Beetlejuice Beetlejuice : une bande originale entre classiques et nouveautés

Avec Beetlejuice Beetlejuice, Tim Burton nous replonge dans son univers décalé et gothique. Portée par Danny Elfman, la bande originale mêle orchestration captivante et morceaux cultes, de la disco des Bee Gees aux ballades de Donna Summer. Un festin musical à ne pas manquer !

Playlist de Beetlejuice Beetlejuice

Beetlejuice, Beetlejuice de Tim Burton vient hanter les salles obscures en septembre 2024. Il fait suite au Beetlejuice de 1988. Pour sa bande-originale, le réalisateur a fait appel à son compatriote de toujours, le fantastique compositeur Danny Elfman. Elle est complétée par des morceaux éclectiques allant du disco des Bee Gees avec Tragedy à des ambiances plus atmosphériques tels que Svfen-g-englar en passant par des chansons d’amour telles que Whatever It Takes de Richard Marx ou MacArthur Park de Donna Summer. On trouve même une version de ce morceau proposant une reprise plus élaborée de la danse devenue culte du premier opus.

La B.O. de Beetlejuice Beetlejuice : un festival de chansons éclectiques épaulant les compositions toujours inspirées de Danny Elfman. De quoi se déhancher en frissonnant de plaisir.

1 – Beetlejuice Beetlejuice Main Theme

Le thème de Beetlejuice se fait entendre pendant que la caméra survole la maquette comme dans le premier film. Il commence avec des cors avant d’être rejoint par des chœurs fantomatiques et des cris tribaux. Les clarinettes et les cloches tubulaires prennent le relais et sont rejointes par l’ensemble de l’orchestre. Les bassons, les trombones et les tubas. Le thème se mêle ensuite à une valse des pays de l’Est et prend une allure plus grandiloquente. Il se termine au moment où la silhouette de Lydia apparaît à une fenêtre.

2 – Tragedy des Bee Gees

Tragedy est parue en 1979. Cette chanson des Bee Gees accompagne la « reconstruction » de Dolores, l’ex-femme de Beetlejuice. Les paroles sont les suivantes :

Je gis ici, dans un endroit perdu et isolé
Maintenu hors du temps dans un monde de larmes…

C’est exactement ce qui se passe avec le personnage qui se lance dans la traque implacable de son ancien époux après s’être réveillé au pays des Morts.

3 – Day-O

Cette chanson est à l’origine une working song jamaïcaine…

4 – Somedays de Tess Parks

Somedays provient de l’album Blood Hot

5 – Cry Cry de Mazzy Star

Cry Cry est extrait de l’album Among My Swan

6 – Where’s the Man de Scott Weiland

Cette chanson du regretté Scott Weiland…

7 – Whatever It Takes de Richard Marx

Ce tube international est sorti en 1989…

8 – Svfen-g-englar de Sigur Ros

La chanson douce et atmosphérique…

9 – MacArthur Park de Richard Harris

Cette chanson risque de devenir culte…

10 – Thème de Carrie

Ce morceau accompagne la scène du rêve de Lydia…

Festival

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Deauville 2026 : Club Kid, père jusqu’au bout de la nuit

Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.

Deauville 2026 : Test, la force fragile

Au contraire des films Hollywoodiens qui nous ont habitués à un bodybuilding viril souvent très macho, "Test" offre une plongée sensible au cœur du culturisme et ose briser les tabous. En s'inspirant de sa propre expérience, Brock Yurich incarne un athlète mal dans sa peau en quête d'affirmation. Un récit à fleur de muscles prodigieusement mis en scène.

Newsletter

À ne pas manquer

Rose de Markus Schleinzer : dans le pantalon, la liberté

Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.

Salvation, un petit cru d’Emin Alper

En Turquie, la tension monte entre deux villages. Paranoïa et manipulations religieuses attisent la violence. Adoptant les codes des films de genre, Emin Alper ne parvient guère à convaincre, malgré une photographie de qualité, une interprétation impeccable et un final malin.

L’Âme des guerriers (1994), de Lee Tamahori : une tentative de réaffirmation identitaire

Œuvre sur le déclin culturel des Maoris, ce premier long-métrage de Lee Tamahori propose un portrait sans concession de la misère et de la violence dans lesquelles patauge une communauté déracinée. Aux côtés de La Leçon de piano de Jane Campion, sorti un an plus tôt, cette tragédie grecque doublée d’une œuvre choc a permis de mettre la Nouvelle-Zélande sur la carte du cinéma mondial.

La frappe : Sans les mots

La frappe explore avec une caméra au plus près des visages les cicatrices laissées par un père abuseur. Julien Gaspar-Oliveri signe une œuvre tendue et rugueuse, entre drame intime et chronique familiale. Un film qui déroute par son refus de trancher mais finit par séduire lorsqu'il renoue avec une narration plus ferme. Une proposition fragile, parfois monotone, mais qui s'essaye à une certaine forme.

Utu Redux : quand la vengeance devient un incendie sans fin

Le western maori de Geoff Murphy plonge dans la guerre de Te Kooti, tourné à cru dans le bush néo-zélandais. Entre villages incendiés, humour noir et camps jamais figés, le film capture un engrenage de vengeance coloniale où personne ne reste épargné, jusqu'à une scène finale qui vide le mot "utu" de son sens.

La Bataille de Gaulle : pourquoi Antonin Baudry a confié son diptyque à deux compositeurs opposés

En confiant les deux volets de La Bataille de Gaulle à Volker Bertelmann puis à Théo Cascio, Antonin Baudry fait de son diptyque un objet musical rare, dont la rupture sonore éclaire aussi la réception critique.

La Baleine et le musicien, L’Illusion de Yakushima, Backrooms : trois compositeurs face à un destinataire qu’on n’attendait pas

Rone seul sur un catamaran au large de La Réunion, à attendre plusieurs jours avant de jouer ses premières notes pour une baleine à bosse. Koki Nakano qui compose ses 27 minutes de musique pour les deux heures de film de Naomi Kawase sur le don d'organe pédiatrique au Japon. Kane Parsons, vingt ans, qui co-compose la bande originale du plus gros succès de l'histoire d'A24, pour des espaces 3D vides hérités d'un mythe internet. Trois films sortis cette semaine, trois compositeurs face à un même geste : continuer à composer quand la garantie du destinataire est partie.

John Williams, David Holmes, Dupieux : trois musiques de films qui brouillent les pistes

Avec Disclosure Day, The Christophers et Le Vertige, John Williams, David Holmes et Franck Lascombes signent trois partitions où la musique ne dit plus seulement le film : elle déplace la question de l’auteur, de la signature et de l’identité sonore.