Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
« Tous différents », le premier tome de la série Absolument normal, se place à hauteur d'enfants pour sonder la tolérance et l'ostracisme. On y suit le parcours de Cosmo, un lycéen marginalisé par les institutions (dont l'école) en raison de sa banalité...
Appelez-le au choix Arthur Zingaro ou Ludovic Lavaissière. L'auteur français se livre dans une autofiction désenchantée parue aux éditions Horsain. Au programme : vie de famille, désillusions littéraires et tréfonds de l'être.
Michel Foucault est aujourd'hui, de tous les intellectuels, le plus cité au monde dans le champ des sciences humaines. En 1975, il se rend en Californie pour y donner une série de conférences universitaires à Berkeley. Il y rencontre le jeune historien Simeon Wade, qui le convainc de prendre part à un trip dans la Vallée de la Mort. Ce séjour halluciné – et hallucinant ! – est minutieusement retranscrit par Wade, qui refuse pendant plus de quarante années de publier son manuscrit, jugé trop sulfureux. La parution de Foucault en Californie permet de se plonger dans ce récit, rédigé comme un roman, et de découvrir les dessous d'une rencontre incroyable.
Dans Ma voisine est indonésienne, Emmanuel Lemaire nous invite à un double éveil : il relate son amitié naissante avec sa nouvelle voisine, mais surtout sa découverte progressive de son pays et de sa culture d'origine. Le récit est marqué par la curiosité et la tendresse.
Dans Alienated, le découverte d'une entité extraterrestre apparaît avant tout comme un révélateur. Les trois « Sam » du récit – Samuel, Samantha, Samir – portent en eux certaines des douleurs les plus partagées de l'adolescence. Ils vont se servir des pouvoirs de « Chip », l'alien qu'ils ont récemment découvert, pour les extérioriser et les combattre.
Jean-Pierre Pécau et Igor Kordey nous transportent à travers l'espace-temps dans la bande dessinée Môbius. La mort n'est plus qu'une étape transitoire : elle permet de réinitialiser l'existence des hommes en les catapultant dans de nouveaux mondes sans qu'ils soient en mesure de se remémorer leur existence passée. À quelques exceptions près.
Les éditions Delcourt publient simultanément Avocat du diable et L'Homme le plus flippé du monde (tome 2). Ces deux albums ont en commun un format réduit, la primauté accordée à l'humour et des histoires brèves qui s'étendent tout au plus sur quelques planches.
Denis-Pierre Filippi et Patrick Laumond publient aux éditions Glénat le premier tome de Terra Prohibita, une bande dessinée présentant une Angleterre à l'écosystème bouleversé. On y suit les pérégrinations d'un éminent biologiste doublé d'un redoutable tueur en série.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.
Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.