L’Âme Idéale d’Alice Vial, comédie romantique teintée de fantastique, séduit par son duo émouvant. Entre amour et mort, le film surprend par sa tendresse et son originalité.
Maryam Touzani enchante avec Rue Málaga, un drame lumineux tourné à Tanger. Carmen Maura y incarne une septuagénaire pleine de vie, entre racines, amour et renaissance. Un film délicat et chaleureux, remarqué à Venise et Toronto.
Joséphine Japy signe un premier film bouleversant sur le handicap et les liens familiaux. Qui brille au combat mêle délicatesse, justesse et émotion dans un portrait de famille lumineux. Porté par Mélanie Laurent et Angelina Woreth, ce drame intime touche au cœur sans jamais forcer.
Entre drôle et sombre, Vie privée surprend par son ton unique. Jodie Foster y livre une performance éblouissante dans son premier grand rôle en français, où l'enquête policière cède le pas à la psychologie du personnage.
Premier film de Charlotte Devillers et Arnaud Dufeys, "On vous croit" plonge le spectateur au cœur d’une affaire judiciaire bouleversante. Porté par la performance saisissante de Myriem Akheddiou, ce drame minimaliste explore avec justesse la violence domestique et l’injustice institutionnelle, entre réalisme cru et émotion déchirante.
Kirill Serebrennikov adapte "La Disparition de Josef Mengele" d’Olivier Guez dans un film visuellement marquant mais inégal, entre portrait d’un criminel nazi en fuite, réflexion sur la banalité du mal et devoir de mémoire. Une œuvre austère et ambitieuse, qui divise par ses choix esthétiques mais interroge l’Histoire avec force.
Avec "The Mastermind", Kelly Reichardt signe un film de braquage lent, austère et désincarné, présenté en compétition officielle à Cannes. Annoncé comme son œuvre la plus accessible, le film accumule pourtant longueurs, vide narratif et prétention. Une proposition qui séduira les fidèles de la cinéaste, mais risque d’ennuyer profondément les autres.
"Baise-en-ville" est une comédie française originale et décalée signée Martin Jouvat. Porté par une écriture fine, des personnages hauts en couleur et un humour tendre, ce film singulier bouscule les codes du genre. Un regard drôle et acéré sur la jeunesse et la précarité, à la fois touchant et lumineux.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.