L’Amour est une fête : Guillaume Canet & Gilles Lellouche dans un buddy movie sur le milieu du X

Le tournage du nouveau film de Cédric Anger (L’avocat, La prochaine fois je viserai le cœur) a débuté. Gilles Lellouche et Guillaume Canet partageront l’affiche de cette comédie prévue pour 2018.

Gilles Lellouche et Guillaume Canet tournent actuellement L’Amour est une fête. Ce nouveau long-métrage de Cédric Anger devrait permettre aux deux acteurs de casser encore un peu plus les codes de leur image grand public. Guillaume Canet et Gilles Lellouche vont en effet incarner des policiers infiltrés dans le milieu du X dans les années 1980 à Paris. Selon des informations du Film Français, l’atmosphère du film va néanmoins s’orienter vers le genre de la comédie. L’Amour est une fête s’apparenterait à un « buddy movie ».

Franck et Serge sont patrons d’un peep show, Le Mirodrome. Criblés de dettes, ils vont commencer alors à produire des films pornographiques avec leurs danseuses. Un soir, des hommes cagoulés détruisent le Mirodrome. Ruinés, Franck et Serge sont contraints de faire affaire avec leurs rivaux. Mais ce que ces derniers ignorent, c’est que nos deux « entrepreneurs » sont des enquêteurs chargés de procéder à un coup de filet dans le business du « X » parisien. C’est le début d’une aventure dans le cinéma pornographique du début des années quatre-vingt qui va les entraîner très loin.

Dans cette nouvelle comédie policière, les spectateurs retrouveront donc l’atmosphère du film de David Charhon, De l’autre côté du périph, avec Laurent Lafitte et Omar Sy. Les prises de vue du nouveau long-métrage de Cédric Anger ont débuté le 12 juin dernier d’après des informations d’Allo Cine. Le casting réunit donc Guillaume Canet, Gilles Lellouche, Camille Razat, Michel Fau et Xavier Beauvois pour sept semaines de tournage. L’Amour est une fête sortira en salles au second semestre 2018.

Espérons que la thématique de l’univers des films X des années 1980 ne fasse pas sombrer le film dans la facilité et les blagues graveleuses ou sexistes. L’année 2017 n’a pas été un très bon cru pour les comédies françaises. Bad Buzz, A bras ouverts ou bien encore Gangsterdam n’ont pas laissé de souvenirs impérissables aux spectateurs. Problemos tirait son épingle du jeu mais a été quelque peu boudé par le public et chassé des multiplexes assez rapidement pour cause de blockbusters (La Momie, Baywatch, Wonder Woman). L’Amour est une fête pourrait donc créer la surprise en 2018 avec le genre du buddy movie, revisité par Cédric Anger. L’esthétique du film pourrait également s’avérer mordante et désopilante. On imagine que les costumiers vont s’en donner à cœur joie pour recréer l’atmosphère des années 1980. Guillaume Canet et Gilles Lellouche seront sans doute affublés de moustaches bien fournies et de coupes de cheveux improbables. Verdict dans les salles obscures l’an prochain ! Le must serait, pour l’aspect vintage, une séance en Odorama !

[irp posts= »90365″ name= »Rock’N Roll, un film de Guillaume Canet : critique »]

Festival

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

Cannes 2026 : Ben’imana, le mur du silence

Premier film de Marie-Clémentine Dusabejambo, "Ben'Imana" aborde le pardon, la résilience et la transmission d'une douleur indicible au sein de la société rwandaise, profondément hantée par le génocide des Tutsis. Un drame rempli d'émotions, lauréat de la Caméra d'or, qui invite à s'unir dans l'humanisme au-delà des ethnies.

Newsletter

À ne pas manquer

The Christophers : le prix des âmes

Le dernier Soderbergh : grand petit film sur les affres de l'art au temps de son extrême marchandisation. "The Christophers" brasse avec finesse la question de la valeur d'une œuvre et de la place de l'artiste dans un monde qui fétichise la marchandise. Entre un vieux peintre cabotin et une jeune faussaire en quête de vengeance, Soderbergh opacifie savamment un scénario trop convenu pour mieux révéler les contradictions profondes des artistes, empêtrés entre beauté, gloire et compromissions.

Le Cuirassé Potemkine : cent ans de rage intacte

Cent ans après, "Le Cuirassé Potemkine" revient en salles avec une musique inédite signée Pet Shop Boys. Chef-d'œuvre du cinéma muet, le film d'Eisenstein n'a rien perdu de sa puissance subversive. La rage de ceux qu'on écrase n'a pas de date de péremption.

Ma famille chérie : entre tornade émotionnelle et grâce cassavetienne

Maelström d'émotions, caméra à l'épaule et visages en gros plan avec "Ma famille chérie". Isild le Besco signe un ouragan familial tendre et survolté, entre fulgurances cassavetiennes et grâce mélancolique d'Élodie Bouchez.

L’affaire Zanetti : Confessions d’une meurtrière

Dans un centre pénitentiaire italien, Elisa Zanetti, condamnée pour le meurtre de sa sœur, entame des entretiens avec un criminologue qui ravivent un passé familial trouble. Entre huis clos oppressant, flashbacks maîtrisés et performances intenses, le film interroge la portée réelle d’un travail de reconstruction face à un crime irréparable.

Le Passage : Sur la corde de l’humanité

Entre thriller haletant et drame humaniste, le premier long"métrage de Brandt Anderson plonge le spectateur au cœur de la crise des réfugiés syriens. "Le Passage" est une œuvre chorale, tendue et bouleversante dont la maitrise narrative ouvre sur une émotion absolue.
Gabriel M.
Gabriel M.https://www.lemagducine.fr/
Passionné de cinéma et de séries. Nostalgique des séances mythiques au cinéma Grand Ecran Italie 2 et des rencontres-projections cultes organisées par l’équipe de Panic Cinema (Lloyd Kaufman, Joe Dante, Uwe Boll). Admirateur de la qualité immersive des séances au Max Linder Panorama. De nombreux réalisateurs ont marqué mon expérience de cinéphile : Kubrick, Jarmusch, Romero, Carpenter, Argento, Fulci, Lynch, Cronenberg, Verhoeven, Cameron, Tsui Hark, John Woo ou plus récemment Julie Delpy et Guillaume Nicloux.

Le Robot Sauvage : critique du classique Disney par DreamWorks

Pour ses 30 ans, DreamWorks présente Le Robot Sauvage, un porte-étendard d’une industrie de l’animation en crise. Signé Chris Sanders, le studio transcende la simple rivalité historique avec Disney.

Papillon : l’enfer tropical

Avec "Papillon", Franklin James Schaffner plongeait le spectateur dans l’atrocité du bagne de Cayenne et brossait le portrait éblouissant d’une grande figure héroïque, injustement condamnée à perpétuité, et obsédée par l’évasion. Ou quand une idée fixe, une détermination farouche, constitue le sens d’une vie. Une réussite majeure du septième art, qui aborde les thèmes de l’endurance, de l’abnégation et ce qui peut lier deux hommes au-delà de leurs épreuves et souffrances communes.

« Le Mag du Ciné » recrute !

« Le Mag du Ciné » est à la recherche de rédacteurs-chroniqueurs passionnés, motivés et à qui il serait loisible de contribuer régulièrement (c'est-à-dire à raison d'au moins deux articles par mois) à ses diverses rubriques.