Bataille de Gaulle : pourquoi Antonin Baudry a confié son diptyque à deux compositeurs opposés

En confiant les deux volets de La Bataille de Gaulle à Volker Bertelmann puis à Théo Cascio, Antonin Baudry fait de son diptyque un objet musical rare, dont la rupture sonore éclaire aussi la réception critique.

La Baleine et le musicien, L’Illusion de Yakushima, Backrooms : trois compositeurs face à un destinataire qu’on n’attendait pas

Rone seul sur un catamaran au large de La Réunion, à attendre plusieurs jours avant de jouer ses premières notes pour une baleine à bosse. Koki Nakano qui compose ses 27 minutes de musique pour les deux heures de film de Naomi Kawase sur le don d'organe pédiatrique au Japon. Kane Parsons, vingt ans, qui co-compose la bande originale du plus gros succès de l'histoire d'A24, pour des espaces 3D vides hérités d'un mythe internet. Trois films sortis cette semaine, trois compositeurs face à un même geste : continuer à composer quand la garantie du destinataire est partie.

John Williams, David Holmes, Dupieux : trois musiques de films qui brouillent les pistes

Avec Disclosure Day, The Christophers et Le Vertige, John Williams, David Holmes et Franck Lascombes signent trois partitions où la musique ne dit plus seulement le film : elle déplace la question de l’auteur, de la signature et de l’identité sonore.

Le Silence en Musique : Quand le Vide Devient Son

Un pianiste monte sur scène, ouvre la partition, s'assoit au piano. Il ne joue pas. Le public attend. Une minute passe, puis deux, puis trois. Aucune note ne sort. Nous sommes le 29 août 1952, au Maverick Concert Hall de Woodstock. L'œuvre que David Tudor vient de ne pas jouer s'appelle 4'33". Son compositeur, John Cage, a écrit une partition sans une seule note. Juste trois mouvements marqués "TACET" — silence, en latin. Depuis cette soirée, le silence n'est plus l'absence de musique. Miles Davis en fait un instrument dans le jazz, Arvo Pärt une structure dans le minimalisme. Le cinéma l'utilise pour amplifier la tension (*No Country for Old Men*, *A Quiet Place*). Aujourd'hui, dans l'ère du streaming continu, le silence se raréfie. Mais il reste ce qui permet au son d'exister vraiment. De Cage à Instagram, du concert à l'écran, retour sur un siècle de silences qui font de la musique ou qui la révèlent.

BO : Un Parfait Inconnu, Wolf Man, Flight Risk

Timothée Chalamet réinterprète Bob Dylan en live, Benjamin Wallfisch compose l'horreur orchestrale, Antonio Pinto sculpte le silence. Trois films, trois approches musicales : folk authentique, symphonie dissonante, minimalisme anxiogène. Les BO de la semaine décryptées.

Dissonance Musicale : 3 Artistes qui ont Révolutionné le Son (Monk, Ligeti, Meshuggah)

25 prises ratées pour un morceau de Monk. Un vol musical par Kubrick. Des milliers de batteurs vaincus par 4 minutes de métal. La dissonance expliquée par ceux qui l'ont maîtrisée.

Invincible : structure mélodique au lazer

"Invincible", le dernier album de Michael Jackson est une réussite sur plusieurs plans, malgré des convenances évidentes. Évocation infantile, lyrisme, adrénaline, chocs puissants, électriques, etc. Voici une analyse de l'œuvre morceaux par morceaux.

Barbara Barbara, we face a shining future : sculpture au laser

Peu de gens le savent, mais Underworld a, depuis leur hymne " Born Slippy ", titre fédérateur de l’époque dancefloor des années 90, produit ce qui se fait de mieux dans l’electronica britannique. Leur avant-dernier album, " Barbara, Barbara, we face a shining future " se place sans difficulté dans le meilleur de leur production discographique. Mix harmonique dans un appareillage inspiré : l’album opère des formules élégantes, façon haute couture, avec ses synthés évanescents, ses pulsations douces et stimulantes et ses beats qui savent prendre leur temps sans jamais tomber dans la cacophonie éprouvante

Beetlejuice Beetlejuice : une bande originale entre classiques et nouveautés

Avec Beetlejuice Beetlejuice, Tim Burton nous replonge dans son univers décalé et gothique. Portée par Danny Elfman, la bande originale mêle orchestration captivante et morceaux cultes, de la disco des Bee Gees aux ballades de Donna Summer. Un festin musical à ne pas manquer !

Symphonies Urbaines : Marco Beltrami et la Musique de The Killer (2024)

En 2024, John Woo réinvente son chef-d'œuvre The Killer, accompagné par une partition musicale somptueuse de Marco Beltrami. Beltrami tisse une tapisserie sonore organique, une sève fractale qui explore chaque recoin des émotions humaines, décomposant et recomposant sans cesse la trame narrative. Nietzsche disait que « Sans la musique, la vie serait une erreur » — ici, la musique pulse une partition en clair-obscur, devenant la matrice filmique qui donne vie à l'univers de John Woo.

Tōru Takemitsu : la quête d’un langage universel

Les influences de Tōru Takemitsu sont très variées. Il a, tout au long de sa vie de compositeur, tenté d'allier tous les sons qui lui parvenaient en une fusion que l'on pourrait qualifier de cosmique. L'humanisme, le silence, la nature et l'art étaient parmi ses sources d'inspiration les plus précieuses.

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Le rayon invisible, sauf des initiés

« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules. - Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »

S.O.S. Bonheur, intégrale où la C.A.G. intrigue

« Je suis désolé, M. Robin-Dulieu, mais j’ai reçu l’ordre de ne plus vous laisser entrer au ministère. »

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À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma. 

« L’Odyssée » : un monument de la littérature adapté en BD

Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif. 

L’homme gribouillé, à l’aspect monstrueux

« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ? - Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de… - Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ? - Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh… - Répugnant. Oui - … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a… - … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble ! - Franchement, je préférerais pas… - Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard. - Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »