Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Dans La Mare (Anspach éditions), Erik Kriek nous convie dans un récit sombre et captivant, où le deuil et la folie ne cessent de s'entrelacer. Huub et Sara, couple déchiré par la perte de leur fils, tentent de se reconstruire dans une vieille maison familiale, nichée au cœur des bois de Veluwe. Ce qui s'annonçait comme un nouveau départ prend cependant rapidement des allures de cauchemar éveillé, caractérisé par une mare mystérieuse qui devient le miroir des tourments intérieurs des personnages.
Dans Les Italo-Américains à l'écran, paru aux éditions LettMotif, Régis Dubois et Dorian Oliva interrogent la représentation des immigrés italiens à Hollywood, longtemps caractérisée par des stéréotypes mêlés à une sorte de mépris de classe.
Dans La Capitale de l'Humanité, Jean-Baptiste Malet nous plonge au cœur d'une utopie méconnue du début du XXe siècle : la construction d'une ville destinée à devenir le centre mondial de communication et le symbole d'une ère de paix universelle. Grâce à une enquête minutieuse, l'auteur retrace l'histoire fascinante de cet ambitieux projet, porté par des visionnaires de la Belle-Époque.
Avec son univers étendu, Dune s'impose comme une œuvre majeure de la science-fiction. Créé par Frank Herbert et adapté au cinéma par David Lynch puis Denis Villeneuve, Dune nous transporte sur la planète désertique d'Arrakis, théâtre d'un conflit interstellaire pour le contrôle de l'épice, considérée comme la ressource la plus précieuse de l'univers. Cette histoire est désormais portée en bande dessinée, par Lilah Sturges et Drew Johnson.
Les modes de rencontres amoureuses se métamorphosent sous l'impulsion des avancées technologiques. Dans Love, etc., Clothilde Delacroix dresse un portrait vivant et amusé de ces rendez-vous 2.0. Entre espoirs déçus et promesses d'avenir, son récit, découpé en bulles narratives autonomes, résonne comme l'écho d'un monde où l'amour se conjugue désormais avec applications et interactions virtuelles.
L'intégrale de Congo Blanc, d'Éric Warnauts et Guy Raives, rassemble aux éditions Daniel Maghen trois récits emblématiques plongeant le lecteur dans les méandres du Congo belge, à différentes époques. Chef-d'œuvre à la fois esthétique et narratif, l'album offre une restauration d'exception avec des couleurs originales revitalisées, un nouveau lettrage et un cahier graphique inédit. À travers ses pages, l'ouvrage revisite l'histoire coloniale, mettant en lumière les complexités et les contradictions de cette période tumultueuse.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.