Les Revenants : un retour mitigé

Trois ans après, le Come-Back est plutôt décevant pour Les Revenants, explications :

Ce Lundi 28 septembre 2015, Les Revenants étaient de retour sur Canal+ mais la chaîne n’a rassemblé que 610 000 téléspectateurs contre les 1,4 million en 2012 ! Trois ans après, il semble que les fidèles de la série se soient essoufflés. 4,8 millions de français lui ont préféré Esprits Criminels sur TF1 et Castle sur France 2. Une grande perte pour Canal+, dépassée par le documentaire sur l’Elysée de France 3 (2,5 millions), Under The Dome sur M6 (1,9 million) et même Super Nanny sur NT1 (634 000) !

Il faut dire que l’attente étaient fort longue entre les deux saisons des Revenants, de quoi perturber un chouia le public. Fabrice Gobert, le créateur de la série, explique ce retard par une écriture longue et approfondie de la nouvelle saison :

« On a réécrit directement après la Saison 1, même un peu avant. Il y avait vraiment l’envie de Canal + d’aller le plus vite possible mais peut-être que cette course, par moment, a joué en notre défaveur parce qu’on a essayé de trouver des choses très très vite et, au fond, le temps qu’on a mis à écrire la Saison 2 était à peu près celui qu’on a mis à écrire la Saison 1. Donc, il y a eu quelque chose peut-être qui a résisté et qui fait qu’on a dû prendre plus de temps que prévu et il y avait beaucoup de choses dans la Saison 1 qui appelaient un développement… »

Si Les Revenants saison 2 compte deux fois moins d’abonnés, Canal+ semble se satisfaire de ces audiences et la série n’a rien perdu de sa superbe. On retrouve cette atmosphère tellement particulière, à la fois mélancolique et oppressante ainsi que des personnages de plus en plus troublants incarnés par des acteurs de talent : Céline Salette (De Rouille et d’Os, L’Apollonide, souvenir de la maison close), Guillaume Gouix (Enragés, La French), Frédéric Pierrot (Marguerite et Julien, Polisse).

Les choses se précisent aussi pour nos Revenants et le danger qu’ils pourraient représenter. La caméra nous laisse entrevoir des décors plus sauvages, tout au bout du chemin, et nous pénétrons cette forêt sombre et inquiétante qui borde la ville et le barrage. De nouveaux personnages font leur apparition et quelques surprises nous attendent ; ceci devrait motiver les curieux d’autant que le mystère autour des « morts-vivants » reste entier…

Quoi qu’il en soit, Les Revenants reviendront lundi 5 octobre sur Canal+ avec les épisodes 3 et 4 !

Festival

FIFAM 2026 : la programmation et l’affiche se dévoilent

Mercredi 8 juillet, le Fifam a dévoilé son affiche et les grandes lignes de sa programmation. L’occasion également pour le nouveau directeur artistique, Dominique Olier, de s’exprimer sur les orientations du festival à venir. À l’issue de cette présentation au Ciné St-Leu, les spectateurs ont découvert en avant-première le film de Louis Clichy, Le Corset. Le long-métrage d’animation annonce l’entrée, dans la sélection officielle, d’une section dédiée au cinéma d’animation. Un très beau film habité par l’enfance, le monde agricole et la musique. Le festival se déroulera du 13 au 21 novembre 2026, dans les salles du Ciné St-Leu et de la Maison de la Culture d’Amiens !

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

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Mutiny : castagne en haute mer

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Sanjuro (1962), d’Akira Kurosawa : « Le meilleur sabre est celui qui reste dans son fourreau »

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Kristell Guerveno
Kristell Guervenohttps://www.lemagducine.fr/
Ancienne enseignante férue d'histoires et de films en tout genre, j'adore partager mes passions et faire rêver mon entourage. Avant de me consacrer à l'éducation, j'avais étudié les lettres et le cinéma.

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