« Star Trek : Into Darkness » : un blockbuster hollywoodien dans les règles de l’art

Le réalisateur J.J Abrams vient de s’offrir un blockbuster de la série la plus geek au monde : « Star Trek : Into Darkness »

Dans un monde en guerre, le Capitaine Kirk, animé par la vengeance, se lance dans une véritable chasse à l’homme, pour neutraliser celui qui représente à lui seul une arme de destruction massive. Nos héros entrent dans un jeu d’échecs mortel. L’amour sera menacé, des amitiés seront brisées et des sacrifices devront être faits dans la seule famille qu’il reste à Kirk : son équipe.

En effet, le réalisateur J.J Abrams qui a été choisi pour prendre la succession de Georges Lucas pour être aux commandes de ce Star Wars, nous offre dans ce second opus Star Trek un bon blockbuster festival respectant toutes les règles du genre. C’est un très bon divertissement, surpassant le premier opus. Nous avons un bon méchant charismatique John Harrison, incarné par l’acteur britannique Benedict Cumberbatch, remarquable dans la série Sherlock.

Un méchant autour duquel le scénario est bâti, un personnage dont les agissements provoquent le chaos et happent nos héros dans un tourbillon de violences et de sacrifices. L’intrigue repose sur la bonne idée toutefois de ne pas faire un méchant trop caricatural. Les motivations de ce dernier pourraient presque être compréhensibles…

C’est le genre de méchant que l’on aime, avec du relief faisant passer à la trappe le triste souvenir d’Eric Bana en Nero, vilain Romulien qui avait fait rire tout le monde !L’équipe est la même bande de copains, des héros sympas. Certes, les personnages sont présentés rapidement mais on comprend très vite le rôle de chacun. Zachary Quinto que l’on a pu voir dans Americain Horror Story est excellent dans le rôle d’un Spock innocemment rigide.

Par contre, le capitaine Kirk interprété par Chris Pine, est presque vide : il lui manque une âme.Les effets spéciaux sont à couper le souffle. Dès les premières minutes du film, l’action happe le spectateur. La scène du volcan est énorme. L’humour est présent sans tomber dans l’excès, les scènes dans l’espace sont dantesques et la narration bien soutenue.

Le film reste basé sur la série : nous sommes à bord de l’USS Enterprise, le capitaine T.Kirk, Spock le second du capitaine et enfin le docteur Mc-Coy ont pour but d’explorer de nouveaux mondes sans interférer dans leurs évolutions.Un blockbuster où l’action coule à flot, techniquement un Space Opera irréprochable. Les combats sont magnifiquement tournés mais « Star Trek : Into Darkness » ne suscite aucune émotion.

Ceci est regrettable car l’univers de Star Treck est très riche et il faut bien avouer que le respect des règles de l’art du blockbuster ne  suffisent ici pour en faire un film vivant. C’est une expérience cinématographique agréable mais vide avec un scénario trop prévisible même si la musique sans être grandiose reste efficace.Au final, « Star Trek : Into Darkness » est à l’image du Docteur Carol Marcus, qui ne semble n’être là que pour montrer sa belle plastique…

Synopsis : Alors qu’il rentre à sa base, l’équipage de l’Enterprise doit faire face à des forces terroristes implacables au sein même de son organisation. L’ennemi a fait exploser la flotte et tout ce qu’elle représentait, plongeant notre monde dans le chaos…

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