« M. Cousin était debout. Je ne peux pas vous dire autrement : on aurait dit un spectre. Une peau laiteuse, presque diaphane, un regard de détraqué. M. Delambre lui-même en a été impressionné. »
« Ecoute, Rosario, je vais te dire une chose : tu es très jolie. Et ça ne m’arrange pas trop parce que, du coup, tu distrais Osvaldo, qui n’arrive pas à se concentrer sur son match. »
«- Je nous ai ramené un nouveau bidule !
- Bonjour.
- Il a une sale gueule, ton bidule.
- Où tu l’as trouvé ?
- Boarf… Une drôle d’histoire avec un morveux et un chat.
- Tu nous racontes ? »
« Cet album est dédié aux femmes et aux hommes qui enseignent le sacré aux gamins, et qui parviennent à le faire sans semer la haine et le repli. Gloire aux prêtres qui osent expliquer aux enfants qu’ils n’ont pas les réponses à leurs questions et que la valeur ne se calcule pas à la longueur de la barbe. Gloire à ceux qui n’oublient pas de leur dire qu’il y a assez de place, dans une tête bien faite, pour le goût des miracles et pour l’amour de la science. S’ils pouvaient se souvenir que le mot religion par son étymologie, est un appel à la fraternité, puisqu’il signifie « lier ». Une religion qui séparerait les êtres humains ne saurait être inspirée par Dieu. »
« La conviction que ce que nous percevons constitue la réalité n’est-elle pas une superstition moderne ? Peut-être que la réalité est hors de portée de notre intelligence. »
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.