Julien Dugois

Sans jamais avoir voulu me prétendre du statut pompeux de cinéphile, je suis un dévoreur acharné de films, de tous genres, de tous horizons. J’admets vouer un culte aux œuvres de Kubrick, Chaplin, les frères Coen, Kurosawa et Jarmusch, pour ne citer qu’eux. De cette passion, devenue addiction, est née mon envie de passer un diplôme en audiovisuel pour poser un regard plus professionnel sur ce que je vois, mais aussi de rédiger des critiques. A l’origine, je n’écrivais que pour moi, me faisant des fiches pour combler ma mémoire défaillante, mais j’essaie aujourd’hui d’étoffer mes écrits pour être lu de ceux avec qui j’aimerai partager mon avis et débattre intelligemment.

Le professeur de violon, un film de Sérgio Machado : Critique

Directement inspiré d'une histoire vraie à laquelle il est difficile de rester insensible, le quatrième film de Sérgio Machado nous livre une lueur d'espoir musical dans un univers urbain hostile. Déjà-vu et consensuel dites-vous ? Ce n'est pas tout à fait faux.

Avant toi, un film de Thea Sharrock : Critique

Avant Toi est un drame romantique au scénario tout ce qu'il y a de plus classique : Un couple improbable, une histoire d'amour impossible et une tragédie annoncée. Mais si le roman homonyme de Jojo Moyes dont il est tiré a été un succès littéraire c'est que son récit profite d'un humour, de personnages pétillants et d'un discours social qui aident à rendre cette romance très touchante, et son adaptation est de plus portée par d'excellents acteurs.

Pendant ce temps sur Outbuster… Healing, Being Good, El Infernio et Rigor Mortis

Outbuster est à peine lancé, et propose déjà une belle brochette de films introuvables ailleurs et représentatifs de pays à la filmographie injustement sous-représentées sur grand écran. En voici quelques exemples parmi tant d'autres...

Lancement d’Outbuster, la plateforme de cinéma indépendant à la demande

Ce 15 juin, démarre le site Outbuster, la première plateforme française de vidéos à la demande spécialisée en cinéma indépendant, et donc d’œuvres invisibles sur d'autres réseaux, à commencer par le cinéma. L'occasion pour vous de découvrir des films singuliers et inédits et pour notre rédaction de débuter un nouveau partenariat. Que du bonheur !

Ninja Turtles 2, un film de Dave Green : Critique

Quand on va voir un film estampillé "Michael Bay", on sait à quoi s'attendre, est c'est exactement ce genre de spectacle que nous offre Ninja Turtles 2. Avec ce blockbuster fun et sans temps mort, la Paramount devrait pouvoir rivaliser avec les films de super-héros de ses concurrents... pour le plus grand plaisir des fans de Michelangelo, Donatello, Leonardo et Raphael qui succomberont au plaisir nostalgique de retrouver les héros de leur enfance.

TCM Cinéma Programme : La Balade sauvage, un film de Terrence Mallick : Critique

(Re)découvrir le premier long-métrage de Terrence Malick, c'est se laisser emporter dans une épopée romanesque d'une beauté plastique et d'une charge poétique qui ont gardé toute leur force malgré le peu de surprise de son scénario que l'on jugerait aujourd'hui éculé ; mais il s'agit surtout d'une occasion de comprendre les racines de la grammaire cinématographique et les obsessions d'un artiste qui a toujours fait fi des conventions.

L’Outsider, un film de Christophe Barratier : Critique

L'affaire opposant La Société Générale à Jérôme Kerviel est encore dans toutes les mémoires, aussi sa variation cinématographique peut sembler précipitée. Heureusement, la proposition faite par Christophe Barratier, même si elle ne s'aligne pas à l'audace et au jusqu'au-boutisme qui caractérise son personnage, a le mérite de ne pas tomber dans le film à charge qui nous aurait donné une réponse prémâchée à la délicate question de qui manipulait qui.

The Wave, un film de Roar Uthaug : Critique

Parce qu'il se veut le tout premier film catastrophe produit en Norvège, on pourra pardonner à son réalisateur de ne jamais sortir des sentiers battus empruntés à ses modèles américains, on aura en revanche plus de mal à laisser passer le déroulement grossier des rebondissements prévisibles. Un divertissement formaté loin d'être désagréable mais qui sera aussi vite oublier.

Newsletter

À ne pas manquer

Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.