Jonathan Fanara

Co-rédacteur en chef. Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray Rédacteur Cinéma & Séries télévisées. Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).

« Bitter Root » : racisme et monstruosité

Entre l'ethnogothique et le steampunk, "Bitter Root" raconte une histoire tricéphale : celle de démons sanguinaires assiégeant les États-Unis, celle d'un racisme renvoyé à une forme de monstruosité et celle, enfin, des Noirs en Amérique au début du XXe siècle.

« Le Bourreau du Nevada » : la justice selon Michael Curtiz

Sidonis Calysta commercialise en Blu-ray et version restaurée "Le Bourreau du Nevada", un western urbain de Michael Curtiz dont la relative confidentialité ne dit rien de la qualité. Robert Taylor y campe un marshal redoutable mais désabusé, aux trousses d'un hypothétique braqueur de diligence.

De « The Lost Weekend » à « Breaking Bad » : le mal sur écran, la question de l’addiction

Durant ce mois de janvier, Le Mag du Ciné se penche sur les représentations du mal au cinéma. Par sa récurrence, les tragédies qu'elle porte en son sein et les multiples figurations qu'elle supporte, l'addiction s'est imposée presque naturellement. Son évocation nous mène du "Lost Weekend" de Billy Wilder à "Trainspotting", "Requiem for a Dream" ou "Breaking Bad".

Essais d’actualité, quelques idées-forces (II) : Olivier Tesquet, Mark Fortier, Béatrice Barbusse

Voici le second d’une longue série de rendez-vous consacrés aux essais d’actualité. Il s’agira pour Le Mag du Ciné de vous exposer les idées-forces de plusieurs essais d'actualité. Aujourd'hui : Mark Fortier, Olivier Tesquet et Béatrice Barbusse évoquent respectivement le discours de la droite populiste, la surveillance numérique et le sexisme dans le sport.

« The Walking Dead » : l’espace en contre-emploi

Une prison, une communauté villageoise reproduisant la vie d'avant : la saison 3 de "The Walking Dead" interroge l'espace et les résidus d'un passé à jamais révolu. Que retenir de ces espaces perçus comme protecteurs ? Que disent-ils du monde post-apocalyptique et des attentes nouvelles qu'il porte en son sein ?

Bruno Antony, l’assassin méthodique de « L’Inconnu du Nord-Express »

Il est à la fois hitchcockien, luciférien, machiavélique, maniaque et ironique. Il s'accroche à vous comme une moule à son rocher. Il a une idée fixe – un double meurtre parfait – et des névroses familiales à ne plus savoir qu'en faire. Bruno Antony est ce « mal » qui, selon Alfred Hitchcock et conformément à notre cycle de janvier, contribue à bonifier le cinéma.

« Une journée de fous » en Blu-ray chez Rimini

Michael Keaton, Peter Boyle, Christopher Lloyd et Stephen Furst forment un drôle de quatuor comique dans "Une journée de fous". Ces pensionnaires d'un asile psychiatrique, en expédition à New York, vont vite se trouver livrés à eux-mêmes...

« Une colère noire » : chair colorée, canon blanc

Dans "Une colère noire", Ta-Nehisi Coates règle ses comptes avec le racisme ordinaire et institutionnel américain. Il expose au lecteur la vulnérabilité du corps noir, mais aussi les peurs et les aigreurs qui l'animent en tant que représentant d'une minorité ostracisée.

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Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

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Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.