Game of Thrones saison 8 : ce qu’il fallait retenir dans l’épisode 1

Winter is here. L’ultime saison de Game of Thrones vient enfin de débarquer avec la projection du premier épisode tôt dans la matinée pour nous. A la vue de l’épisode, vous n’avez pas tout compris ? Vous avez besoin d’une petite piqûre de rappel ? On décrypte pour vous ce premier épisode. Attention spoilers !

Enfin. Dire que la saison 8 de Game of Thrones était attendue est un euphémisme. Cela fait plus de deux ans que les héros et héroïnes de Westeros n’avaient pas peuplé nos écrans.  Pour ce premier épisode, la série s’offre un nouveau générique rempli de symboles. La route pour la fin de la série vient de commencer et autant dire qu’elle débute…tranquillement. Rappelez-vous, dans le dernier épisode de la saison 7 une partie du mur s’effondrait par une attaque des marcheurs blancs désormais dotés d’un dragon. La pression était à son comble, tandis qu’on apprenait que Jon Snow était l’héritier légitime du trône et accessoirement le neveu de Daenarys. L’épisode commence en douceur et se place sous le signe des retrouvailles. Il fera écho tout le long au pilote de la série. Jon retrouve Arya, Jon retrouve Bran, Jon retrouve Sam, Tyrion retrouve Sansa… A Winterfell, au bord de l’apocalypse, tout le monde se confond en câlins et semble tranquille.

Jon Snow et Daenerys, une romance morte dans l’œuf

Cependant, un élément clé de la fin de la saison dernière délivre la promesse d’une histoire qui s’annonce bien compliquée. Nous le disions : Jon Snow est le fils Rhaegar Targaryen et Lyanna Stark. En plus de faire de lui l’héritier du trône, cela disqualifie de principe Daenerys qui n’a plus aucune légitimité. Les deux héros s’offrent d’ailleurs un moment léger chevauchant les dragons et se bécotant comme des adolescents dans la neige. Une scène qui contraste avec la gravité des enjeux et qui permet de montrer encore une fois que Jon Snow a le béguin pour la Khaleesi. Ce n’est sans compter sur son éternel ami Samwell, qui lui révèle enfin la vérité. On avait peur que cette trame traîne en longueur et que Sam n’ose jamais avouer ses origines à Snow ou plutôt de son vrai nom. On connaît la mégalomanie et la détermination de Daenerys. Comment réagira-t-elle à l’annonce ? Jon Snow osera-t’il lui dire ou se taira-t’il par amour ? Cela promet une intrigue tumultueuse entre les deux personnages, où la romance pourrait vite laisser place à des sentiments plus hostiles.

Cersei est en guerre

Sans cesse près de son verre de vin, Cersei planifie toujours de profiter de la situation pour imposer directement son pouvoir. Elle engage d’ailleurs Bronn, ancien acolyte de Jamie et Tyrion, pour tuer ses deux frères. Personnellement, nous ne croyons pas un instant qu’il sera capable de franchir le cap. Mais cela isole encore plus la célèbre Lannister face à tous ces personnages qui s’unissent face à la menace blanche. Encore du côté de Winterfell, l’épisode marque la réunion entre Jamie et Brann depuis le tout premier épisode de la série. Surpris en train de coucher avec sa soeur Cersei, le frère Lannister poussait le jeune Stark du haut d’une tour, le rendant handicapé. Aucun mot échangé mais un regard qui en dit long et promet pour les prochains épisodes.

Et les marcheurs blancs dans tout ça ? 

C’est la grande menace de cette saison mais ils sont absents de cet épisode. Mais où sont les marcheurs blancs ? S’ils ne font aucune apparition physique, leur aura plane toujours. Tormund, le sauvageon, tombe nez à nez avec un mystérieux message déposé par les marcheurs : un enfant entouré de membres de cadavres qui forme une spirale. Ce symbole était déjà dans une des visions de Bran. Qu’essaient de dire les marcheurs ? On devrait le savoir très vite. Il ne reste déjà que cinq épisodes avant le dénouement final. Si cet épisode fait office de transition, les ennuis devraient arriver très vite. La saison 7 servait déjà de long prologue à l’ultime saison. Le calme avant la tempête en somme.

”Game of Thrones“, saison 8 : bande-annonce pour l’épisode 2

Festival

Reims Polar 2026 : Mata, l’ombre du contrôle

Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.

Reims Polar 2026 : Sons of the neon night, un champ de bataille sans stratège

Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.

Reims Polar 2026 : Morte Cucina, la vengeance est un plat qui se dévore sans modération

En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.

Reims Polar 2026 : Mi Amor, noyé dans le bruit

Ce jeudi 2 avril au soir, l’impériale Cécile Maistre-Chabrol a remis le Prix Claude Chabrol à Thomas Ngijol pour "Indomptables", polar camerounais dans lequel le réalisateur-acteur réussit une mue radicale et convaincante — quitter la comédie pour plonger dans un thriller âpre, ancré dans la réalité de Yaoundé, entre enquête policière et portrait d'une paternité qui déraille. Une belle soirée pour le genre, achevée par Guillaume Nicloux et son nouveau film, "Mi Amor". Le contraste est cruel, d'autant plus piquant que Nicloux n'est pas un inconnu des festivals de polar. Il s’était déjà fait connaître au Festival du Film Policier de Cognac, ancêtre direct de Reims Polar, avec Une affaire privée. Et ce film-là racontait déjà... une disparition de jeune femme.

Newsletter

À ne pas manquer

Vivaldi et moi : tutti per la musica

Abandonnées par leurs familles dans un orphelinat, des jeunes filles se consacrent à la musique. Nous sommes à Venise en 1716, à l'orphelinat « La Pietà » qui doit son nom à la Vierge Marie. Constituant un orchestre de chambre, chaque dimanche ces musiciennes se produisent anonymement dans une église locale où le public vient les écouter. Si elles ne connaissent pas leurs origines, leur avenir est tout tracé…

Voyage à deux : le désenchantement conjugal

Troisième collaboration entre Stanley Donen et Audrey Hepburn après "Drôle de frimousse" et "Charade", "Voyage à deux" suit un couple à différents moments de sa vie à travers un récit fragmenté. Le film fait de la mémoire amoureuse son véritable moteur narratif, entre instants de grâce et fissures plus discrètes.

« Michael » piétine son icône en moonwalk

Ça y est, il est enfin là. On le craignait, un peu. Il faut dire que les signaux d'alerte se multipliaient. Famille de Michael Jackson trop impliquée, durée courte pour tout ce que le film devrait raconter, monteur de "Bohemian Rhapsody" aux commandes, tout partait mal. Seul miracle au milieu de cette production, Jaafar Jackson, qui semblait taillé pour le rôle. À la sortie, on n'est ni satisfait, ni profondément énervé, tant Michael réussit et échoue lamentablement exactement là où on l'attendait.

Le Réveil de la Momie : ni morte ni réveillée

Lee Cronin tente de ramener la Momie à ses origines : un drame familial hanté par le deuil et la culpabilité. La promesse est tenue pendant près d'une heure, avant que "Le Réveil de la Momie" se perde dans ses propres ambitions contradictoires, incapable de choisir entre le drame viscéral qu'il voulait être et la mécanique Blumhouse qu'il ne pouvait s'empêcher de reproduire. Un rendez-vous manqué, pourtant généreux en ambitions, mais trop avare en courage.

Graham Swon — La parole comme territoire

Trois films, une carte blanche, et une même ligne de force : chez Graham Swon, la parole ne se contente pas d’accompagner l’image, elle la traverse, la déplace, parfois même la remplace. De la dérive poétique d’An Evening Song (for three voices) à l’expérience quasi hypnotique de The World Is Full of Secrets, en passant par l’étrangeté expressionniste de Careful, se dessine un cinéma où dire, c’est déjà faire advenir.

Harry Hole : Le Prince d’Oslo

Oslo, caniculaire et putride, sert d’écrin à la nouvelle série événement de Netflix : Harry Hole (L'Etoile du Diable). Cette plongée vertigineuse dans l’univers du maître du nordic noir Jo Nesbø tient toutes ses promesses. Scénarisée par l’auteur lui-même, la série emprunte à son œuvre son tempo punk rock, son écriture torturée, sa mise en scène à l'esthétique graphique et ses personnages hantés.

L’Affaire Laura Stern : le cri du silence

Plus qu'une fiction sur la vengeance, "L'Affaire Laura Stern" est une immersion sensorielle dans le "cri du silence" des victimes de violences et d'emprise. Une œuvre nécessaire qui déconstruit les mécanismes de la violence faite aux femmes pour en faire un combat collectif et politique. La série est diffusée sur France 2 en mars 2026 et disponible en streaming sur France Télévision.

Les Saisons : L’amour, le rythme et les saisons

"Les Saisons", la série écrite et réalisée par Nicolas Maury, s’éloigne des éclats et des récits sociaux pour épouser le souffle intime d’un trio amoureux. Entre mélancolie poétique et naturalisme doux, elle tente moins de raconter que de saisir le frémissement des sentiments, au rythme d’une lumière vendéenne et d’un temps qui tangue. Une œuvre sensible, qui crée son public en osant la lenteur et la langueur.