Jonathan Fanara

Co-rédacteur en chef. Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray Rédacteur Cinéma & Séries télévisées. Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).

« BRZRKR Bloodlines » (Tome 2) : voyage sanglant à travers les siècles

Si l’éternité est un fardeau, Unute, l'immortel imaginé par Keanu Reeves, nous rappelle qu’elle est aussi un prétexte inépuisable à l’aventure. Dans ce second volume de "BRZRKR Bloodlines", les auteurs nous invitent une fois encore à feuilleter les pages sanguinolentes du passé de ce personnage fascinant. Après un premier spin-off prometteur mais quelque peu inégal, ce nouvel opus affiche une ambition plus affirmée, tant sur le plan narratif que graphique.

« Le Dernier vol de Dan Cooper » : l’éternelle énigme d’un pirate du ciel

Les éditions Glénat publient "Le Dernier vol de Dan Cooper", de Jean-Luc Cornette et Renaud Garreta. Un exercice d'imagination convaincant, qui donne une matérialité à Dan Cooper après son célèbre "casse aérien".

« Emma » : Jane Austen, ou l’art de la comédie sociale

Parmi les grands romans de Jane Austen, on trouve en bonne place "Emma", publié en 1815. Moins sombre que Mansfield Park, moins romantique qu'Orgueil et Préjugés, ce texte, aujourd'hui adapté en roman graphique, se déploie telle une brillante comédie de mœurs, un tableau délicatement ironique de la société anglaise du début du XIXe siècle. Avec Emma, la romancière britannique atteint un équilibre subtil entre légèreté narrative et profondeur psychologique. Elle livre surtout un portrait de femme aussi agaçante qu’attachante, au cœur d’un monde régi par les conventions, les mondanités, le rang et l’argent.

« L’Amourante » : quand l’amour devient élixir de jouvence

Avec "L’Amourante", Pierre Alexandrine propose aux éditions Glénat une bande dessinée singulière, articulée autour d'une variation subtile et féministe sur le mythe de l’amour éternel et du corps soumis au regard des autres.

« Squad », ou l’adolescence à crocs découverts

Dans "Squad", roman graphique signé Maggie Tokuda-Hall et Lisa Sterle, les adolescentes ne se contentent plus de rêver d’émancipation : elles la dévorent et la hurlent les nuits de pleine lune. Ce récit aux allures de teen drama fantastique prend rapidement une tournure bien plus profonde et dérangeante, dans un écrin graphique aussi acidulé que trompeur.

Glénat BD poches : sept récits au format de poche, sept mondes à emporter

On le sait, les déclinaisons de formats et d’éditions se multiplient, avec plus ou moins de succès. C’est précisément ce que propose Glénat avec sa collection « Glénat BD poches » : une ligne claire et dense, pensée pour élargir le lectorat sans sacrifier la qualité, pour remettre en lumière des œuvres fortes et offrir aux lecteurs des récits de fond dans un écrin de poche. Sept nouveaux albums sont à découvrir sans tarder.

« Cargo – Pavillon barbare » : croisière en eaux troubles

Un cargo bat pavillon d’un réalisme grinçant. Dans "Cargo – Pavillon barbare", Bruno Costès et Clément Belin s’aventurent sur les flots agités d’une fiction délibérément chaotique. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le voyage ne sera pas de tout repos. C'est à découvrir aux éditions Delcourt.

« Gotlib et la musique » : un album qui groove avec tendresse et irrévérence

Chez Gotlib, la musique n’était ni un accompagnement ni une simple influence : c’était un véritable carburant. Un tremplin vers l’absurde, un complice discret tapi dans les marges de ses planches. Le nouvel opus de la collection Les Jolis P’tits Cultes, sobrement intitulé "Gotlib et la musique", explore cette passion dévorante qui infusait ses cases d’une fantaisie mélodique souvent jubilatoire.

Newsletter

À ne pas manquer

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.

Peindre avec la caméra : Robbie McGarvey et la fabrication irréversible de Die My Love

Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.