Series Mania 2016 : journée d’ouverture

Festival Séries Mania 7eme édition

Pour sa 7ème année consécutive, le Forum des Images est the place to be en matière de sériphilie. Séries Mania accueillera du 15 au 24 avril 2016, les organisateurs du festival l’espèrent, nous n’en doutons point, plus de 22 000 spectateurs et 980 professionnels (chiffres de l’année précédente). Pour cette nouvelle édition, la barre est placée encore plus haut. L’ouverture se fera au Grand Rex avec la présentation du pilote de 112 minutes de Vinyl, réalisé par le maître Scorsese, écrit par l’illustre Terrence Winter (Broadwalk Empire)* et produit par Mike Jagger. La série historico-musicale a dès à présent été reconduite pour une saison 2. Deux salles de projections à l’UGC Les Halles permettront 8 séances supplémentaires par jour et grande nouveauté cette année, une compétition d’avant-premières mondiales et internationales. L’Association Française des Critiques de Séries votera pour la meilleure série américaine. La presse internationale décernera trois prix : meilleure séries, actrice et acteur parmi une sélection de séries hexagonales ou étrangères, de langue française. Un jury de blogueurs trié sur le volet décernera un prix coup de coeur panorama et les internautes pourront récompenser la meilleure websérie internationale parmi 16 sélectionnées. Sans oublier le prix du public parmi toutes les projections.

Succédant à Matthew Weiner (Mad Men) et Nic Pizzolatto (True Detective), David Chase présidera le jury de la compétition internationale. Créateur des Soprano et parrain du genre, il a inspiré toute une génération de showrunner. Il sera accompagné de Yaël Abecassis (Hatifum), révélée par Amos Gitaï; Amira Casar (Versailles), Tony Grisoni (scénariste de Terry Gilliam et sur la série à succès Southcliff) et Fanny Herrero (créatrice de Dix pour cent)

Marathon comédies, séances spéciales, conférences et tables rondes, en plus du Forum de Coproduction Européen destiné à 300 professionnels, potentiels financeurs, sont prévus des « line-ups » de chaîne TV, une séance de « work in progress » de la série flamande Tabula Rasa (issue de la 2ème édition du Forum de coprodution en 2014) et un accès aux accrédités à la Video Library permettant de visionner en Salle de collections sur poste individuel, les séries sélectionnées dans le programme officiel et un choix venu du monde entier !

Parmi les nombreuses rencontres, Cuba Gooding Jr. (American Crime Story), Harlan Coben (The Five), Leïla Bekhti (Jour Polaire), Frank Spotnitz (The Man In The High Castle), Mathilde Seigner (Sam) et plein d’autres… Dépêchez-vous de retirer vos places, elles partent comme des chocolatines !

CineSeriesMag sera là pour vous faire vivre de l’intérieur cette 7ème saison. Nos attentes : The Five (Canal +), Au-delà des murs (Arte), Four Seasons In Havana, NSU German History XCapital, The Writer, Feed The Beast, Matthew Penn, « Quelle place pour les réalisateurs dans les séries »… Quelles sont les vôtres?

Le programme jour par jour est accessible sur internet, mais déplacez-vous pour récupérer le fascicule sur place (seul point noir au tableau)  pour organiser ces 10 prochains jours!

*Nous apprenons par nos confrères d’allociné qu’il vient d’être congédié par HBO pour divergences artistiques

Festival

Reims Polar 2026 : Mata, l’ombre du contrôle

Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.

Reims Polar 2026 : Sons of the neon night, un champ de bataille sans stratège

Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.

Reims Polar 2026 : Morte Cucina, la vengeance est un plat qui se dévore sans modération

En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.

Reims Polar 2026 : Mi Amor, noyé dans le bruit

Ce jeudi 2 avril au soir, l’impériale Cécile Maistre-Chabrol a remis le Prix Claude Chabrol à Thomas Ngijol pour "Indomptables", polar camerounais dans lequel le réalisateur-acteur réussit une mue radicale et convaincante — quitter la comédie pour plonger dans un thriller âpre, ancré dans la réalité de Yaoundé, entre enquête policière et portrait d'une paternité qui déraille. Une belle soirée pour le genre, achevée par Guillaume Nicloux et son nouveau film, "Mi Amor". Le contraste est cruel, d'autant plus piquant que Nicloux n'est pas un inconnu des festivals de polar. Il s’était déjà fait connaître au Festival du Film Policier de Cognac, ancêtre direct de Reims Polar, avec Une affaire privée. Et ce film-là racontait déjà... une disparition de jeune femme.

Newsletter

À ne pas manquer

Signes de vie, de Werner Herzog : à perdre la raison

Exploration à bas bruit des frontières de la rationalité humaine ? Faille spatio-temporelle où l’Homme quitte le sentier d’un destin médiocre ? Pas de doute, le cinéma de Herzog est déjà en place.

Vivaldi et moi : tutti per la musica

Abandonnées par leurs familles dans un orphelinat, des jeunes filles se consacrent à la musique. Nous sommes à Venise en 1716, à l'orphelinat « La Pietà » qui doit son nom à la Vierge Marie. Constituant un orchestre de chambre, chaque dimanche ces musiciennes se produisent anonymement dans une église locale où le public vient les écouter. Si elles ne connaissent pas leurs origines, leur avenir est tout tracé…

Voyage à deux : le désenchantement conjugal

Troisième collaboration entre Stanley Donen et Audrey Hepburn après "Drôle de frimousse" et "Charade", "Voyage à deux" suit un couple à différents moments de sa vie à travers un récit fragmenté. Le film fait de la mémoire amoureuse son véritable moteur narratif, entre instants de grâce et fissures plus discrètes.

« Michael » piétine son icône en moonwalk

Ça y est, il est enfin là. On le craignait, un peu. Il faut dire que les signaux d'alerte se multipliaient. Famille de Michael Jackson trop impliquée, durée courte pour tout ce que le film devrait raconter, monteur de "Bohemian Rhapsody" aux commandes, tout partait mal. Seul miracle au milieu de cette production, Jaafar Jackson, qui semblait taillé pour le rôle. À la sortie, on n'est ni satisfait, ni profondément énervé, tant Michael réussit et échoue lamentablement exactement là où on l'attendait.

Le Réveil de la Momie : ni morte ni réveillée

Lee Cronin tente de ramener la Momie à ses origines : un drame familial hanté par le deuil et la culpabilité. La promesse est tenue pendant près d'une heure, avant que "Le Réveil de la Momie" se perde dans ses propres ambitions contradictoires, incapable de choisir entre le drame viscéral qu'il voulait être et la mécanique Blumhouse qu'il ne pouvait s'empêcher de reproduire. Un rendez-vous manqué, pourtant généreux en ambitions, mais trop avare en courage.
Antoine Mournes
Antoine Mourneshttps://www.lemagducine.fr/
Mes premières ambitions, à l'âge d'une dizaine d'années, était d'écrire des histoires à la manière des J'aime Lire que je dévorais jusqu'en CM2. J'en dessinais la couverture et les reliais pour faire comme les vrais. Puis la passion du théâtre pour m'oublier, être un autre. Durant ses 7 années de pratique dans diverses troupes amateurs, je commence des études d'Arts du Spectacle qui débouche sur une passion pour le cinéma, et un master, en poche. Puis, la nécessité d'écrire se décline sur les séries que je dévore. Depuis Dawson et L’Hôpital et ses fantômes de Lars Von Trier sur Arte avec qui j'ai découvert un de mes genres ciné préférés, l'horreur, le bilan est lourd, très lourd au point d'avoir du mal à établir un TOP 3 fixe. Aujourd'hui, c'est Brooklyn Nine Nine, Master of Sex et Vikings, demain ? Mais une chose est sûre, je vénère Hitchcock et fuis GoT, True Detective et Star Wars. L'effet de masse m'est assez répulsif en général. Les histoires se sont multipliées, diversifiées, imaginées ou sur papier. Des courts métrages, un projet de série télévisée, des nouvelles, un roman, d'autres longs métrages et toujours plus de critiques..?

Reims Polar 2026 : Mata, l’ombre du contrôle

Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.

Reims Polar 2026 : Sons of the neon night, un champ de bataille sans stratège

Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.

Reims Polar 2026 : Morte Cucina, la vengeance est un plat qui se dévore sans modération

En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.