Series-mania-saison-6

Festival Séries Mania : le genre féminin sur petit écran

Découvrez le festival séries mania  2016 en quatre jours clefs !

Si vous aussi vous aimez bing-watcher des séries, que les spoilers sont votre plus grande frayeur ou bien que votre vie est régie par les nouveautés sur Netflix ou autre plateforme de lecteur média : Séries Mania est fait pour vous. Chaque année, le Forum des Images à Paris vous permet de participez à des marathons comédies et Walking Dead, des conférences ou tables rondes autours de vos séries préférées, parfois en présences des  réalisateurs et acteurs, et le tout gratuitement! Cette année, le thème fil rouge du festival est le genre féminin. Tout au long du festival, nous avons suivis plusieurs nouvelles séries mettant à l’honneur des héroïnes féminines.

Nous avons vu, jour après jour, ces nouvelles séries : qu’elles soient Françaises (Nina, La vie devant-elles), étrangères (Tellus) ou américaines (Transparent), elles usent toutes de personnages féminins centraux et de moins en moins archétypaux.

 #JOUR 1

Nina (Saison 1 – ép. 1 et 2 )   :  3/5

RÉSUMÉ : Nina, mère divorcée et infirmière de 37 ans, repart à zéro. Mais rien ne s’avèrera facile en tant que stagiaire, qui plus est, au sein de l’hôpital géré par son ex. Après avoir combattu le terrible cancer de sa fille Lily, elle est dévouée et prête à tous pour réellement devenir infirmière. Mais dans un hôpital, tout peut arriver : entre drames, passion amoureuses et amitiés, Nina n’est pas au bout de ses surprises.

Critique des deux premiers épisodes :

Encore une série médicale ? Oui, mais pas que. Ce projet prometteur, crée et scénarisé par Alain Robillard et Thalia Rebinski, est déjà prometteur. Une prochaine diffusion sur France 2 et est  prévue et les créateurs sont en phase de réaliser une seconde saison. Elle reprend  les codes de la série médicale romancée type Grey’s Anatomy mais avec mise en scène cohérente, des dialogues à la fois drôles et légers, la série tient le paris d’utiliser le genre médicale pour aborder des thèmes modernes.

Le personnage de Nina n’est pas une ingénue, elle a l’expérience mais se retrouve au plus bas de l’échelle du milieu hospitalier. Grâce à son ingéniosité et sa volonté à toute épreuve, elle saura se faire sa place et rétablir un équilibre dans sa vie assez chaotique. Mère ultra protectrice, ex-femme, infirmière en devenir, amie loyale ; elle aborde plusieurs rôles et ce, de manière moderne et juste.

L’univers hospitalier permet de parler de réalités sociales (les grèves des aides-soignants, les positions supérieures des médecins, l’implication personnelle chez certains patients) tout en narrant des histoires de bouts de vies (des rencontres, des séparations et des révélations de soi-même). Les acteurs ont même intégré un réel hôpital comme stagiaires pour mieux se rendre compte de la réalité du milieu hospitalier.

Avec un panel de personnages caractériels mais pas stéréotypés, on se laisse charmer par le franc parlé de Léo, la candeur de Dorothée ou le manque d’humanisme du Dr Proust. Cette série est à suivre, pour l’évolution des liens créés entre les personnages. Et même si la qualité de la série reste française donc moins sérieuse que certaines américaines du même genre, la cohérence du scénario reste accrocheur et donne envie d’en savoir plus.

Il est intéressante alors d’observer ce personnage de Nina qui doit à plus de 30 ans, ré-affirmer son indépendance en tant que femme par rapport aux hommes qui l’entourent. Avec des dialogues sur son rôle comme infirmière mais aussi comme ex-femme qu’on remet sans cesse à sa place, Nina est un personnage qui ne s’enferme pas dans des cases et se bat pour s’affirmer.

nina

INFOS TECHNIQUES &  GÉNÉRIQUE : 

Créateur(s): Alain Robillard, Thalia Rebinsky
Scénariste(s): Alain Robillard, Thalia Rebinsky
Avec: Annelise Hesme, Thomas Jouannet , Nina Melo, Grégoire Bonnet
Réalisateur(s): Nicolas Picard-Dreyfuss
Producteur(s): Barjac Production
Vendeur international: Newen Distribution
Diffuseur(s): France 2 (France)

INFOS TECHNIQUES

Année: 2015
Pays: France
Saison: 1
Épisodes: 8
Durée: 50 min

#JOUR 2

Tellus (Saison 1 – ép. 1 et 2 )  : 2/5

RÉSUMÉ : En Finlande, Eevi (Minka Kuustonen), jeune docteur, est aussi secrètement membre d’un groupe d’éco-terroristes. Au cours d’une des missions activistes, un innocent meurt  dans l’incendie qu’ils ont provoqué et tout change au sein du groupe… Eevi rencontre par la suite, Alex (Lauri Tilkanen) chef d’écologistes modérés qui risque de remettre en cause ses convictions et les sacrifices qu’elle s’est imposés.

Critique des deux premiers épisodes :

Cette série scandinave, réalisée par JP Silli, est certes de très bonne qualité et comparable aux thrillers du grand écran, mais souffre de son format de série, ou le suspens freine le rythme. On est plongé dans l’univers froid et rude de la Finlande, avec des paysages de neige et de tunnels naturels impressionnants. La mise en scène, la lumière et le cadrage rendent l’ambiance angoissante et intense, ou même les locaux de polices sont taillés dans les sous terrains.

Si le sujet n’est que rarement abordé à l’écran, avec Night Moves de Kelly Reichardt, l’éco-terrorisme reste peu pris au sérieux. La série reprend le nom Tellus (Terre matrice), de la déesse romaine pour défendre cette mère nature. Mais le problème écologique, n’est au début abordé que de manière superficielle.

Le but est plus d’éveiller les consciences du public à travers un discours écologique simple et efficace. Mais elle ne creuse pas encore assez les réels problèmes sociaux et économiques des actions écologiques. La série ne prends parti que du côté des activistes écologiques, et s’éternise alors dans les dialogues à sens unique.

La série tend plus au genre d’enquête policière, menée par un vieux policier fort sympathique. On prend facilement son parti, il est très partagé entre son métier et sa conscience écologique. A travers les divers personnages d’Eevi, Alex et le policier, sont dépeintes des visions extrêmes de l’éco-terrorisme qui tendent à se réunir dans les futurs épisodes.

Le problème de la série serait surement son manque de risque pris, et sa confusion des genres. D’un thriller écologique à la série policière simple, en mêlant des histoires de triangles amoureux, on est face à un résultat pas assez attrayant. Bien sûr, ce mélange est imposé pour attirer le public des séries, friand d’histoires d’enquête et d’amour.

Le but principal était pourtant d’éveiller la conscience écologique de chacun, et si la série n’a pas fait plus débat dans son pays d’origine c’est pour des raisons évidentes. Mettre en avant un groupe de terroriste, même si écologistes, serait un appel à la violence et à la révolte qu’il vaudrait mieux faire taire. Reste à voir si son exportation à l’étranger (France, Allemagne) entraînerait plus sérieusement les réactions.

Néanmoins, est à féliciter l’utilisation d’une femme comme personnage central. Même s’il est moins rare de voir en actions les femmes dans des séries (Homeland), ou menant une double vie (Orphan Black) grâce aux séries américaines. Dans Tellus, Eevi est aussi meneuse de l’action militante, et non seulement la source des réflexions autour du remords éprouvé après l’accident.

On se concentre sur la dualité de son personnage, qui parait libre mais est enfermé dans sa solitude. L’attachement amoureux qu’elle éprouve pour Alex n’est pas le centre de l’intrigue. La femme n’est pas alors cette chose fragile qui s’émeut au moindre intérêt amoureux. Au contraire, cet amour qu’elle sait impossible à cause de son secret, va remettre en question ses propres convictions et devenir un obstacle. Elle reste ce personnage fort et déterminé, mais faisant face à une vie de paranoïa et horriblement solitaire.

GÉNÉRIQUE & INFOS TECHNIQUES 

Créateur(s): JP Siili
Scénariste(s): JP Siili
Avec: Minka Kuustonen, Lauri Tilkanen, Pirkka-Pekka Petelius, Henrik Hammarberg
Réalisateur(s): JP Siili
Producteur(s): Sveriges Television (SVT) / Yleisradio (YLE)
Diffuseur(s): Yle TV1 (Finlande)

INFOS TECHNIQUES

Année: 2014
Pays: Finlande
Saison: 1
Épisodes: 6
Durée: 50 min

#JOUR 3

Pour ce festival autour du genre féminin, vous pouviez aussi retrouver des débats, à revoir sur le site officiel.

 La sexualité féminine dans les séries TV

La conférence d’Iris Brey met en évidence l’évolution de la représentation de la sexualité féminine à travers des séries connues comme Sex and the City, ou plus récentes comme GirlsOrange is the New Black et Masters of Sex, qui mettent en évidence la nouvelle expression de la sexualité féminine dans les séries TV. A Serie Mania, des nouvelles séries The AffairTogetherness et Transparent, qui participent à jouir de cette nouvelle liberté en abordant la masturbation féminine et montrant des corps nues non plus aussi gratuitement que par le passé. Aborder la sexualité féminine de manière plus sérieuse, sans être pornographique mais éducative incite à bousculer les stéréotypes sur la sexualité en générale.

La conférence n’abordait qu’un court corpus de séries, qui plus est américaines. Des séries qui sont néanmoins diffusées en France grâce aux chaines câblées. Il est intéressant de pointer alors ce manque de risque sans doute des chaines publiques, à aborder la sexualité sous toutes ses coutures. A quand la version française de Girls ou la même liberté de montrer la femme et ses tribulations sexuelles ?

 La vie devant-elles (saison –  ép. 1 et 2) : 1,5/5

RÉSUMÉ : Dans le milieu des années 1970, au nord de la France, une explosion survient dans une mine. Trois hommes et leurs secrets se retrouvent alors ensevelis. Alma, Solana et Caroline vont devoir se battre pour l’honneur de leurs pères, prendre en main leur destin et s’émanciper dans une période de grands bouleversements sociaux. Une génération, trois destins

Critique des deux premiers épisodes :

LA-VIE-DEVANT-ELLES-credit-Bernard-Barbereau-FTV-2015La série suit le « destin » de trois jeunes filles plutôt stéréotypées. Ainsi, les deux amies principales veulent faire de la mode à Paris. L’une est très dure en apparence, puisqu’elle n’a pas reçu d’amour maternel, l’autre est plus délurée, mais finalement peu sûre d’elle, très maternée par son père, peu par sa mère. La dernière, périphérique aux deux amies, doit faire face à la disparition de sa  mère, qui refait sa vie loin des siens et le mutisme renfermé de son père qui pourtant l’admire. La série retranscrit bien le monde ouvrier des années 70, il n’est donc pas étonnant qu’une chaîne comme France 3 (qui diffusera la série à partir du 28 avril) l’ait rachetée. La chaîne est devenue spécialiste après la diffusion et le succès de la série Un Village français et sa reconstitution fidèle de la Seconde Guerre mondiale en France.

Mais il lui manque une vraie originalité, le thème de la jeunesse étant plutôt sous-exploité puisque ces jeunes filles ont une certaine fraîcheur, mais ne s’éloignent pas des idées reçues sur leur condition : premiers amours, désir d’émancipation, jalousie, beauté, transgression. Le rapport au père, les mères étant quasiment absentes ou défaillantes, est l’aspect le plus intéressant de la série, qui donne à voir la paternité autrement. C’est comme ça que le genre féminin s’y lit différemment. Les pères ne sont plus seulement des figures d’autorité et les mères des êtres aimants, les rôles parentaux sont presque inversés et les jeunes filles en deviennent plus duelles, n’étant pas seulement des jeunes fleurs en pleine croissance, mais aussi des personnalités fortes dans un monde ouvrier exclusivement masculin, puisque les mines dominent encore à cette époque.

Cependant, si les enjeux de la série sont passionnants : fin d’un monde (ouvrier, minier), début d’une nouvelle ère (sans emploi, avec des familles éclatées) et que l’émancipation permet de mettre trois jeunes filles en avant, la série souffre d’un format trop « long » pour un rythme assez mal maîtrisé. Les dialogues ne sont pas toujours très heureux et l’esthétique se contente d’une reconstitution, sans audace. Si l’idée de départ parait réjouissante, la forme pêche un peu malgré de superbes interprètes (surtout les trois jeunes filles). On regrettera donc le format tv pépère de la soirée série sur France 3 qui permet peu de prises de risques. Il est encore trop rare dans la série française (sauf si on pense à Engrenages récemment ou aux Revenants) de voir des formats sériels réellement addictifs et qui bouleversent les stéréotypes. La série a un certain charme, mais reste trop plan-plan avec le schéma : secrets et drames familiaux, petit village, gens simples, vies simples et peu de surprises ou de bouleversement des certitudes. Dommage.

Néanmoins, le regard sur la cellule familiale, qui vole en éclats dès le premier épisode, permet de mieux envisager l’avenir des femmes dans un monde préconçu. Il faut souligner la volonté de faire sortir ces jeunes femmes de leur milieu, mais en parlant de jeunesse trop maladroitement. Ces filles-là ne rêvent finalement, car les créateurs ne leur donne pas le choix, que de de mariage et de départ, mais aussi de paillettes. Heureusement qu’elles sont confrontées à un désir de justice et de vérité qui, qui sait, prépare peut-être les justicières des séries d’aujourd’hui, prêtes à s’affirmer et à être plus que des jeunes filles, mais à compter dans la société et à la faire évoluer, bouger, à la féminiser. Il faudrait pour cela que la série envisage d’avantage le corps des actrices et l’appropriation que chacun des personnages doit faire de soi.

GÉNÉRIQUE & INFOS TECHNIQUES 

Créateur(s): Dan Franck, Stéphane Osmont
Scénariste(s): Dan Franck, Stéphane Osmont
Avec: Stéphane Caillard, Alma Jodorowsky, Lilly-Fleur Pointeaux, Sabine Haudepin
Réalisateur(s): Gabriel Aghion
Producteur(s): Cinétévé, Pictanovo
Diffuseur(s): France 3
Vendeur international: France Télévisions Distribution

INFOS TECHNIQUES

Année: 2015
Pays: France
Saison: 1
Durée: 50 min

#JOUR 4

Les stéréotypes sur les femmes-flics dans les séries TV : 

Cette conférence en présence de Mathieu ARBOGAST (DOCTORANT) et DESBARATS (ESSAYISTE DE CINÉMA) se penche sur les figures de femmes flic dans les séries TV.

Récemment, ce ne sont plus Maigret, Colombo ou l’inspecteur Derrick qui crèvent l’écran pour débusquer les vilains criminels. Désormais, les femmes aussi ont leur place dans le rôle du policier au passé douloureux, à la vie de famille chaotique et qui rendent son boulot prioritaire.

De la femme sexy et dominatrice de Chapeau melon et bottes de cuir (1961-1969)  à la femme ordinaire mais autoritaire de Cold Case (2003- 2010) ou Les Experts, les stéréotypes sur les flics ont bien évolués. Avec une étude intéressante de ce changement de personnages types et leur représentation, on voit que les femmes affirment leur force et leur violence sans plus passer pour des garçons manqués. Elles sont des femmes doubles, pas juste jolies mais intelligentes, à la fois fortes et fragiles, ordinaires et extraordinaires, femme et flic.

C’est grâce à des scénaristes de séries comme Engrenagesthe Fall ou Happy Valley, que les femmes flics sont réinventées et que les exceptions féminines ne sont plus que des marginales.

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Transparent  (Saison 1 – ép. 1 à 3) :  4/5

RÉSUMÉ : Mort Pfefferman, professeur à la retraite, réunit ses trois grands enfants et leur annonce qu’il veut dorénavant s’habiller publiquement en femme.

Critique des premiers épisodes :

Cette série est un OVNI remarquable. Réalisée parJill Soloway et produit par Amazon, la série a déjà fait du bruit en gagnant le prix de la meilleur série comique au Golden Globe 2015. Aborder de manière sérieuse, sans devenir trop mirobolant, la situation d’un trans à notre époque est remarquable. Tout comme l’a fait précédemment, Xavier Dolan avec Laurence Anyways à sa manière.

Trans-parent, c’est une dramedy unique qui aborde le coming-out trans d’un père de famille retraité, avec un coté décalé et hors des clichés. L’histoire se concentre sur la réaction de son entourage, mais plus particulièrement face au jugement de ses trois enfants, qui eux-mêmes vivent dans le mensonge de leur propre vie. Maura est donc cette femme qui renaît du personnage mensonger de Mort. Elle s’affirme courageusement, mais timidement, hors du placard.

On voit que ce coming-out n’est pas juste brutal, il est un long processus, par étapes que chaque nouvel épisode tente de faire ressentir. Avec aussi une manière très intime de filmer, parfois à la manière de camera amatrice (comme celle du générique), on entre dans la psyché de chacun de ses personnages marginaux mais pourtant vrais.

Par des situations délicates, parfois drôles comme la fameuse interrogation : « Comment l’appeler ? Lui ou elle?« ; mais parfois moins drôles, comme le regard et le jugement véhément des autres face à ce « pervers » qui se « déguise en femme », on est témoins d’une réalité qui nous est pour la plupart inconnu.

La série jouit en plus d’un casting de qualité avec pour personnage principale le célèbre Jeffrey Tambor, qui illumine naturellement dans son rôle. Mais aussi Amy Landecker (A Serious Man) , Gaby Hoffmann (connu pour son rôle dans Girls), Jay Duplass et la méconnaissable Judith Light (Madame est servie, Ugly Betty) pour interpréter la petite famille « spéciale ».

Cette série est celle qui représente le mieux le genre féminin promit par le festival. Elle montre comment Moira apprend à devenir la femme qu’elle veut être. Son vrai combat c’est de de refaire sa vie à l’âge de la retraite et affronter le jugement universel. Etre femme trans n’est pas juste porter des perruques et du maquillage, ou agir de manière efféminée, c’est une révélation qui est plus que physique. Et Jill Soloway avec Transparent prends le risque de nous dévoiler cette vérité.

En dernier, il est à féliciter de voir que d’autres sujets « tabous » sont abordés, mais également montrés, chose rare au cinéma. La série se risque à parler d’avortement désiré et de montrer la sexualité lesbienne : des sujets non pas principaux mais importants. Ces premiers épisodes sont une bonne mise en bouche qui promet, avec des dialogues justes, des personnages intéressant à suivre. De plus, le format de 30 minutes rends plus accessible et addictif la volonté de continuer la série. A ne pas manquer donc, à partir du 8 mai sur OCS en France.

GÉNÉRIQUE & INFOS TECHNIQUES

Créateur(s): Jill Soloway
Scénariste(s): Jill Soloway, Bridget Bedard, Micah Fitzerman-Blue, Noah Harpster, Ethan Kuperberg, Alie Liebegott, Faith Soloway
Avec: Jeffrey Tambor, Amy Landecker, Jay Duplass, Gaby Hoffmann, Judith Light
Producteur(s): Amazon Studios, Pictures in a Row
Diffuseur(s): Amazon (États-Unis), OCS (France)

INFOS TECHNIQUES

Année de production: 2014
Pays: Etats-Unis
Saison: 1
Épisodes: 10
Durée: 30 min

 

Reporter/Rédacteur LeMagduCiné
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