Jules Chambry

Cinéphile compulsif enfermé dans le cinéma d'antan, passionné de mélos des années 30, de comédies italiennes et de westerns de l'âge d'or. Mes influences vont de John Ford à Fellini, en passant par Ozu, Tati, Pasolini ou encore Capra. J'écris des articles trop longs.

Les Grands Mystères de la peinture, de Gérard Denizeau : de l’art d’apprendre à regarder

Le 2 octobre dernier, Les Grands Mystères de la peinture paraissait aux éditions Larousse, sous la plume de Gérard Denizeau. Un livre essentiel, en plus d’un superbe objet, pour apprendre à regarder la peinture, l’analyser, et découvrir que les plus petits détails sont parfois les plus chargés de sens.

Les années 2010 : Terrence Malick, le projet cinématographique de la philosophie de Kierkegaard

Le cinéma de Terrence Malick a, au cours des années 2010, acquis une dimension philosophique et spirituelle qui n'est plus contestable. Un détour par la philosophie semble donc pertinent pour mieux comprendre ses intentions cinématographiques, d'autant que le cinéaste rédigea lui-même une thèse sur la philosophie de Kierkegaard, pensée qui imprègne tout son cinéma.

René Clair : quatre films remarquables à redécouvrir en DVD chez Pathé

Le 23 octobre dernier, Pathé ressortait en DVD/Blu-Ray quatre films de René Clair : Entr’acte, Paris qui dort, Le Dernier milliardaire et Le Silence est d’or. Un cinéma d'un autre temps léger et inventif que l'on prendra plaisir à redécouvrir !

Cycle HBO : « Six Feet Under », la mort n’a jamais paru si douce

Revoir une série du calibre de Six Feet Under a quelque chose d’à la fois émouvant, pertinent rétrospectivement, et, avons-le, un peu intimidant. Retour, à l'occasion de notre cycle HBO, sur l’une des séries les plus appréciées de tous les temps, aussi brutale émotionnellement que légère et salutaire.

Gustav Klimt, par Susie Hodge : vie en tableaux d’un peintre fasciné par les femmes

Gustav Klimt est l'un des grands peintres à avoir accordé le plus d'importance à la représentation du corps féminin. Dans son ouvrage dédié au « magicien des couleurs », Susie Hodge retrace la vie et l'œuvre d'un artiste peut-être inactuel en son temps. Un superbe livre édité chez Larousse, offrant plus de cent pages de tableaux magnifiquement rendus. Immanquable pour les amateurs.

Enfance et Cinéma : Les Enfants de la crise, ou le conflit des générations

Parmi les nombreux films mettant les enfants sur le devant de la scène, peu sont aussi marquants et éblouissants que Les Enfants de la crise de William A. Wellman, sorti en 1933. Et c’est toute l’histoire de la Grande Dépression qui se cristallise dans ce trio mémorable d’adolescents en perdition.

La Chevauchée de l’honneur, de Leslie Fenton : un bon western de série B en DVD chez Sidonis Calysta

La Chevauchée de l'honneur, sorti en 1949, ressort en DVD chez Sidonis Calysta. Un western modeste qui n’a pas trop vieilli dans son propos et son rythme calibré, et qui sans être inoubliable assure un sympathique moment de cinéma, fort de ses personnages hauts en couleur et d'un scénario aux nombreux rebondissements.

Le Continent oublié, de Kevin Connor : un nanar d’aventure oublié, en DVD et Blu-Ray

22 ans après sa sortie, Le Continent oublié de Kevin Connor se refait une beauté dans une édition Blu-Ray/DVD très complète et satisfaisante, chez Rimini Editions. De quoi replonger dans ce nanar d’aventure au charme assez inexplicable.

Newsletter

À ne pas manquer

Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.