Les nouveaux projets cinématographiques de Gaspar Noé !

Trois ans après Love, le cinéaste Gaspar Noé s’apprête à sortir deux nouvelles pépites fascinantes. Le réalisateur de Enter The Void et Irréversible travaille en effet sur un projet en deux parties sur la danse et une œuvre de fiction sur le darknet !

Selon des informations de la Tax Shelter, dévoilées dans le courant du mois de février, Gaspar Noé prépare son grand retour au cinéma. Ce futur projet devrait retracer l’expérience de danseurs drogués à leur insu ! Le cadre de ce film pourrait se situer dans un pensionnat isolé au milieu d’une forêt, dans les années 1990. Les personnages principaux seront une vingtaine de danseurs urbains, en plein phase de répétition. Dans le cadre d’une ultime soirée un peu trop arrosée pour fêter la fin du stage, ils vont vivre leurs pires cauchemars. Drogués sans le savoir, ils vont tous devoir surmonter leur propre « bad trip ». Ces informations dévoilées il y a quelques semaines ont été nuancées depuis par le fondateur de Wild Bunch, Vincent Maraval. Il a publié un message sur les réseaux sociaux afin de préciser le contenu des futurs projets de Gaspard Noé.

Cette œuvre de fiction assez angoissante pourrait donc en réalité être un documentaire en deux parties, « bien plus sage », sur la danse. Ce projet s’intitule Psyché, selon des informations de Konbini. Gaspar Noé risque également de faire couler beaucoup d’encre avec un second projet cinématographique en 2018. Il travaillerait sur un long-métrage dont la thématique reposerait sur le darknet, cette section d’Internet qui regorge d’activités illégales et prohibées. Les fans de la filmographie et des œuvres barrées et uniques de Gaspar Noé attendent donc avec impatience ces deux nouveaux projets.

Festival

Reims Polar 2026 : Mata, l’ombre du contrôle

Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.

Reims Polar 2026 : Sons of the neon night, un champ de bataille sans stratège

Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.

Reims Polar 2026 : Morte Cucina, la vengeance est un plat qui se dévore sans modération

En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.

Reims Polar 2026 : Mi Amor, noyé dans le bruit

Ce jeudi 2 avril au soir, l’impériale Cécile Maistre-Chabrol a remis le Prix Claude Chabrol à Thomas Ngijol pour "Indomptables", polar camerounais dans lequel le réalisateur-acteur réussit une mue radicale et convaincante — quitter la comédie pour plonger dans un thriller âpre, ancré dans la réalité de Yaoundé, entre enquête policière et portrait d'une paternité qui déraille. Une belle soirée pour le genre, achevée par Guillaume Nicloux et son nouveau film, "Mi Amor". Le contraste est cruel, d'autant plus piquant que Nicloux n'est pas un inconnu des festivals de polar. Il s’était déjà fait connaître au Festival du Film Policier de Cognac, ancêtre direct de Reims Polar, avec Une affaire privée. Et ce film-là racontait déjà... une disparition de jeune femme.

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Fort d’un dispositif mêlant confusion des réalités et dédoublement des identités, Aaahh Belinda d’Atıf Yılmaz s’affirme comme un conte féministe moderne, à la croisée de la comédie, du fantastique et de la fable allégorique. Derrière une esthétique parfois modeste, le film révèle une richesse de lecture et une portée politique affirmée : en faisant basculer Serap dans la vie de Naciye, il montre combien le quotidien constitue à la fois le lieu de la domination et le premier espace de résistance.

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Gabriel M.
Gabriel M.https://www.lemagducine.fr/
Passionné de cinéma et de séries. Nostalgique des séances mythiques au cinéma Grand Ecran Italie 2 et des rencontres-projections cultes organisées par l’équipe de Panic Cinema (Lloyd Kaufman, Joe Dante, Uwe Boll). Admirateur de la qualité immersive des séances au Max Linder Panorama. De nombreux réalisateurs ont marqué mon expérience de cinéphile : Kubrick, Jarmusch, Romero, Carpenter, Argento, Fulci, Lynch, Cronenberg, Verhoeven, Cameron, Tsui Hark, John Woo ou plus récemment Julie Delpy et Guillaume Nicloux.

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