Festival de Deauville 2024

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Deauville 2024 : Speak No Evil, des psychologues et des psychopathes

Rares sont ces œuvres psychologiques, ascendantes horrifiques, qui infiltrent les festivals auxquels le genre n'est pas dédié. "Speak No Evil" est de ceux-là, même s'il semble plus à l'aise en explorant sa dimension sociale. C'est notamment le point fort du film qui, malgré sa longue exposition, se lâche davantage dans un final qui revisite le home invasion.

Deauville 2024 : Exhibiting Forgiveness, brisés de père en fils

Premier long-métrage de Titus Kaphar, "Exhibiting Forgiveness" compose un drame familial centré sur les relations pères-fils et la recherche perpétuelle du pardon. Des thématiques classiques traitées sous l’angle un peu plus innovant de la création artistique comme canalisateur d’une souffrance passée dévorante. Malheureusement, la longueur du film et la relative stagnation des personnages, qui évoluent peu émotionnellement, n’impliquent le spectateur que dans la lente attente d’une réconciliation finale.  

Deauville 2024 : The Strangers’ Case, la chaîne de l’horreur

Pour son premier long-métrage, Brandt Andersen sacrifie le fond de son sujet éminemment tragique contre une immersion totale dans une course effrénée de réfugiés politiques en lutte pour la survie. Emballé dans un film choral qui ne manque pas d’audace, car assez bien exécuté lorsqu'il ambitionne de nous partager la frayeur des personnages de "The Strangers' Case". Le film perd cependant en tension à force de multiplier des filons narratifs qui auraient mérité plus d’attention.

Deauville 2024 : Sing Sing, Shakespeare in jail

La Compétition du Festival de Deauville 2024 s’est ouverte ce matin avec "Sing Sing", un drame chargé d’émotions mettant en lumière les programmes de réinsertion par l’art. Inspiré d’une histoire vraie, le film expose des détenus qui retrouvent, grâce à des ateliers théâtre, leur humanité à travers l’expression de leurs émotions et le tissage de liens fraternels. Plus œuvre théâtrale que huis clos carcéral, "Sing Sing", très incarné, relève le défi de l’authenticité mais n’échappe pas à quelques lourdeurs en termes de démonstrations affectives.

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