Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Il y eut la guerre, les échanges économiques, les projets culturels, la monnaie unique... La construction européenne se fait touche par touche, le plus souvent en réponse à des crises, avec pour inspiration quelques "grands textes" ici rassemblés dans un recueil essentiellement franco-allemand. Voici, exposée simplement, la genèse de l'idée européenne...
Dans "Les Adieux du rhinocéros", le scénariste Pierre-Roland Saint-Dizier et le dessinateur Andrea Mutti se penchent sur le scandale du braconnage, sur la corruption qu'il occasionne et sur le destin, en pointillé, des espèces menacées. Divertissant et instructif.
"Le Dernier refuge", pour les animaux errants comme pour les morts, c'est un cimetière entretenu par un jeune homme sensible et quelque peu effacé. Sur fond de Première guerre mondiale, cet espace où l'on inhume les animaux se voit menacé, puis investi par les villageois qui veulent se protéger des bombardements ennemis. De quoi repenser la notion de refuge.
Dans "Algues vertes", il n'est pas seulement question d'écologie. Inès Léraud et Pierre Van Hove narrent par le menu les collusions entre l'industrie et la politique, ainsi que quelques-uns des secrets inavouables de la Bretagne. Des années d'enquête se versent dans cette bande dessinée indispensable.
Coup d'essai, coup de maître. Dans son premier roman "Rosa", Marcel Sel mène le lecteur de Bruxelles à Airole, de l'Italie fasciste à la Belgique contemporaine, au centre d'une guerre mondiale mortifère et d'une famille dysfonctionnelle. C'est dense et brillant.
"Cachemire rouge", le second roman de Christiana Moreau, raconte l'épopée de Bolormaa, une jeune nomade contrainte à l'exil et bientôt affligée d'un sentiment douloureux de déracinement. En creux, ce sont les modes de vie traditionnels, les migrations et le capitalisme qui sont interrogés. De la plus belle des manières.
Depuis Alfred Hitchcock, l'effet Vertigo s'est répandu au cinéma comme une traînée de poudre. Il investit les films de Steven Spielberg, Brian De Palma ou James Wan, façonne des réalités distordues et dit beaucoup de choses en recourant à peu de moyens. Analyse.
Le tome 1 de "Chez Adolf" raconte l'avènement du nazisme et les répercussions que cela a pu avoir sur un immeuble banal dans un village quelconque. Rodolphe scénarise avec talent une Allemagne redéfinie touche par touche. Il emploie à cette fin un professeur, un tenancier de bar, une famille juive, un curé, les jeunesses hitlériennes...
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.
Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.
Entre 1908 et 2020, Silent Friend explore l'évolution de la perception humaine autour d'un ginkgo biloba. Un voyage sensoriel où la peinture devient le milieu du cinéma et le temps une matière organique.