Critique The Mandalorian – Chapitre 6 : Le Prisonnier Abandonné

Les chapitres se suivent et ne se ressemblent donc pas. Alors qu’on retrouvait notre belle Tatooine dans le Chapitre 5 pour un stage de mercenaires, le chapitre 6, intitulé Le Prisonnier, donne la part belle à une équipe « expérimentée » de mercenaires qui réalise une évasion, mais dont la modestie de ses membres n’a d’égale que leurs talents…

Pedro ne refuse jamais une petite mission, encore moins quand il est en galère. Alors, quand Bobby Munson de l’espace le contacte pour « se rappeler le bon vieux temps », Pedro y voit là une opération qui peut tourner au donnant-donnant. Le taf ? Un remake de Prison Break version galactique. Et s’il a fait appel à Pedro, c’est parce qu’il sait que son bolide, le Razor Crest, peut lui être utile : il brouille les radars des vaisseaux de la Nouvelle République, comme Jean-Paul Delevoye brouille ses emplois. Malin le lynx.

Bon, qui dit évasion dit équipe. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est tombé sur une bonne grosse équipe de tocards. Une vraie convention lowcost ! On a donc Mayfeld, apparemment un ancien stormtrooper qui n’aime pas qu’on juge la seule chose pour laquelle il semble avoir du talent : la précision, Burg, avec son cosplay d’Hellboy raté, Zero, une version droïde d’Ant-man, et Xi’an, une femme Twi’lek à la peau violette. Pedro se retrouve donc avec des lurons à devoir faire évader quelqu’un qu’il ne connaît que pour… on ne sait quelle raison.

Le voyage est donc le moment parfait pour faire plus ample connaissance avec ses compagnons. Mais Pedro est vite la cible de ses camarades plaisantins. Et vas-y que je fouille dans ton armurerie. Et vas-y que je balance des dossiers sur Alzoc III. Et vas-y que je touche ton animal de compagnie. Et vas-y que t’as la gueule de Jar-Jar Binks. Bref, ils sont tous casse-bibelots, même les Razmokets sont moins gamins. Hey, les mercenaires du dimanche, grandissez un peu.

D’ailleurs, c’est Zero qui, en freinant avec la délicatesse digne de Jean-Claude Van Damme, sonne la cloche de la fin de la récrée. C’est l’heure d’aller s’amuser dans la prison-vaisseau de la Nouvelle République les enfants ! Commençons par Blurg qui va nous montrer son plus bel atout : sa ruse. Entrée discrètement dans le vaisseau, toute l’équipe doit donc se diriger de manière cachée vers la cellule du prisonnier. Première distraction sur le chemin : une souris mécanique. Sa première réaction ? La dégommer.

Très malin. Des droïdes déboulent, se disent « Merde, une intrusion », ils avancent, les mercenaires se retrouvent en infériorité, trop exposés. Bref, c’est la merde. MAIS ils trouvent quand même à redire sur les capacités de Mando qui… s’est tout bonnement barré. À l’école, ce sont des leçons qu’on apprend, et Pedro semble leur apprendre les rudiments d’une opération d’infiltration : de la ruse et du combat. Résultat, les droïdes sont battus et les ploucs ne disent même pas merci.

Bon. Maintenant qu’ils ont réussi à s’infiltrer « dans la plus grande discrétion », il faut se rendre au poste de contrôle pour ouvrir la porte de la cellule concernée. Sauf que là où il n’était censé n’y avoir que de droïdes, ils y trouvent… un homme. Merde. Deuxième exemple de travail d’équipe catastrophique, un cas d’école à montrer dans toutes les écoles de management, une scène à reprendre en dérision sur LinkedIn pour que Serge, le Head of Management de ta boîte, voie que tu es un stagiaire drôle et intelligent : une négociation armée.

Bref, tout le monde panique, c’est aussi mal organisé que les dossiers sur le bureau de ton grand-père, ils merdent, le mec se fait buter et en plus appuie sur le bouton pour signaler à la cavalerie qu’il y a un bug dans la matrice. Aïe, t’as vu Serge, si tu leades pas avec synergie ta team, tu te mets des obstacles tout seul. Allez, voyons le bon côté des choses, il reste 20 minutes pour aller chercher le gugus puis s’échapper. C’est une magnifique opportunité de team-building qui s’offre à eux.

15 minutes, ils sont devant la porte. Elle s’ouvre. L’évasion est un demi-succès. Un nouveau membre, super ! Prouvons que nous pouvons évoluer et gravir des montagnes ensemble, que la fraternité renaisse, que l’esprit collectif prime sur l’individuel.

Qin Out. Pedro In. Tout n’était que piège pour foutre Pedro derrière les barreaux tout en faisait sortir le frère de Xi’an. On se dit que tout est perdu, que Guizmoda va se retrouver orphelin une bonne fois pour toute. Mais non, Pedro s’échappe dans la scène suivante. En même temps, 40 minutes l’épisode, on a pas le temps de niaiser.

Du coup, Pedro il est un peu véner. Comme il est fan du film Alien, il se dit que séparer le groupe de mercenaires en deux et mettre toutes les halogènes en rouge, ça va ajouter un peu de tension (Bon, concernant l’empreinte carbone de ce changement de luminaire, faut voir, Greta Thunberg va moyennement apprécier). Bon, faut avouer que cette petite ambiance avec les stroboscopes, ça claque quand même. Alors il va rendre visite à cette bande de troubadours un par un.

Commençons par la grosse biquette rouge. Il se bastonne avec Burg dans la salle de contrôle et le réduit en crêpe avec son astuce de « Je te referme la porte sur toi ». Il maitrise Xi’an qui n’a montré de résistance qu’en lançant l’argenterie familiale et Mayfeld qui… n’a même pas le droit à un combat tellement il est nul. Il arrive donc facilement à Qin qui se rend compte qu’il n’a d’autre choix que de se rendre. Même les cuisines des restaurants chinois sont mieux protégées.

Pendant ce temps-là, Guizmoda a aussi décidé de jouer, mais à cache-cache, avec Zero. Le cosplay d’Ant-Man a beau avoir des yeux à ne plus savoir où regarder, il se fait quand même dézinguer par Pedro qui arrive par derrière. S’il avait choisi de prendre un cosplay Spider-Man, il aurait vu Pedro. Dommage.

Il rentre donc paisiblement livrer Qin à son pote biker de l’espace, ils échangent des banalités hypocrites et hop, ainsi chacun peut vaquer à ses occupations. High Five, t’es mon bro, prends soin de toi. Bon, clairement, quand on a vu l’autre lui dire au revoir, on a compris que ça puait la merde et qu’il avait perdu sa loyauté depuis les Sons Of Anarchy. C’est confirmé quand il prononce ces deux mots alors que Pedro s’éloigne petit à petit de la station : « Tuez-le ».

Alors, il ne faut oublier que toute la Guilde de chasseurs de primes ne lui lâche pas la grappe depuis quelques épisodes, alors c’est pas un badaud qui va prendre Pedro de court. Comme lui adore les petites attentions et que c’est bientôt Noël, il lui laissa gentiment un joli présent pour ne pas oublier à quel point il l’aime : une petite balise de repérage, celle qu’avait actionnée le garde dans le vaisseau-prison. C’est si mignon.

C’est Disney, c’est beau, un festival pyrotechnique sans précédent pour Qin, l’amitié à son paroxysme : 3 X-Wings débarquent pour réduire en poussière la petite navette spatiale. L’important, c’est d’aimer et de se sentir aimé.

Et l’épisode se finit, comme à son habitude, avec un moment de complicité à bord du Razor Crest entre nos deux protagonistes et Pedro qui en était sûr « que c’était une mauvaise idée. ». Si mignon.

Et ainsi s’achève le Chapitre 6 de The Mandalorian, nos 3 loustics en prison, vivants ! Alors, que nous réservent les deux derniers épisodes de la série ? Pedro va-t-il enfin pouvoir aller skier sur Hoth, faire un spa sur Dagobah ? Ou bien d’autres chasseurs de prime sont encore à ses trousses. Réponse ce vendredi pour le chapitre 7 !

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