Cinquante Nuances de Grey accusé d’encourager les abus domestiques

Le centre National contre l’Exploitation Sexuelle poursuit sa guerre contre Cinquante Nuances de Grey

Le centre National contre l’Exploitation Sexuelle (NSE), qui avait déjà condamné le film Cinquante Nuances de Grey lors de sa sortie en salles tente à présent d’interrompre la saga après l’annonce du spin off consacré à Christian Grey faite par E.L. James. Le directeur du NSE, Dawn Hawkins, a déclaré que le personnage de Christian Grey représentait « un homme qui torture et contraint l’objet de son amour pour son plaisir sexuel. »

« En réalité, trop de femmes souffrent chaque jour entre les mains de la violence et des abus. Considérer de telles brutalités comme un jeu érotique ou justifiable à cause d’expériences abusives passées ou encore pour la richesse et le pouvoir, est une offense et un affront à toutes les femmes victimes d’abus… », ajoutait le président. « La poursuite d’une telle saga encourage la banalisation des abus domestiques. Cela renvoie un message mensonger selon lequel les victimes peuvent doser la violence et contrôler leurs partenaires en étant obéissantes. »

Le président Hawkins encourage le public à soutenir la campagne 50 Dollars pas 50 Nuances lancée cet hiver pour la sortie de Cinquante Nuances de Grey en choisissant de boycotter le film et en utilisant leur argent dans des lots de tickets, popcorn et boissons pour aider les refuges et les agences qui luttent contre la violence domestique. Une ambition certes louable mais qui soulève débats et polémiques.

Hollywood est d’ailleurs accusé de véhiculer les mêmes clichés que la pornographie et le site du NSE est assez explicite à ce sujet. On peut y lire ces propos : « L’industrie du porno conditionne les hommes et les femmes à accepter que la violence sexuelle est divertissante. Cinquante nuances de Grey diffuse ce credo et Hollywood encaisse le chèque ! »

Une enseignante renvoyée pour avoir montré le film à ses élèves

Des accusations qui vont, peut-être, un peu loin quand on sait que, pour échapper à la censure, le film a été tourné sans les scènes les plus « hard » du roman. Pour autant, ce n’est pas une raison suffisante pour en faire une exploitation pédagogique. C’est pourtant l’expérience qu’une enseignante tchèque a tenté avec ses élèves de troisième le 13 mai dernier. Il sera mis fin au contrat de cette professeure remplaçante le 30 juin prochain pour avoir montré en classe le film Cinquante Nuances de Grey alors interdit aux moins de 15 ans en République Tchèque.

Festival

FIFAM 2026 : la programmation et l’affiche se dévoilent

Mercredi 8 juillet, le Fifam a dévoilé son affiche et les grandes lignes de sa programmation. L’occasion également pour le nouveau directeur artistique, Dominique Olier, de s’exprimer sur les orientations du festival à venir. À l’issue de cette présentation au Ciné St-Leu, les spectateurs ont découvert en avant-première le film de Louis Clichy, Le Corset. Le long-métrage d’animation annonce l’entrée, dans la sélection officielle, d’une section dédiée au cinéma d’animation. Un très beau film habité par l’enfance, le monde agricole et la musique. Le festival se déroulera du 13 au 21 novembre 2026, dans les salles du Ciné St-Leu et de la Maison de la Culture d’Amiens !

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

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Kristell Guerveno
Kristell Guervenohttps://www.lemagducine.fr/
Ancienne enseignante férue d'histoires et de films en tout genre, j'adore partager mes passions et faire rêver mon entourage. Avant de me consacrer à l'éducation, j'avais étudié les lettres et le cinéma.

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