Festival du cinéma américain de Deauville : Présentation de l’édition 2015

Présentation de la 41ème édition du festival du cinéma américain de Deauville :

A precious moment for all cinema lovers

Le cinéma, quand il est associé à la notion de festival, rime souvent avec des dates et lieux symboliques. Mais il ne s’agit pas ici d’énumérer nombres d’évènements qui célèbrent la pellicule à travers le monde, plutôt de mettre en lumière la prochaine édition du Festival du cinéma américain de Deauville. L’année dernière la croisette normande soufflait déjà ses 40 bougies, 40 ans de films, d’hommages, et de découvertes autours d’Hollywood et de ses acteurs. Marqués par un passé récent connu de tous, les États-Unis sont ancrés dans l’histoire normande, la région et la nation sont intimement liées, un attachement réciproque qui se manifeste par le succès que connait le festival depuis sa création : les plus grands ont foulé son sol, des films mythiques ont éclairés ses toiles, de jeunes réalisateurs prometteurs sont sortis primés de ses salles. Autant de signes qui attestent de sa santé éclatante. La crise de la quarantaine ? Deauville ne la connait pas.

Fondé en 1975 par Lionel Chouchan et André Halimi, guidé par le maire de l’époque Michel d’Ornano, puis par sa femme Anne, qui déclarera « Hollywood s’est trouvé un verger en Normandie » ; le festival du cinéma américain de Deauville, connait un rapide succès  sous l’impulsion financière de Lucien Barrière : Dès la 3ème édition, Gregory Peck est présent sur les planches, tout comme Sean Connery (en 1981), Harrison Ford (en 1982) ou Elisabeth Taylor, dix ans seulement après sa création. Se succède alors chaque année, les grands noms, aimantés par la fête qui leur est faite outre Atlantique ; le début septembre devient une date incontournable pour les têtes d’affiches: Robert De Niro, Clint Eastwood, George Clooney… Fort du rayonnement, sans doute inégalable, du cinéma populaire hollywoodien, les classiques parmi les classiques sont présentés aux spectateurs français, d’Indiana Jones à Star Wars, d’E.T. à Jurassik Park, Deauville assiste la naissance du blockbuster. La mythologie du cinéma américain y est également présentée ; c’est Annie Hall en 77, Grease l’année suivante ; c’est Top Gun en 86 ou Forrest Gump 8 ans plus tard. Parallèlement, fidèle à sa volonté d’honorer les figures tutélaires du grand cinéma US, des hommages et des rétrospectives sont organisés pour des Stanley Kubrick, Billy Wilder, Francis Ford Coppola, Elia Kazan, Sidney Lumet…

En 1995, le festival s’ouvre à la compétition et éclaire le cinéma indépendant ; chaque année un jury présidé en majorité par des réalisateurs français décerne le Grand prix : Vincent Lindon en 2013, Jean Pierre Jeunet en 2009, ou Roman Polanski pour l’édition 2003.  Des présidents toujours bien accompagnés : on recense dans ce même jury des artistes tel que Anouk Aimée, Abderrahmane Sissakho, ou encore Ewan McGregor. Par le prisme de cette compétition, ont été découvert certains des cinéastes les plus talentueux de leur génération, certains ont confirmé depuis comme Spike Jonze (primé en 1999) ou Jeff Nichols (2011), d’autres ont tout simplement continué leur route jusqu’aux Oscars, comme Paul Haggis (primé pour Collision en 2005) et tout récemment Damian Chazelle avec la claque Whiplash.

La particularité du festival réside également dans ses « nuits américaines », avec des projections diurnes comme nocturnes. Des films sont présentés 24h sur 24, une opportunité unique au monde pour les spectateurs ! Une célébration qui s’érige autant en musée qu’en vitrine, honorant les gloires et les espoirs d’un cinéma titanesque. Mais peu d’informations ont filtré sur la 41ème édition, si ce n’est que l’on sait déjà que Benoît Jacquot la présidera, et que la sélection officielle sera annoncée courant août. Rendez-vous du 4 au 13 septembre 2015 pour découvrir les films mis à l’honneur pour ce nouveau festival du cinéma américain de Deauville.

 

Festival

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Grégoire Lemaître
Grégoire Lemaîtrehttps://www.lemagducine.fr/
Étudiant en histoire de l'art et passionné d'images en tout genre (qu'elles soient picturales, photographiques, ou filmiques) j'écris pour le plaisir de partager les œuvres qui m'ont marqué. Mon coeur balance entre l'ésotérisme de cinéastes comme Herzog ou Antonioni (pour ne citer qu'eux), l'audace de réalisateurs comme Wes Anderson ou Bertrand Bonello, et les grands noms made in U.S.A. Je voue également un culte sans failles à Audrey Hepburn. Dernièrement mes plus grands frissons viennent du petit écran, notamment avec The Leftovers, Rectify ou The Americans.

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