Festivals

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

Passeurs de films 2025 : festival (de Cannes) en Bretagne

Le festival « Passeurs de films » a présenté sa 7ᵉ édition du 30 juillet au 2 août 2025. Au programme, quatre soirées consacrées au cinéma et à la musique (avec deux concerts assurés par Lili Cros et Thierry Chazelle), ainsi que des rencontres dans le cadre idyllique de l’Île-aux-Moines (située en Bretagne, près de Vannes).

Cannes 2025 : Woman and Child, à l’épreuve de la retenue

Dans "Woman and Child", Saeed Roustaee explore avec finesse les fractures du patriarcat iranien à travers le combat d’une mère face à une société injuste. Moins percutant que ses précédents films, le drame conserve la force émotionnelle et l’engagement social du cinéaste.

Cannes 2025 : « Die, My Love », comme un animal mort

Avec "Die, My Love", Lynne Ramsay livre un film prétentieux et confus, où la mise en scène écrase tout – personnages, récit, émotion. Malgré l’intensité de Jennifer Lawrence, le résultat est un exercice de style stérile et pénible, aussi vide que bruyant.

Cannes 2025 : Les Aigles de la République, au bal des menteurs

Avec "Les Aigles de la République", Tarik Saleh revient à Cannes avec une satire politique puissante sur la propagande et le cinéma, portée par Fares Fares en acteur pris au piège d’un régime autoritaire. Un film sombre, lucide et brillamment interprété.

Cannes 2025 : Valeur sentimentale, fracture parentale

Quatre ans après "Julie (en 12 chapitres)", récompensé à Cannes par un prix d'interprétation féminine, Joachim Trier retrouve Renate Reinsve sur le tapis rouge avec "Valeur Sentimentale", un drame familial intime aux doux accents mélancoliques. Tourné à Oslo et lors du Festival de Deauville, le film entremêle quête de réconciliation et processus de création. Une déclaration d'amour au cinéma.

Cannes 2025 : Planètes, l’odyssée de la nature

Présenté à la Semaine de la Critique, "Planètes" de Momoko Seto est une fable écologique et sensorielle, sans dialogues, mêlant animation 3D et prises de vue réelles pour raconter l’odyssée de graines de pissenlit en quête de survie après une catastrophe. Une œuvre mémorale.

Cannes 2025 : Caravane, la prison de la maternité

Depuis "Vol au-dessus d’un nid de coucou" et "Rain Man", le cinéma porte le sujet du handicap avec humour et empathie. Il donne à voir le quotidien éprouvant d’individus touchés par la maladie et qui peinent à s’intégrer dans la société. Dans "Caravane", Zuzana Kirchnerová retourne la perspective pour s’intéresser non pas au combat contre les troubles physiques ou mentaux, mais à la vie des parents qui s’occupent d’enfants atteints de trisomie. Si la réalisatrice tchèque filme la douleur des corps avec beaucoup de sensibilité, elle ne parvient pas à nous emporter sur la route de ce road trip italien, qui manque d’émotion et de profondeur.

Cannes 2025 : Eleanor The Great, la dame de cœur

Depuis "L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux", Scarlett Johansson rêvait de réaliser un film. Trente ans plus tard, elle concrétise cette ambition avec "Eleanor the Great", un drame tendre, émouvant et parsemé d'humour qui traite du deuil et du pardon. Une bulle de douceur acclamée par une salle comble.

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