Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Scénariste et dessinateur, Phil Castaza brosse avec humour le portrait d'un troisième âge revigoré par la musique. Sold Out : Face A raconte en effet la recomposition d'un groupe de rock sous le sceau de la nostalgie.
Intégration des minorités, soft power, création d'une mémoire collective, intensité émotionnelle, anecdotes croustillantes, beauté du geste : c'est toute une constellation d'éléments inhérents au football que Sylvain Venayre, Christopher et Mathilda convoquent dans Mon album Platini (calembour lié aux célèbres vignettes Panini).
Les éditions Hazan commercialisent un magnifique coffret dédié au motif de l'eau dans les estampes japonaises. Utagawa Hiroshige, Katsushika Hokusai, Utagawa Kuniyoshi ou encore Totoya Hokkei s'y voient mis à l'honneur.
Carlotta nous propose en DVD et blu-ray The Addiction, d'Abel Ferrara, dans une nouvelle restauration 4K. Le film est mémorable, l'édition appréciable.
Dans Mademoiselle Baudelaire, publié aux éditions Dupuis, le scénariste et dessinateur bruxellois Yslaire s'intéresse aux relations triangulaires entre Charles Baudelaire, sa mère et sa maîtresse Jeanne Duval, mais aussi à l'épopée littéraire du poète ou à sa place dans la bohème artistique de l'époque.
Le YouTubeur Gildas Leprince poursuit son petit bonhomme de chemin éditorial en investissant cette fois le domaine de la bande dessinée. Comme son titre l'indique, L'Aventure géopolitique : la déforestation se penche sur des questions écologiques dont l'urgence ne cesse de se vérifier.
Durant des années, l'écrivain et éditeur Yves Pagès a minutieusement compilé des statistiques. Il a ainsi accumulé une matière abondante, qu'il restitue dans Il était une fois sur cent sous forme de regard mi-amusé mi-indigné sur un monde tapissé d'absurdités.
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.