Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Les éditions La Découverte republient un ouvrage didactique : "Une brève histoire des crises financières", de Christian Chavagneux, éditorialiste à Alternatives économiques, revient sur les grands épisodes de krach économique. Avec un souci de pédagogie et de mémoire.
Après les récents dictionnaires du péplum et du cinéma italien, les éditions Vendémiaire renouent avec le septième art – mais aussi le cinquième. Dans une encyclopédique "Anthologie des dystopies", le journaliste et romancier Jean-Pierre Andrevon revient sur « les mondes indésirables de la littérature et du cinéma ».
Membre du Cercle des économistes et professeur associé à l'université Paris-Dauphine, Anton Brender publie aux éditions La Découverte, dans la collection « Repères », une étude compendieuse sur les liens, évolutifs, entre le capitalisme et le progrès social.
Elephant Films fait la part belle à Douglas Sirk, puisque la collection de l'éditeur s'enrichit à la fois de "No Room For The Groom", "Qui a donc vu ma belle ?" et "La séductrice aux cheveux rouges". Des contes moraux où l'argent et/ou la tolérance occupent une place de choix.
Le "Nosferatu" de Friedrich W. Murnau, sorti en 1922, constitue la première adaptation conservée du roman de Bram Stoker. Un remake daté de 1979, "Nosferatu, fantôme de la nuit", sera ensuite réalisé par Werner Herzog. C'est ainsi que Max Schreck et Klaus Kinski vont s'opposer, à deux, à une nuée de Dracula campés par Bela Lugosi, Christopher Lee ou encore Peter Fonda. Les représentations du comte dans ces films vont tellement varier qu'il nous semblait intéressant, dans le cadre d'un cycle dédié aux vampires, de les analyser, avec pour principal outil, au-delà des films, un essai d'Olivier Smolders intitulé "Nosferatu contre Dracula".
Passionnant et parfaitement rythmé, ce nouvel album des Tortues Ninja clôt de belle manière la rivalité qui opposait depuis toujours Shredder et Splinter. Ce neuvième tome questionne aussi l'héritage, la maîtrise des émotions primaires, l'honneur ou la famille.
Entre l'ethnogothique et le steampunk, "Bitter Root" raconte une histoire tricéphale : celle de démons sanguinaires assiégeant les États-Unis, celle d'un racisme renvoyé à une forme de monstruosité et celle, enfin, des Noirs en Amérique au début du XXe siècle.
Sidonis Calysta commercialise en Blu-ray et version restaurée "Le Bourreau du Nevada", un western urbain de Michael Curtiz dont la relative confidentialité ne dit rien de la qualité. Robert Taylor y campe un marshal redoutable mais désabusé, aux trousses d'un hypothétique braqueur de diligence.
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.