En ce mois de novembre, la rédaction du Mag du Ciné fait le point sur la décennie 2010. Nous achevons notre panorama documentaire sur une thématique en apparence plus légère : le football. Mais pas exactement celui qu'on a l'habitude de voir à la télé : retour sur deux films du réalisateur roumain Corneliu Porumboiu.
En ce mois de novembre, la rédaction du Mag du Ciné revient sur les films marquants de la décennie 2010. Dans ce troisième article consacré aux documentaires de la décennie, nous opérons un détour par la plateforme de SVOD Tënk, spécialisée dans le documentaire d'auteur, et par la série « Le Village » (2019), de Claire Simon, qui retrace l'histoire de sa création et son fonctionnement.
Paul Kirchner n'est sans doute pas le premier nom qui vient à l'esprit quand on pense à la bande dessinée américaine, et n'eût été la volonté de Claude Amauger, des éditions Tanibis, il y a fort à penser que Kircher serait demeuré un parfait inconnu de ce côté de l'Atlantique. En rééditant « Le Bus », collection de strips parus dans la presse américaine entre 1979 et 1985, Tanibis a incité Kirchner, parti bosser dans la pub, à renouer avec ses premières amours. « En attendant l'apocalypse » lui permet d'exhumer ses anciens travaux et de présenter ses nouvelles œuvres.
Dans ce deuxième article consacré aux documentaires de la décennie, nous poursuivons notre panorama par le regard du légendaire documentariste Frederick Wiseman sur la société américaine, en revenant notamment sur « Monrovia, Indiana » (2019) et « In Jackson Heights » (2015).
En ce mois de novembre, la rédaction du Mag du Ciné revient sur les films marquants de la décennie 2010. Nous entamons ici une série de quatre articles consacrés à quelques documentaires majeurs de la décennie, mettant en avant les grands enjeux de ces dix dernières années. Panorama partiel, non exhaustif, et exigeant, que nous débutons par la question brûlante de la crise migratoire aux portes de l'Europe. Face à l'impuissance voire à la franche mauvaise volonté des dirigeants européens, des documentaristes ont livré des œuvres humanistes qui nous invitent à prendre conscience de cette tragédie. Retour sur quelques uns d'entre eux.
Ken Loach et son scénariste Paul Laverty continuent de dresser le portrait de la société britannique en racontant l'histoire des Turner, famille pauvre de Newcastle dont le père fait le « choix » de travailler pour une plate-forme de livraison afin de parvenir à joindre les deux bouts. Si le scénario est démonstratif et insistant, Sorry We Missed You n'en révèle moins efficacement les conséquences destructrices d'une ubérisation dont la modernité apparente cache encore trop souvent la réalité des travailleurs qui la subissent.
Dernier roman publié par Romain Gary avant son suicide en 1980, « Les Cerfs-Volants » raconte l'histoire d'un amour compliqué entre un garçon normand et une jeune aristocrate polonaise. Amour rendu carrément impossible par une guerre mondiale qui n'a que faire des passions adolescentes. Mais rien n'est écrit à l'avance, ni leur histoire d'amour, ni la grande Histoire. Elles se font, avec leurs grandes joies et leurs grandes peines, leurs espoirs et leurs désillusions. Romain Gary n'épargne pas grand chose à ses personnages, justement parce qu'il les aime. Et nous voilà bien forcés des les aimer avec lui.
Les éditions Autrement sortent un atlas consacré à l'Histoire de l'Afrique, coordonné par François-Xavier Fauvelle, professeur au Collège de France, et Isabelle Surun, professeure à l'université de Lille. Clair et instructif à défaut d'être exhaustif, il vient combler un vide dans son domaine, prenant garde d'éviter les clichés d'une Afrique essentialisée et envisagée seulement suivant le repère de la période coloniale.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.