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Les 10 plus grands titres Rock utilisés dans les films et séries

La musique est une composante essentielle d’un montage et certains réalisateurs utilisent autant des partitions originales que des œuvres musicales tous genres confondus. S’il existe un genre plus présent dans nos séries modernes et dans nos films, c’est bien le rock. Rock and roll is not dead ! chante Lenny Kravitz, la preuve en dix titres phares utilisés dans plusieurs œuvres classiques et modernes.

La musique pour un film, ou quelque autre forme audiovisuelle que ce soit (série, documentaire, court métrage ou même publicité ou reportage), est un ingrédient qui va venir se greffer en post production pour ajouter une couleur supplémentaire à l’œuvre. On pourrait grossièrement comparer son importance à celle des épices pour un plat. Vous avez déjà mangé un chili con carne sans épices ? Non ? Et bien pour un épisode de série ou un film, l’ingrédient musical est aussi important.

Pour John Carpenter, la musique doit être utilisée à bon escient pour ne pas venir noyer inutilement des scènes ou des dialogues, mais bien utilisée, elle est redoutable. Qui n’a pas frissonné en entendant les quelques notes ténébreuses des Dents de la mer ou celles ponctuant la célèbre scène de douche de Psychose ? Qui n’a pas chantonné l’air joyeux et instantanément mémorisable de Chantons sous la pluie (délicieusement pervertie quelques années plus tard dans la scène de viol d’Orange mécanique de Kubrick) ou fredonné, l’air de Titanic de Cameron en s’assurant que personne ne pouvait vous entendre ?

Le point commun de titres comme Gimme Shelter des Rolling Stones, All along the Watchtower de Dylan à la sauce Hendrix ou Hallelujah de Leonard Cohen : un squat en bonne et due forme de vos films et série préférées.

Si Elvis et les Beatles ont popularisé le rock créé par Chuck Berry, c’est pourtant le Gimme Shelter des Rolling Stones et la reprise du All along the Watchtower de Dylan par Jimi Hendrix que nous retrouvons dans moult films et séries.

 1. Gimme Shelter

Martin Scorsese n’a jamais caché son admiration pour les Stones et le titre Gimme Shelter s’entend dans ses films les plus emblématiques. Le besoin de s’abriter d’une surveillance policière pour Ray Liotta dans Les Affranchis est ainsi merveilleusement illustré par le refrain des Stones Gimme Shelter peut-être traduit par « Abrite-moi » de même que les bads trips de Di Caprio dans Le loup de Wall Street, version golden boy pervertie des truands italo-américains, mais aussi avant cela dans Casino et Les Infiltrés.

Si Gimme Shelter est inhérent aux meilleurs films de Scorsese et présent dans de nombreux longs métrages (Le fan, Layer cake (premier film de Matthew Vaughn), Air America, Flight de Robert Zemeckis, lui-même grand utilisateur de musique rock dans ses films, comme en témoigne l’excellente bande originale de Forrest Gump), elle est aussi utilisée dans de nombreuses séries télés comme Dexter (saison 2, épisode 5), Person of Interest (saison 2, épisode 10) et encore Nip-Tuck, Hawaï 5.0, Entourage, The Royals, Les Simpsons….

Paroles de Gimme Shelter, que l’on  peut entendre à la fin de la saison 2 de Person of Interest »

Ooh ooh ooh, ooh ooh ooh
Ooh ooh ooh, ooh ooh ooh

Ooh, a storm is threat’ning my very life today
If I don’t get some shelter, oh yeah, I’m gonna fade away
War, children, it’s just a shot away
It’s just a shot away
War, children, it’s just a shot away
It’s just a shot away, yeah

Ooh, see the fire is sweepin’ our very street today
Burns like a red coal carpet, mad bull lost its way
War, children, yeah ! It’s just a shot away
It’s just a shot away
War, children, it’s just a shot away
It’s just a shot away, yeah

Yeah ! Hey !
Rape ! murder !
It’s just a shot away, it’s just a shot away

Rape ! murder !
It’s just a shot away, it’s just a shot away

Rape ! murder !
It’s just a shot away, it’s just a shot away, yeah yeah yeah

Mm the floods is threat’ning my very life today
Gimme, gimme shelter or I’m gonna fade away
War, children, it’s just a shot away
It’s just a shot away, it’s just a shot away
It’s just a shot away, it’s just a shot away

I tell you love, sister, it’s just a kiss away
It’s just a kiss away,
It’s just a kiss away, it’s just a kiss away
It’s just a kiss away, kiss away, kiss away, yeah !

2. All along the Watchtower

Un autre exemple de tube rock exploité à plus soif est le titre All along the Watchtower de Bob Dylan version Jimi Hendrix. De Forrest Gump à Payback en passant Private parts, Clockers, Il était une fois le Bronx, Watchmen, Blue Chips, Vegas vacation, Tupac: Resurrection… Bob Dylan a dit au sujet de cette reprise : « J’ai aimé la version de Jimi Hendrix et depuis qu’il est mort, je la joue à sa façon… Étrange comme quand je la chante, j’ai toujours l’impression que c’est un hommage à lui, en quelque sorte. » Hommage que l’on est pas prêt d’arrêter d’entendre tant la chanson et les guitares aériennes se marient à merveille aux images. L’originale de Bob Dylan a été récompensée par le prix Nobel de littérature et est extraite de son huitième album « John Wesley Harding » sorti en 1967.  La version de Jimmy Hendrix  date de son album de 1968 « Electric Ladyland ».

All along the Watchtower, une reprise du titre de Hendrix samplée dans une version instrumentale du rappeur anglais Devlin utilisée comme générique dans la série The Young Pope avec Jude Law.

« Paroles de All Along The Watchtower »

There must be some kind of way out of here,  »
Said the joker to the thief,
« There’s too much confusion, I can’t get no relief.
Business men – they drink my wine
Plowmen dig my earth
None of them along the line
Know what any of it is worth. »

« No reason to get excited,  »
The thief – he kindly spoke,
« There are many here among us
Who feel that life is but a joke
But you and I we’ve been through that
And this is not our fate
So let us not talk falsely now
The hour’s getting late. »

All along the watchtower
Princess kept their view
While all the women came and went
Bare-foot servants too
Outside in the cold distance
A wild cat did growl
Two riders were approaching
And the wind began to howl, hey.

3. With or without you

With or without you, balade emblématique de U2 et monument de sensualité avec Bono à son meilleur, peut être entendue dans Blown away, Ne le dis à personne de Guillaume Canet et les séries Friends, The office, Cold Case pour ne citer que ceux là. Pour le critique de cinéma Collin Souter, fan de U2, l’utilisation de With or without you dans Blown away est un sacrilège. Ce film selon lui « ridicule » parle très mal des irlandais et des fils d’immigrants, utilisant clichés sur clichés, faisant prendre à certains acteurs un accent irlandais hideux, et amenant l’utilisation du titre phare de U2 dans une scène où Tommy Lee Jones fabrique une bombe. Pour ceux qui connaissent l’aversion de Bono et sa bande envers l’I.R.A., l’association musique/images n’est pas des plus heureuses.

« Paroles de With or without you, entendue dans le film Ne le dis à personne de Guillaume Canet »

See the stone set in your eyes
See the thorn twist in your side
I’ll wait for you

Slight of hand and twist of fate
On a bed of nails she makes me wait
And I wait without you

With or without you
With or without you

Through the storm, we reach the shore
You gave it all but I want more
And I’m waiting for you

With or without you
With or without you
I can’t live with or without you

And you give yourself away
And you give yourself away
And you give, and you give
And you give yourself away

My hands are tied, my body bruised
She got me with nothing to win
And nothing left to lose

And you give yourself away
And you give yourself away
And you give, and you give
And you give yourself away

With or without you
With or without you
I can’t live
With or without you

With or without you
With or without you
I can’t live
With or without you
With or without you

4. Don’t fear the Reaper

Si Blue Öyster Cult, quintet rock New-Yorkais, n’est plus connu de nos jours que par un groupe restreint de personnes, l’utilisation de leur tube Don’t fear the reaper prouve qu’une œuvre peut surpasser son créateur jusqu’à l’éclipser totalement. Le sketch « More cowbell » (écrit par Will Ferrell et Donnell Campbell) est devenu l’un des plus célèbres de l’émission américaine Saturday Night Live et voit le personnage du producteur (incarné par Christopher Walken) réclamer plus de cloche (on entend cette percussion tout au long de la chanson). Ses paroles ouvrent également un des chapitres du Christine de Stephen King et se retrouve propulsé dans l’adaptation ciné qu’en a fait John Carpenter peu après sa sortie (Carpenter l’ayant utilisé auparavant dans Halloween). Dans le premier Scream de Wes Craven, ressuscitant (en le disséquant) le genre du slasher étudiant, une reprise de BÖC est entendue lorsque Billy passe par la fenêtre de l’héroïne incarnée par la belle Neve Campbell.  La chanson orne encore Les griffes de la nuit, Fantômes contre fantômes de Peter Jackson, le remake d’Halloween réalisé par le rocker Rob Zombie, Bienvenue à Zombieland et plus récemment dans le Gone girl de David Fincher. Pas mal pour un groupe quasi inconnu aujourd’hui dans l’hexagone sachant que vous avez aussi pu fredonner son air en regardant True Blood, Prison Break, Les Simpsons, Six feet under, Agent of S.H.I.E.L.D., Smallville,…

« Paroles de Don’t fear the Reaper que l’on peut entendre entre autres dans l’un des épisodes de la série True Blood »

All our times have come
Here but now they’re gone
Seasons don’t fear the reaper
Nor do the wind, the sun or the rain, we can be like they are
Come on baby, don’t fear the reaper
Baby take my hand, don’t fear the reaper
We’ll be able to fly, don’t fear the reaper
Baby I’m your man

Valentine is done
Here but now they’re gone
Romeo and Juliet
Are together in eternity, Romeo and Juliet
Forty thousand men and women everyday, like Romeo and Juliet
Forty thousand men and women everyday, redefine happiness
Another forty thousand coming everyday, We can be like they are
Come on baby, don’t fear the reaper
Baby take my hand, don’t fear the reaper
We’ll be able to fly, don’t fear the reaper
Baby I’m your man

Love of two is one
Here but now they’re gone
Came the last night of sadness
And it was clear she couldn’t go on
Then the door was open and the wind appeared
The candles blew then disappeared
The curtains flew then he appeared, saying don’t be afraid
Come on baby, and she had no fear
And she ran to him, then they started to fly
They looked backward and said goodbye, she had become like they are
She had taken his hand, she had become like they are
Come on baby, don’t fear the reaper.

5. Freebird

Lynyrd Skynyrd, groupe de rock sudiste a apporté aux œuvres audiovisuelles deux monuments. Le premier, Freebird peut être entendu dans Forrest Gump, The devil’s rejects ainsi que La maison des 1000 morts, tous deux de Rob Zombie, dans Le premier jour du reste de ta vie, la série Six feet under ou récemment dans le décomplexé Kingsman où les soli  entremêlés de fin de morceau ponctuent l’une des tueries les plus barrées jamais vues sur un écran de cinéma.

« Paroles de Free Bird , ici dans The Devil’s Rejects, film d’horreur américain écrit et réalisé par Rob Zombie en 2005 »

If I leave here tomorrow
Would you still remember me ?
For I must be travelling on now
There’s too many places I gotta see

[Chorus]
And if I stay here with you girl
Things just couldn’t be the same
For I’m as free as a bird now
And this bird you cannot change
And the bird you cannot change
And this bird you cannot change
Lord knows I can’t change

Bye bye baby it’s been sweet love
Though this feeling I can’t change
Please don’t take it so badly
Cause Lord knows I’m to blame

[Chorus]

Lord help me I can’t change
Lord I can’t change

Won’t you fly free bird ? yeah

 

6. Sweet home Alabama

Non content de ce palmarès, Lynyrd est également papa de Sweet home Alabama entendu plusieurs fois dans Forrest Gump toujours, mais aussi dans Prête à tout, Massacre à la tronçonneuse (le remake de Marcus Nispel), 8 mile, USS Alabama (normal, vu le titre…) , Joe la crasse, Fashion victime, The girl next door, Sahara, Les ailes de l’enfer, Lassie, Moi moche et méchant et dans les séries Malcolm et Les Simpsons.

« Paroles de Sweet Home Alabama dans cette séquence emblématique de Forrest Gump de Robert Zemeckis« ]

Big wheels keep on turnin’
Carry me home to see my kin
Singin’ songs about the southland
I miss old family once again, and I think it’s a sin
Yes
Well, I heard Mr. Young sing about her.
I heard Ole Neil put her down.
I hope Neil Young will remember
A Southern man don’t need him around, anyhow.

(Chorus)

Sweet Home Alabama
Where the skies are so blue
Sweet home Alabama
Lord I’m comin’ home to you

In Birmingham they love the gov’ner.
Well, we all did what we could do.
Now, Watergate, it does not bother me.
Does your conscience bother you ?
Tell me true

(Chorus)

Here I come, Alabama
Now, Muscle Shoals has got The Swampers,
And they’ve been known to pick a song or two.
Lord, they get me off so much.
They pick me up when I’m feelin’ blue.
Now how ’bout you ?(Chorus) X2

7. Born to be wild

Autre fleuron rock célébré comme un hymne à la liberté, le Born to be wild de Steppenwolf prend toute sa saveur dans le désenchanté Easy Rider de Dennis Hopper. Le titre n’était pourtant pas « né » pour figurer dans l’œuvre achevée, Peter Fonda souhaitant que Crosby, Still, Nash and Young la remplace par un de leurs morceaux. Aujourd’hui personne ne pourrait imaginer meilleur emblème pour le film. Le titre se retrouve également dans Le retour, Robocop 2, Docteur Doolittle 2, Dans les pompes d’un autre, One crazy summer, La coccinelle revient, Beautés sauvages, Borat et dans les séries Deux flics à Miami pour ne citer que ceux là. 

« Paroles de Born To Be Wild,  dans ce pilier du nouveau ciné US, Easy Rider de Dennis Hooper, un road movie déjanté à la gloire de la Liberté sur des thèmes de Steppenwolf, The Byrds, Jimi Hendrix…  »

Get your motor runnin’
Head out on the highway
Lookin’ for adventure
And whatever comes our way
Yeah Darlin’ go make it happen
Take the world in a love embrace
Fire all of your guns at once
And explode into space

I like smoke and lightning
Heavy metal thunder
Racin’ with the wind
And the feelin’ that I’m under
Yeah Darlin’ go make it happen
Take the world in a love embrace
Fire all of your guns at once
And explode into space

Like a true nature’s child
We were born, born to be wild
We can climb so high
I never wanna die

Born to be wild
Born to be wild

8. Hallelujah

Hallelujah de feu Leonard Cohen et sa reprise par Jeff Buckley peuvent s’entendre dans les séries The Young Pope, CSI, True Blood, Numbers, Cold Case, ainsi que dans un grand nombre de films comme Shrek, Watchmen, Lord of War… selon certains sites spécialisés, elle apparaîtrait dans plus de 100 films et séries. Quand on sait que Colombia (le distributeur de Cohen à l’époque) hésitait à sortir le titre à cause des paroles parlant de religion et de sexe, on sourit.

« Paroles de Hallelujah que l’on peut entendre entre autres dans le film Watchmen »

I heard there was a secret chord
That David played and it pleased the Lord
But you don’t really care for music, do you
Well it goes like this the fourth, the fifth
The minor fall and the major lift
The baffled king composing hallelujah

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah… .

Well your faith was strong but you needed proof
You saw her bathing on the roof
Her beauty and the moonlight overthrew you
She tied you to her kitchen chair
She broke your throne and she cut your hair
And from your lips she drew the hallelujah

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah… . .

Baby I’ve been here before
I know this room and I’ve walked this floor
I used to live alone before I knew you
I’ve seen your flag on the marble arch
But love is not a victory march
It’s a cold and it’s a broken hallelujah

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah… .

But now you never show that to me, do you
But remember when I moved in you
And the holy dove was moving too
And every breath we drew was hallelujah

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah…

Well, maybe there’s a god above
But all I’ve ever learned from love
Was how to shoot somebody who outdrew you
It’s not a cry that you hear at night
It’s not somebody who’s seen the light
It’s a cold and it’s a broken hallelujah

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah.

9. I got you (I feel good)

Le rock n’est pas toujours sombre et violent comme la plupart des titres utilisés à foison dans Sons of Anarchy. James Brown et son tube à réveiller les morts I got you (I feel good) le prouve à merveille dans Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre d’Alain Chabat, mais également dans Le professeur Foldingue, Garfield le film, Transformers, Good morning Vietnam, Boat trip, Maman j’ai raté l’avion 4, K-9,… et dans les séries Les Simpsons, Malcolm, Deux flics à Miami, ou encore Le prince de Bel-Air. En Malaisie, la chaîne de télévision « Your Feel Good channel » en avait fait son générique pendant près de dix ans.

« Paroles de I Got You (I Feel Good) dans une scène culte du film Good Morning Vietnam avec Robin Williams »

Wo ! I feel good, I knew that I wouldn’t of
I feel good, I knew that I wouldn’t of
So good, so good, I got you

Wo ! I feel nice, like sugar and spice
I feel nice, like sugar and spice
So nice, so nice, I got you

When I hold you in my arms
I know that I can do no wrong
And when I hold you in my arms
My love won’t do you no harm

And I feel nice, like sugar and spice
I feel nice, like sugar and spice
So nice, so nice, I got you

When I hold you in my arms
I know that I can’t do no wrong
And when I hold you in my arms
My love can’t do me no harm

And I feel nice, like sugar and spice
I feel nice, like sugar and spice
So nice, so nice, well I got you

Wo ! I feel good, I knew that I wouldn’t of
I feel good, I knew that I would
So good, so good, ’cause I got you
So good, so good, ’cause I got you
So good, so good, ’cause I got you

Hey ! Oh yeah-a

10. The End

Pour boucler cette liste de quelque-unes des chansons phares du rock, on ne pouvait pas passer à côté de The End des Doors. Outre bien sûr le fait d’illustrer le biopic éponyme d’Oliver Stone sur le groupe américain, c’est surtout dans Apocalypse Now de Coppola ou dans le premier film de Scorsese Who’s knocking at my door que l’on peut entendre la voix mémorable de Jim Morrison ou encore et toujours dans les inénarrables Les Simpsons. En ouvrant son film par The end (la fin en français), Coppola illustre non pas la noirceur de la guerre, mais son côté définitif, sans retour comme les paroles de Morrison.

Paroles de The End dans Apocalypse Now, un chef d’œuvre de Francis Ford Coppola, démesuré, inoubliable, un voyage au cœur de l’enfer au rythme de pâles hélicos

This is the end
Beautiful friend
This is the end
My only friend, the end

Of our elaborate plans, the end
Of everything that stands, the end
No safety no surprise, the end
I’ll never look into your eyes… again

Can you picture what will be
So limitless and free
Desperately in need… of some… stranger’s hand
In a… desperate land

Lost in a Roman… wilderness of pain
And all the children are insane
All the children are insane
Waiting for the summer rain
Dans l’attente de la pluie d’été

There’s danger on the edge of town
Ride the King’s highway
Weird scenes inside the gold mine
Ride the highway west, baby

Ride the snake, ride the snake
To the lake, the ancient lake
The snake is long, seven miles
Ride the snake… he’s old, and his skin is cold

The west is the best(x2)
Get here, and we’ll do the rest

The blue bus is callin’ us(x2)
Driver, where’re you takin’ us

The killer awoke before dawn, he put his boots on
He took a face from the ancient gallery
And he walked on down the hall
He went to the room where his sister lived, and… then he
Paid a visit to his brother, and then he
He walked on down the hall, and
And he came to a door… and he looked inside
Father, yes son, I want to kill you
Mother… I want to… fuck you

C’mon baby, take a chance with us (x3)
And meet me at the back of the blue bus
Doin’ a blue rock
On a blue bus
Doin’ a blue rock
C’mon, yeah

Kill, kill, kill, kill, kill, kill

This is the end
Beautiful friend
This is the end
My only friend, the end

It hurts to set you free
But you’ll never follow me
The end of laughter and soft lies
The end of nights we tried to die
This is the end

Le Rock est et sera toujours associé aux bad boys. Il est leur étendard de la Liberté et de la rébellion comme le prouve son utilisation massive dans des séries telles que The Shield et Sons of Anarchy ponctuant les scènes d’actions de rythmes endiablés ou de soli rageurs. Si le Jazz est la marque de fabrique de certains cinéastes comme Woody Allen ou Clint Eastwood, le Rock est celle des auteurs naviguant sans cesse entre bien et mal (David Lynch et son utilisation radicale de Rammstein dans Lost Highway) et le moyen le plus efficace de montrer la rage et la révolte d’esprits libres. Rock and Roll is not dead, Long live Rock and Roll !

 

Redacteur LeMagduCiné
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