L'une des premières bonnes surprises de l'année nous vient – encore – du rayon horrifique. Et, sans se mentir, on n'attendait pas grand-chose d'un film d'horreur avec un singe tueur. Preuve que le film de genre n'a pas fini de nous surprendre, "Primate" se révèle être la parfaite série B dont on rêvait. Intense, méchante, sans concession et vraiment effrayante grâce à un singe particulièrement réaliste. On pardonnera donc les quelques facilités et personnages idiots pour se concentrer sur le cœur du film : la terreur et l'angoisse qu'il diffuse, en plus de mises à mort génialement sanglantes et pleines d'idées.
Le nouveau "Anaconda" tente une approche méta originale mais se perd rapidement dans une comédie lourdingue et maladroite. Malgré un concept prometteur et quelques idées isolées, le film échoue à faire rire ou frissonner, accumulant clichés, dialogues pauvres et maladresses dignes du nanar.
À Cinémania 2025, l’équipe de L’Âme idéale — Jonathan Cohen, Magali Lépine‑Blondeau et Alice Vial — se confie dans une interview pleine d’humour et de sincérité. Ensemble, ils reviennent sur la genèse du film, leur complicité et les défis d’un récit mêlant comédie, drame et émotion.
Présenté en compétition officielle à Cannes 2025, "L’Agent secret" de Kleber Mendonça Filho est une œuvre dense et protéiforme mêlant thriller politique, comédie décalée et film de genre. Porté par Wagner Moura et une mise en scène somptueuse, ce film à combustion lente intrigue, dérange et s’impose comme une expérience cinématographique singulière.
Présente dans quatre films à Cinémania 2025, Monia Chokri s’impose comme l’actrice la plus sollicitée du festival. Entre projets français, rôles exigeants et préparation de son prochain long métrage, elle évoque une année dense, son César inattendu et son désir de créer des ponts entre Québec et France.
Double actualité pour Thierry Klifa au Festival Cinémania 2025 : le réalisateur de La femme la plus riche du monde présente son film à Montréal et siège au jury « Visages de la francophonie ». Entretien fleuve avec un cinéaste passionné.
Jérôme Commandeur est venu présenter son nouveau film T’as pas changé au festival Cinémania 2025 à Montréal. Entouré de Vanessa Paradis, Laurent Laffitte et François Damiens, il signe une comédie tendre et grinçante sur les retrouvailles d’anciens camarades de classe. Entre humour, nostalgie et confidences, le réalisateur partage son regard sur la cinquantaine et l’art de trouver l’équilibre entre rires et émotions.
Présenté à Cinémania 2025, Ma frère de Lisa Akoka et Romane Guéret plonge dans une colonie de vacances. Entre humour, émotion et réalisme social, le film brosse une chronique lumineuse de l’enfance et de l’amitié.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.