Jules Chambry

Cinéphile compulsif enfermé dans le cinéma d'antan, passionné de mélos des années 30, de comédies italiennes et de westerns de l'âge d'or. Mes influences vont de John Ford à Fellini, en passant par Ozu, Tati, Pasolini ou encore Capra. J'écris des articles trop longs.

Solo : A Star Wars Story, de Ron Howard : quand l’insipide devient amer

Solo : A Star Wars Story est enfin là, et ce n'est pas si catastrophique cinématographiquement parlant. Néanmoins, difficile de passer outre l'amertume d'un divertissement insipide et paresseux, sans passion, qui démythifie totalement l'un des personnages les plus aimés de la saga.

Marie Madeleine, de Garth Davis : une expérience contemplative aux confins de la fascination

Marie Madeleine, le nouveau film de Garth Davis, le réalisateur du récent Lion, est une expérience contemplative fascinante, souffrant parfois de son hermétisme, mais qui jouit d'une réalisation aussi belle qu'intelligente et de performances d'acteurs marquantes. Un voyage spirituel et philosophique qui divisera à n'en pas douter ; et c'est la raison pour laquelle il faut le découvrir, afin de se faire son propre avis sur cette œuvre déroutante.

Tomb Raider, de Roar Uthaug : l’aseptisation au profit du divertissement

Cette nouvelle adaptation des aventures de Lara Croft a-t-elle tenu ses promesses ? Entre respect du jeu dont il s'inspire et formatage typique des blockbusters actuels, le résultat est dans l'ensemble décevant, et ce malgré un divertissement correct. Retour sur ce potentiel gâché, en comparaison avec ce qu'il aurait pu être au regard de son matériau de base.

Cro-Man, d’Aardman Animations : un petit dernier qui parle des ancêtres… sans la maturité de ses aînés

Le nouveau-né du studio Aardman Animations, Cro-Man, enthousiasme par son univers autant qu'il déçoit par son manque de profondeur et de prises de risque. Un bon divertissement qui fera le bonheur des plus jeunes, mais pourra-t-il perdurer dans la mémoire des plus grands, comme l'ont fait Wallace & Gromit, Chicken Run ou Shaun le mouton avant lui ?

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Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.

Peindre avec la caméra : Robbie McGarvey et la fabrication irréversible de Die My Love

Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.

Silent Friend : filmer la lumière, filmer le temps

Entre 1908 et 2020, Silent Friend explore l'évolution de la perception humaine autour d'un ginkgo biloba. Un voyage sensoriel où la peinture devient le milieu du cinéma et le temps une matière organique.