Jules Chambry

Cinéphile compulsif enfermé dans le cinéma d'antan, passionné de mélos des années 30, de comédies italiennes et de westerns de l'âge d'or. Mes influences vont de John Ford à Fellini, en passant par Ozu, Tati, Pasolini ou encore Capra. J'écris des articles trop longs.

À la recherche d’Ingmar Bergman : le DVD sur la vie d’un réalisateur de génie

À l’occasion du centenaire de la naissance du réalisateur suédois, le documentaire À la recherche d'Ingmar Bergman, réalisé par Margarethe von Trotta, retrace la vie intime d'un des plus grands noms du cinéma. Retour sur ce film et sa version DVD, qui sort aujourd'hui !

Rétrospective Films de Noël : La Vie est belle, de Frank Capra

La rétrospective de Noël touche à sa fin, et c'est l'heure d'y porter la cerise sur le gâteau (ou plutôt sur la bûche) en revenant sur La Vie est belle de Frank Capra, un chef-d’œuvre moderne qui scrute une société monétarisée et malade, tout en offrant l'un des contes romantiques et familiaux les plus émouvants de tous les temps.

La place de l’humain dans les films de super-héros

Les super-héros inondent les salles obscurs depuis plus d'une décennie. Mais un tel succès n'est-il que cinématographique ? Que disent ces films sur la place de l'humain et sa recherche de transcendance, dans une société désenchantée ? Retour le temps d'un dossier sur ces thématiques passionnantes.

Persona (1966), d’Ingmar Bergman : le cinéma comme remède

Persona prend une place particulière dans la filmographie de Bergman : c'est l'œuvre qui lui sauva la vie, dit-il. Retour sur une autopsie psychologique confondante, qui mêle réflexions sur le langage, la maternité, l'identité et le cinéma lui-même. Difficile d'en sortir indemne.

Le Septième Sceau (1957), d’Ingmar Bergman : la désacralisation de la mort

Le Septième sceau d'Ingmar Bergman est l'une de ses œuvres majeures, car elle cristallise ses thèmes les plus profonds et récurrents que sont la religion, la mort, l'imagination. Un film intemporel à (re)découvrir de toute urgence.

Bohemian Rhapsody de Bryan Singer : l’art du biopic, ou le cinéma avant tout

Bohemian Rhapsody est enfin sorti. Le biopic de Bryan Singer, consacré autant à Queen qu'à la figure emblématique de Freddie Mercury, donne l'occasion de s'interroger sur ce genre si particulier et non moins populaire qui reste avant tout du cinéma. Un film qui ravira les fans, apprendra aux moins fans, et émerveillera tout amateur de musique.

Suspiria (1977), de Dario Argento : un conte de sorcière moderne devenu un classique

Suspiria, c'est une esthétique inimitable mise au service d'un propos étonnamment moderne. Retour sur le chef-d’œuvre de Dario Argento, dans le cadre de notre rétrospective, pour comprendre ce qui a fait de ce conte horrifique un classique inter-générationnel du cinéma.

Phantom of the Paradise de Brian de Palma : le premier chef-d’œuvre d’un grand réalisateur en devenir

Phantom of the Paradise est l'un des films les plus importants de la carrière de Brian de Palma, sans doute le premier de sa filmographie véritablement "culte" encore aujourd'hui. Dans le cadre de notre rétrospective, retour sur cette œuvre fascinante, aux réflexions identitaires profondes et à la critique acerbe de l'industrie musicale.

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Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.

Peindre avec la caméra : Robbie McGarvey et la fabrication irréversible de Die My Love

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Silent Friend : filmer la lumière, filmer le temps

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