Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Dans "Le Cinéma de Dino Risi", Charles Beaud analyse l'œuvre d'un réalisateur italien parmi les plus importants de l'histoire. Dino Risi, qui a traversé un demi-siècle sur grand écran, est souvent résumé à son art consommé de la comédie, mais ce petit essai dévoile la complexité et les nuances d'une filmographie où drame et satire s'entrelacent subtilement.
Avec l'ouvrage graphique intitulé "Le Polar", publié par les Humanoïdes Associés, Claire Caland et Sandrine Kerion signent un volume ambitieux, foisonnant et très documenté, qui explore l'évolution et les multiples facettes du genre policier, depuis ses origines antiques jusqu'à ses plus récents avatars contemporains.
Avec "Contagion" (Marabulles), Pierre Bessière et Céline Penot abordent un sujet complexe, qu'ils vulgarisent en clercs : la dynamique des virus et des épidémies. En prenant comme point de départ l’épidémie Nipah de 1998 en Malaisie, une maladie transmise à l’homme par les chauves-souris via les porcs, ils offrent une analyse des zoonoses, ces maladies transmises naturellement des animaux à l'humain.
Avec le quatrième tome de la série "TMNT Reborn", Sophie Campbell poursuit une exploration introspective assez éloignée de l'action brute et des affrontements spectaculaires. Intitulé de façon évocatrice "Qui sème le vent…", ce volume, paru chez HiComics, interroge les alliances et la complexité morale des personnages.
Dans son essai "Le Prof de Philo fait son cinéma" (éditions LettMotif), Mariangela Perilli analyse les représentations du professeur de philosophie dans le cinéma et les séries françaises, un personnage qui aurait pu n'être qu'un simple enseignant. Pourtant, l'auteure dévoile la manière dont cette figure a été investie de signes variés, mobiles, et d'une importance symbolique parfois disproportionnée.
Avec "Le Chant de la femme parfaite", paru aux éditions Delcourt, Makyo et Bruno Cannucciari proposent un roman graphique qui interpelle autant par son thème original que par sa réalisation soignée. En explorant les frontières entre réel et fantastique, entre introspection psychologique et phénomènes paranormaux, les auteurs livrent un récit poignant, porté par une narration subtile et un dessin élégant.
Avec "Palmyra", nouvel opus indépendant de la série « Survival », Christophe Bec poursuit une exploration méthodique des mécanismes du fantastique et de l'horreur en situant cette fois-ci son intrigue au cœur du Maine rural, près d’une forêt inquiétante qui distille progressivement un sentiment oppressant et tenace d’angoisse. Une famille ordinaire, les Saville, récemment installée dans une ferme isolée en lisière de bois, se retrouve confrontée à l’irruption brutale d’un danger ancestral, tapie dans l'ombre épaisse des arbres environnants.
Avec leur album "Sector 5", Christophe Bec et Christian Pacurariu prennent pour cadre Bucarest et dévoilent les recoins sordides d'un quartier où la corruption, la violence et le sexe virtuel semblent être les uniques maîtres à bord. Paru aux éditions Soleil, ce polar urbain se révèle d'emblée comme une œuvre mature, implacable, et à réserver à un lectorat adulte averti.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.