Exploration à bas bruit des frontières de la rationalité humaine ? Faille spatio-temporelle où l’Homme quitte le sentier d’un destin médiocre ? Pas de doute, le cinéma de Herzog est déjà en place.
Troisième collaboration entre Stanley Donen et Audrey Hepburn après "Drôle de frimousse" et "Charade", "Voyage à deux" suit un couple à différents moments de sa vie à travers un récit fragmenté. Le film fait de la mémoire amoureuse son véritable moteur narratif, entre instants de grâce et fissures plus discrètes.
Le succès a été instantané au box-office pour le "Mortal Kombat" de Paul W. S. Anderson, dont la bisserie n'a pas fait l'unanimité. Le film n'a pas été épargné par le bras de fer entre le réalisateur et les producteurs, mais continue de fasciner par certaines idées et séquences qui rendent hommage au cinéma d'action hongkongais, tout en composant avec les motifs du jeu vidéo. Le miracle ne s'est pas réalisé deux fois cependant, avec cette "Destruction finale", qui trahit à peu près tout ce qui plaisait dans le premier opus et aux joueurs inconditionnels de la franchise — une promesse brisée, symptôme d'une suite qui n'a jamais su décider ce qu'elle voulait être.
Dès les premiers plans du film, la nostalgie s'élève. La musique brillante et magistrale de Danny Elfman ou encore le logo gravé dans la roche, tout commence parfaitement...jusqu'à ce que Gotham City nous soit montré.
Il n'est pas évident pour la génération actuelle, gorgée d'effets spéciaux de première qualité et d'univers fantastiques ultra stylisé de se retrouver dans ce film à l'esthétique volontairement kitsch.
Dans Pee-Wee Big Adventure, l’univers créé par Paul Reubens a rencontré l’imagination du génie Burton : de cette rencontre est né un film culte, marquant le début d’une carrière prolifique pour le jeune réalisateur.
Bien qu’il se montre décevant à ne pas surprendre autant qu’un Dark Knight ou un Inception, reste toute de même un blockbuster grandement divertissant et ayant la classe et l’envergure nécessaire pour se hisser au panthéon du genre.
Avec un simple court-métrage de trois minutes, Christopher Nolan arrive à en tirer un huis clos sombre grandement travaillé et qui suscite irrémédiablement l’attention.
French Connection , un polar honnête, qui vaut surtout pour la nouvelle grosse performance de Gene Hackman, pour découvrir le Marseille des années 70 et ses gueules du cinéma français.
William Friedkin est arrivé ce jeudi au Festival Lumière 2017, et c'est l'occasion de parler de ses films les plus connus. On commence par la critique de French Connection avec Gene Hackman et Roy Scheider.
Vacances romaines, c’est une histoire d’amour sur le papier, un cliché... Mais voilà c’est les fifties et c’est délicieux. Suante et fraiche : Rome brûlante, Rome omniprésente ! La ville dévore la caméra, s’immisce, se glisse dans tous les plans.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.