Cinéma

Les Cloches des profondeurs (1993) de Werner Herzog : la foi dans tous ses états

Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.

La Grande Extase du sculpteur sur bois Steiner (1974) de Werner Herzog : le temps suspendu

A l’aide d’une caméra 16 mm haute vitesse, Herzog filme merveilleusement bien ce qui, dans ce sport atypique, constitue son vrai centre d’intérêt : ces instants où, suspendu dans l’air, le skieur défie le temps et l’espace. Loin de l’ingrate « solitude » du coureur de fond, le sauteur à ski est un rêveur qui offre son extase en spectacle.

Aaahh Belinda : pépite féministe du cinéma turc

Fort d’un dispositif mêlant confusion des réalités et dédoublement des identités, Aaahh Belinda d’Atıf Yılmaz s’affirme comme un conte féministe moderne, à la croisée de la comédie, du fantastique et de la fable allégorique. Derrière une esthétique parfois modeste, le film révèle une richesse de lecture et une portée politique affirmée : en faisant basculer Serap dans la vie de Naciye, il montre combien le quotidien constitue à la fois le lieu de la domination et le premier espace de résistance.

Catacombes de John Erick Dowdle : Critique du film

Catacombes est un autre Direct-To-Vidéo qui n’aurait jamais dû trouver le chemin de nos salles, hormis l’aspect « I Love Paris » qui aurait pu satisfaire nos esprits chauvins. Il rejoint la longue liste des films found-footage foirés où se croisent Chroniques de Tchernobyl, les derniers Paranormal Activity ou le récent The Baby.

Les Gardiens de la Galaxie, un film de James Gunn : Critique

James Gunn parvient à installer sur son film une odeur de jouissance et de fun dont n’était plus affublée une production Marvel depuis Avengers.

Les Combattants, un film de Thomas Cailley : Critique

On croit presque voir un Take Shelter (Jeff Nichols, 2012) à la sauce française. Une scène onirique bouleversante qui nous donnerait à croire que le film bascule bel et bien dans le fantastique. Le ton aurait pu devenir sombre et défaitiste.

Ordure ! (Filth) de Jon S. Baird : Critique du film

Il y a dans Ordure ! une véritable atmosphère borderline, des dialogues abrupts et très soignés, et de péripéties déjantées qui font tout le style de la patte d’Irvine Welsh. James McAvoy saura remporter l’adhésion de tous dans ce rôle à contre-courant qui fait de cette comédie douce-amère un spectacle décalé et délicieusement sombre.

Anatomie d’un chef d’œuvre ou l’éternelle question du 7ème art ?

Chef d’œuvre ? Mais qu’est-ce donc cela ? Un terme galvaudé utilisé par beaucoup de pseudo-critiques sur internet, entre autre, pour caractériser une œuvre les ayant comblés au plus haut point ? Une œuvre ayant su au mieux utiliser les acteurs, le scénario, le réalisateur dont elle est affublée ?

Palma Real Motel de Aarón Fernandez : Critique du film

Avec Palma Real Motel, Aarón Fernandez parvient à tirer une histoire d'amour désabusée empreinte de douceur et de sincérité, à peine plus qu'une parenthèse désenchantée dans un quotidien morose.

Rabbit Hole de John Cameron Mitchell : Critique du film

Quel rapport entretien t'on avec la mort d'un proche ? Tel est le vrai sujet du film. Sa force est de refuser toute explication facile et il ne donne à aucun moment raison à telle ou telle approche.

Le Rôle de ma vie de Zach Braff : Critique du film

Dix ans après, le revoilà derrière la caméra pour son second film, Le Rôle de ma vie. Ce dernier aura mis du temps à voir le jour, et a même dû compter sur le soutien de ses fans via une campagne de crowdfunding sur la plate-forme Kisckstarter.

Newsletter

À ne pas manquer

« Le vent dans les saules » : suspendre le temps

Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.

« Monet en quête de lumière » : la vie intime d’un génie pictural

Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.

« Censure & cinéma » : une collection mise à l’honneur

De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.

« Les Saiyans (Full Color, Tome 2) » : le moment où tout bascule

Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.

« Mortépi » : autopsie d’un artiste qui voulait exister

Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.