Cinéma

Aaahh Belinda : pépite féministe du cinéma turc

Fort d’un dispositif mêlant confusion des réalités et dédoublement des identités, Aaahh Belinda d’Atıf Yılmaz s’affirme comme un conte féministe moderne, à la croisée de la comédie, du fantastique et de la fable allégorique. Derrière une esthétique parfois modeste, le film révèle une richesse de lecture et une portée politique affirmée : en faisant basculer Serap dans la vie de Naciye, il montre combien le quotidien constitue à la fois le lieu de la domination et le premier espace de résistance.

Mortal Kombat II : Flawless Surrender

Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.

Mon grand frère et moi : portrait d’un homme encombrant

Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.

Chew : les voix du prochain film d’animation

Le casting pour les voix de Chew le prochain film d'animation de Jeff Krelitz, est en cours avec Steven Yeun de Walking Dead et David Tennant de Doctor Who. Le film est une adaptation de la bande-dessinée de Tony Chu, Détective Cannibale

La Isla Mínima, un film d’Alberto Rodriguez : Critique, Festival du film de San Sebastian

Dès les premiers plans de son film Alberto Rodriguez entend nous plonger dans ce monde hors du monde, où une nature peu accueillante laisse place à des paysages surnaturels. Le marais du Guadalquivir est une étape entre la terre et le fleuve, à l'image de l'état de cette Espagne post-franquiste qui tente de retrouver les pieds sur terre après avoir été submergée par la vague dictatoriale.

La Ligne Rouge, un film de Terrence Malick : Critique

La guerre ne rend pas les hommes plus nobles, elle en fait des chiens. Terrence Malick confronte les deux extrêmes. La richesse de la vie d’un côté, la violence de la mort de l’autre. Les soldats s’en sortiront peut-être saufs, mais aucun d'eux ne pourra revenir du conflit sain d'esprit.

La Légende de Viy, un film de Oleg Stepchenko : critique

La Légende de Viy est un conte fantastique à la croisée de Sleepy Hollow et Le Village, un block-buster russe de Oleg Stepchenko avec Jason Fleyming et Charles Dance de Game of Thrones

L’échappée belle, un film de Emilie Cherpitel : critique

Le film est tel un petit bonbon acidulé, il mène les deux lascars un peu partout, de Rome à Paris, en passant par la campagne. Leurs apparitions s'accompagnent d'une joie communicative qui atteint aussi parfois le spectateur.

La résistance de l’air, un film de Fred Grivois : critique

La résistance de l'air était plein de promesses, tant par son titre, magnifique, où ses scénaristes, Thomas Bidegain et Noé Debré, collaborateurs d'Audiard. Pourtant, le film ne remplie qu'à moitié ces attentes et on en ressort mitigé.

Le Juge Fayard dit Le Shériff, un film d’Yves Boisset : critique

Le Juge Fayard dit le shériff est avant tout le portrait d’un homme. Dès les premières images, nous voyons un personnage qui avance droit devant lui, sans s’arrêter, sans faiblir, certain de ce qu’il fait parce qu’il n’agit que selon sa conception de la justice.

Je suis mort mais j’ai des amis, un film de Guillaume et Stéphane Malandrin : critique

Les frères Malandrin, Stéphane et Guillaume, passent pour la seconde fois à la réalisation avec une comédie absurde et carrément barrée : Je suis mort mais j'ai des amis.

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