"La Bataille de Gaulle : J'écris ton nom" referme le diptyque consacré au général. Le film gagne en clarté par rapport à "L'Âge de fer", mais reste pris au piège de son admiration pour De Gaulle. Ses meilleurs moments restent le duel d'égos avec Roosevelt, qui veut placer la France libérée sous tutelle américaine, et l'ascension de Leclerc vers la libération de Paris.
Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz.
"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.
S'emparant d'un sujet maintes fois rabâché, Mikhaël Hers aborde avec Ce sentiment de l'été la difficulté de surmonter le deuil et de trouver un nouveau sens à sa vie. Sans renouveler l'approche, le cinéaste le fait avec suffisamment de justesse et de poésie pour toucher le spectateur.
Même si le sujet traité s’avère intéressant, Beira-Mar ou l’âge des premières fois est un film fade et plutôt impersonnel, aux personnages manquant de caractère et de force. On regrettera le fait que les personnages manquent de vie et qu'ils ne soient pas assez travaillés pour emporter l’empathie, et l'adhésion, du public.
Mysterious object at noon est le premier long métrage du réalisateur thaïlandais Apichatpong Weerasethakul. Élaborant son scénario à partir du cadavre exquis surréaliste, il propose un film plutôt expérimental à mi-chemin entre documentaire et fiction.
Même si le pitch peut laisser présager d’un film de science-fiction prometteur, le film se pourvoie dans la voie des pires défauts que l'on puisse reprocher aux films pour adolescents en cumulant un sentimentalisme à l’eau de rose à une intrigue prévisible. Et si cet échec prouvait que le genre a atteint ses limites?
Les fans se retrouveront dans La Tour 2 Contrôle Infernale par un humour absurde et décalé, alors que les haters d'Eric et Ramzy continueront de penser que le duo comique ne parvient qu'à nous proposer des films d'une lourdeur sans nom. La Tour 2 Contrôle Infernale réussira-t-il à être aussi culte que son ainé dans la force de ses répliques ? Avis aux amateurs !
Adaptation du documentaire du même nom, Our Brand Is Crisis surfe sur ce qui en faisait l'intérêt sans rien apporter de nouveau. Reste une histoire captivante et un brin révoltante.
Alors que ce western se prétend féministe, il est difficile de voir dans le personnage incarné par Nathalie Portman un emblème de l’émancipation féminine tant son parcours et sa survie ne peuvent se faire que grâce aux hommes qui l’entourent.
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.