Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Avec "Les Yeux doux", Éric Corbeyran et Michel Colline façonnent un roman graphique qui explore avec acuité les travers d'une société dystopique où le consumérisme et le contrôle de masse ont pris le pas sur la liberté et l'humanité. Publié aux éditions Glénat, cet album de presque 200 pages s'appuie sur une esthétique rétro-futuriste et une narration inspirée des classiques de la dystopie tels que 1984 de George Orwell, Brazil de Terry Gilliam ou Metropolis de Fritz Lang.
Dirigé par Frank Tétart et publié aux éditions Autrement, "Le Grand Atlas 2025" est un outil précieux pour comprendre les grands enjeux géopolitiques, sociaux et environnementaux du monde actuel et de demain. Cette 12ᵉ édition s'enrichit de nouvelles analyses et cartes détaillées, offrant un panorama exhaustif des défis auxquels la planète est confrontée à l'aube de l'année 2025.
Le travail de mémoire est essentiel pour préserver l’histoire de ceux qui ont lutté pour la liberté, et Madeleine Riffaud, figure emblématique de la Résistance française, en est un exemple poignant. À travers un triptyque dont le dernier tome vient de paraître aux éditions Dupuis, JD Morvan et Dominique Bertail rendent hommage à cette résistante en plongeant les lecteurs dans son parcours héroïque, tout en soulignant les horreurs et les victoires de cette période sombre de l’histoire.
"Le Petit Pape Pie 3,14", né de l'imagination fertile de François Boucq et édité par Fluide Glacial, revient avec un second tome tout aussi déjanté que le premier. Il nous entraîne dans un monde où la Terre devient carrée, et où seul le Petit Pape, avec ses idées farfelues et le soutien indéfectible des cardinaux, peut sauver la situation...
Publié aux éditions Fluide Glacial, "Chapatanka" réunit Jocelyn Joret et B-gnet le temps d'un récit hautement référencé. En prenant pour cadre une petite ville fictive, cette bande dessinée revisite la culture américaine tout en offrant un récit décalé et une satire pleine de finesse. Maddie Edwards, la shérif-romancière de Chapatanka, incarne à elle seule ce mélange de normalité et d'absurdité qui fait tout le sel de l’œuvre.
Dans ce second tome de "Western Love", intitulé "Noël en famille", Augustin Lebon nous replonge dans l'univers brutal et poétique des grands espaces de l'Ouest américain. À travers les aventures de Molly et Gentil, deux hors-la-loi en quête de liberté (et surtout de fortune), l'auteur nous livre une histoire haletante, mêlant action, émotion et rebondissements. Le cadre enneigé et les péripéties du récit rappellent l'ambiance des classiques du western, tout en y apportant une touche d'humour parfois décapante.
Dans "Ligne de Fuite", publié par les éditions Blueman, Robert Cullen signe ses véritables débuts dans la bande dessinée avec un album d'une grande personnalité. Composé de trois récits graphiques indépendants, ce dernier aborde des thèmes tels que l'espoir, la peur et la mémoire, à travers des personnages ordinaires confrontés à l'extraordinaire – dimension au demeurant très hitchcockienne.
"Des étrangers dans les lavandes", de Serge Scotto et Emmanuel Saint, dépeint l'arrivée de réfugiés cambodgiens dans un village provençal des années 1970. Publié aux éditions Delcourt, ce roman graphique, inspiré de faits réels, traite avec sensibilité du choc des cultures, du deuil et de la renaissance émotionnelle. Entre humour, sensibilité et critiques sociales, le récit nous plonge dans une atmosphère authentique, quelque part entre Marcel Pagnol et Clint Eastwood.
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.