Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Fabien Bedouel situe ce nouvel opus dix années après les événements explosifs de la saga "Valhalla Hotel" et la destruction de l'hôtel éponyme. Dans "Valhalla Bunker" (Glénat), les lecteurs sont transportés des paysages arides du Nouveau-Mexique vers les étendues glacées de l'Alaska, où les nazis, que l'on pensait vaincus, semblent avoir établi une nouvelle base secrète…
Avec "Soleil glacé", Séverine Vidal et Laura Giraud nous offrent un roman graphique adapté du roman éponyme qui explore la découverte de soi, les relations fraternelles et les défis de l’autisme, à travers un récit émouvant et sincère. Publié chez Glénat, l'album relate un voyage initiatique où se mêlent révélations familiales et aventures humaines.
Le roman graphique "Loin" d'Alicia Jaraba, paru aux éditions Bamboo, nous plonge dans un road-trip à travers l'Espagne, où le voyage en van d'un couple devient le prétexte idoine pour une véritable exploration intérieure des relations qui s'y forment…
Ralf König publie aux éditions Glénat "Conrad et Paul : Le temps d'un virus". Ce nouvel opus est l'occasion de revisiter la période du confinement lié à la pandémie de Covid-19, avec l'humour irrévérencieux, la dimension gay et les traits fusants qui ont fait la renommée de l'auteur.
Dans un essai intitulé "On s'est battu·es pour les gagner", publié aux éditions du Détour, l'historienne et femme politique Mathilde Larrère retrace l'histoire des luttes pour les droits humains en France.
Adaptation graphique du roman éponyme de Mario Bellatin, "Salon de beauté" déploie une réflexion intime et métaphorique sur des thèmes aussi graves que la maladie, la sexualité et l'exclusion sociale. À travers un récit visuellement puissant, qui opère une jonction entre des poissons malades et les manifestations physiques du SIDA, Quentin Zuttion relate les épreuves et la solidarité d'une communauté souvent marginalisée.
"La Tigresse bretonne", de Roger Seiter et Frédéric Blier, raconte l'histoire de Jeanne de Belleville, la première femme pirate, désireuse de venger la mort de son époux. Ce récit, inspiré de faits réels, se déroule au XIVe siècle, dans un contexte de guerre et de trahison. La vengeance devient alors la seule motivation d'une femme brisée par l'injustice.
L'intégrale de la série "Olive", signée par le tandem Véro Cazot et Lucy Mazel, paraît aux éditions Dupuis. L'œuvre, qui se déployait à l'origine en quatre tomes, offre une immersion dans l'univers complexe et poétique d'une adolescente atypique. Elle aborde les thèmes de l'introspection, de la résilience et des liens invisibles qui unissent les êtres humains.
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.