" Il y a une adolescente avec toi. Elle a cambriolé une banque et avec votre groupe, vous avez commis des infractions genre vol de voiture, etc. La police passera l’éponge sur tout si vous collaborez avec nous."
« Le café où ils discutaient était en sous-sol, sans fenêtres. L’éclairage se réduisait à six lampes à abat-jour suspendues au plafond et à une applique murale près de l’entrée. Seule une horloge aurait permis de distinguer le jour de la nuit dans ce lieu constamment teinté d’une couleur sépia. »
« - Oui ! Toi, c’est un mardi que tu vas mourir. Et là, on est jeudi ! Donc, c’est pas ton jour.
- Quoi ? Mais qu’est-ce que vous en savez d’abord ?
- Je le sais, c’est tout ! Parfois, dans la vie, il y a des choses que l’on sait, sans savoir pourquoi… Question d’intuition… »
Mica est allée voir un avocat, pour lui montrer un courrier reçu par sa grand-mère en 1991 « - Je suppose qu’on peut retrouver un bien même avec les noms des anciens propriétaires.
- Laissez-moi la lettre. Je ferai des recherches à la mairie. Il faut se dépêcher. C’est bientôt Zaduszki et la mairie sera fermée.
- Zaduszki ?
- C’est le lendemain de la Toussaint, on l’appelle aussi « le jour des Morts. » Tous les Polonais vont au cimetière. »
« « La prochaine fois que tu réponds à une annonce, avait dit le mec, fais comme si t’en avais envie, du poste. Mets une chemise propre et tiens-toi droit sur ta chaise ; souris, peut-être ; regarde la personne à qui tu as affaire dans les yeux. Dis que tu veux le boulot. Et ne regarde pas ton futur employeur comme si tu avais envie de lui botter le cul. » A ce moment précis, Rogers avait eu envie de lui botter le cul, à ce joli garçon, mais plus tard, en y repensant, il s’était aperçu que le petit blanc avait raison. Alan Rogers n’avait jamais eu de modèles. Personne pour lui expliquer même les trucs les plus simples, genre comment s’habiller, comment faire pour chercher du travail, comment se tenir. Comment vivre, quoi. »
« Pour le dire autrement, votre vie de singes, messieurs, en admettant que vous ayez derrière vous un état de ce genre, est aussi éloignée de vous que la mienne ne l’est de moi en cet instant. »
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.